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Vivre ensemble

Le Québec vient d’ouvrir une colonie de vacances destinée aux enfants transgenres. Le « camp Six couleurs » devait accueillir, début août, jusqu’à trente pensionnaires âgés de sept à quinze ans, manifestant une identité de genre (garçon ou fille) opposée au sexe déclaré à la naissance. « C’est important pour un enfant transgenre de fréquenter des enfants comme lui, qui vivent les mêmes réalités. Ça les aide à ne pas se sentir seuls », explique une maman.

Intégration ou discrimination

Certains enfants auraient besoin de se retrouver entre eux, pour découvrir qu’ils partagent le même vécu ? Admettons. Mais, le vrai problème n’est pas dans leur singularité. Il est dans une société qui l’accepte difficilement. Nous avons, toutes et tous, besoin de nous ouvrir toujours plus aux autres. Et pour cela, il est nécessaire que nous soyons confrontés en permanence à la différence, pour l’intégrer et la banaliser. Édifier des ghettos où se retrouvent, dans l’entre soi, celles et ceux qui ne vivent pas comme les autres n’est pas forcément le bon choix. Pourquoi pas, pendant qu’on y est, créer des colonies pour enfants roux, pour ceux ayant des oreilles décollées ou bien les dents du bonheur ? Eux aussi peuvent faire l’objet de rejet, d’intimidation ou de discrimination. Entre le refus de certains hôtels étrangers de recevoir des enfants de moins de seize ans et la tentation de les regrouper selon leur typologie, c’est notre capacité collective de tolérance qui est en cause.

 

Jacques Trémintin – Journal de L’Animation ■ n°152 ■ octobre 2014

 
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