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Nostalgie

Il est des bâtiments qui laissent un curieux sentiment de mélancolie, surtout quand ils ferment …

Elles ont éclos, après la libération, comme des champignons après la pluie, mais disparaissent les unes après les autres, victimes d’une règlementation de plus en plus stricte, de mises aux normes de plus en plus coûteuses et des appétits de plus en plus voraces de promoteurs immobiliers sans scrupules. Les colonies de vacances situées dans des endroits étonnants, avec vue imprenable sur la mer, sont rachetées et transformées en luxueux complexes hôteliers ou résidentiels nichés dans un magnifique parc avec les pieds dans l’eau.


L’esprit ou la pierre ?

C’est vrai que l’entretien de ces bâtisses décourage nombre de municipalités, de comités d’entreprise ou de fédérations d’éducation populaire d’investir dans un gouffre financier sans fin. Et puis, les priorités ont changé. Construire un golf, édifier un siège social flambant neuf, privilégier les vacances individuelles sont des opérations bien plus visibles que d’entretenir ces grandes bâtisses peuplées de rires et de jeux d’enfants. C’est tout un patrimoine qui disparaît, symbole d’une société où la priorité n’est plus l’enfance (mais l’a-t-elle été, un jour ?) et où l’on prétend remplacer l’humanisme par un homo économicus qui serait seulement préoccupé par le Dieu argent. Mais, s’il est peut-être trop tard pour sauver ces centres, il est encore temps de défendre les valeurs de l’éducation populaire dans le quotidien de nos ACM et ce quels que soient les lieux où ils déploient leurs activités.

 

Jacques Trémintin – Journal de L’Animation ■ n°151 ■ septembre 2014


 

 
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