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L’école des parents Version imprimable Suggérer par mail

 

Le silence des pères

La haine

Plaisir d’amour chez les petits

Faire face à la drogue

L’adolescence, on n’y réchappe pas, on en réchappe …

Maltraité aujourd’hui, maltraitant demain ?

Grand, oui, mais pas trop.

Agir plutôt que subir

De la gardienne à l’assistante maternelle

 

 

 


 

Le silence des pères

 

Le passage de l’autorité paternelle traditionnelle fondée sur une certaine tyrannie et la soumission des enfants, à une autorité basée sur la négociation, l’affectif et la communication constitue une mutation notable à laquelle les pères issus de l’immigration ont du faire face avec quelques difficultés. D'autant plus que la société a largement contribué à renvoyer d’eux une image dévalorisée liée à une trajectoire sociale faite d’infériorisation et de déconsidération. Pour autant, il convient de sortir de la stérile dichotomie entre la victimisation des pères et leur idéalisation. « On croit qu’on fait rien, qu’on s’intéresse pas à nos enfants, mais ce n’est pas vrai. Ce qu’il y a, c’est que ce n’est pas facile pour nous. » L’alternative qui s’offre à tout père va du renvoi de l’enfant rebelle au pays d’origine (avec comme espoir que la pression collective de la communauté contribue à le discipliner), à la délégation de ses fonctions aux institutions du pays de résidence. On assiste alors à une double accusation : la société d’accueil cherche la responsabilité des pères dans la déviation de leurs enfants tandis que ceux-ci désignent cette même société comme responsable de ces déviations.

« L’école des parents » n°6/99

 

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La haine

 

Comment faire face à la colère des enfants ?  Les adultes sont facilement déstabilisés. Hurlements, trépignements, pleurs hargneux provoquent fréquemment soit une réaction violente de leur part, soit une soumission au chantage. Pourtant, ces débordements n’ont rien  de pathologiques. Juste un petit peu crispants quand ils se reproduisent trop souvent ou s’éternisent. Progressivement, le petit d’homme va apprendre en grandissant à accepter la frustration qui est à l’origine de cette rage. Du moins, si les adultes ont la sagesse de ne pas céder et d’aider l’enfant à contrôler ses manifestations et à apprendre à les contenir dans des formes socialement acceptables. Pour autant, la colère comme réaction inverse de la dépression ne saurait être bannie. Il en est de saines et de salutaires qui sont proportionnelles au degré d’indignation et de révolte.

« L’école des parents » n°5/98 

 

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Plaisir d’amour chez les petits

 

Au sommaire de l’Ecole des Parents et des Educateurs de ce mois d’avril, un dossier consacré au “ plaisir d’amour chez les petits ”. Entre l’enfant innocent et l’enfant violé, qu’il est difficile de faire admettre encore aujourd’hui son besoin de caresses, de plaisir, de douceur et d’amour. La sexualité n’attend pas le nombre des années pour émerger. Si la libido infantile n’est pas comparable à celle de l’adulte, l’éducation consiste aussi à accompagner la découverte de ses émotions et de ses sens. Poser des limites n’est pas réprimer, mettre des mots n’est pas culpabiliser quand le petit d’homme explore son corps. Respecter sa pudeur, c’est marquer son droit à l’intimité. Répondre à ses questions n’est pas imposer une vérité universelle. C’est l’étroite voie qui mène l’éducateur qu’il soit parent ou professionnel vers l’épanouissement de la jeune personnalité. Autre article à lire, celui au titre paradoxal : “ SOS, parents maltraités ”. A l’heure où la sensibilisation à l’égard de l’enfance maltraité est de plus en plus forte, il est pertinent de rappeler que certains adultes peuvent aussi être victimes. L’adolescent maltraiteur n’est pas celui qui a été négligé, mais au contraire celui qui a été gavé d’amour jusqu’à la nausée. Sans instance séparatrice, l’échéance qui lui reste, c’est bien la violence et la haine, seuls marqueurs pouvant jouer ce rôle.

« L’école des parents » n°4/98

 

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Faire face à la drogue

 

L’Ecole des Parents nous propose dans son numéro du mois de novembre un dossier intéressant sur le thème de la drogue. Ayant choisi de rompre avec l’argumentaire ringard et passéiste qui fait encore fureur auprès d’une opinion encore très frileuse sur la question, la revue donne la parole à des acteurs pertinents. “ Reconnaître que certains ont une consommation de substances psychoactives et que nous devons aider le jeune à réduire les risques qui y sont liés, soit en l’aidant à cesser, soit en l’aidant à la maîtriser. ” Nicole Maestracci, présidente de la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) ! “ Développer chez l’enfant les capacités, les compétences qui le rendent apte à faire face à des situations de risque et à les surmonter, à les gérer avec le moindre dommage. ” Jacques Fortin, professeur à l’Université de Lille II. “ Tout usage n’est pas abus. L’usage expérimental (par curiosité, goût de l’aventure), l’usage habituel (tous les week-ends sans que ce soit vraiment une dépendance), l’usage dysfonctionnel lorsqu’on perd le contrôle, la toxicomanie avec prise de risque. ” Lia Calvacanti, secrétaire générale de l’association Espoir Goutte d’Or. Discours qui devra toutefois s’imposer pour faire progresser auprès du français moyen la voie de l’intelligence.

« L’école des parents » n°11/98 

 

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L’adolescence, on n’y réchappe pas, on en réchappe …

 

L’adolescence est à la fois cet âge où l’on aspire à l’autonomie, mais aussi où l’on a tant de mal à se séparer de ses parents et d’une famille qui a constitué le lieu de son épanouissement passé. L’Ecole des Parents consacre son numéro du mois de janvier à cette période de la vie paradoxale entre toutes. Goût pour la dispute, seule façon de marquer son territoire et d’établir la bonne distance, goût pour le risque comme moyen de décharger son excitation et son malaise. Peur du coucher qui réveille angoisse et fantasme, mais sommeil qui se prolonge tard dans la journée, peur des transformations corporelles qui s’accompagnent d’une hygiène pas toujours impeccable. Il n’est guère facile d’être adolescent. Il l’est encore moins d’être parents d’adolescents. Entre autoritarisme et laxisme, il faut instaurer la juste relation faite de respect mutuel avec le jeune et de repères. Mais ces limites, tout en étant indispensables à poser, ne peuvent être ni artificielles, ni factices. Elles doivent s’appuyer sur les repères personnels de l’adulte et sa capacité à encaisser et à résister avec patience, fermeté et pourquoi pas humour à l’affrontement.

« L’école des parents » n°1/98

 

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Maltraité aujourd’hui, maltraitant demain ?

 

L’Ecole des Parents du mois de novembre s’attaque à un thème essentiel : “ les enfants maltraités seront-ils des parents maltraitants ? ” On sait que nombre de parents maltraitants ont été des enfants maltraités. Pour autant, il faut faire attention de ne pas inverser la proposition et d’adopter une sorte d’automatisme, pour ne pas dire de fatalisme qui consisterait à condamner l’enfant ayant subi des mauvais traitements à reproduire la même attitude sur ses propres enfants. Il est tout à fait pertinent de s’attaquer à ce stéréotype qui a connu quelques succès dans les média et notablement dans les milieux socio-éducatifs. Tout d’abord, un constat : nous manquons cruellement d’études rigoureuses sur une grande échelle, et ce sont le plus souvent des chiffres complètement fantaisistes qui circulent. On sait par contre, qu’un placement à l’Aide Sociale à l’Enfance  n’entraîne pas chez ceux qui en ont bénéficié une reproduction des mêmes contraintes chez leurs propres enfants : 5 à 6 % d’entre eux seulement doivent être eux aussi placés. Marcel Ruffo rapporte une enquête réalisée pendant 30 ans sur 400 enfants reçus à l’hôpital après avoir été battus : 93 % d’entre eux sont devenus d’excellents parents. Le passé fragilise certes la personne victime, mais en aucun cas, il ne la prédestine. On peut à cet effet faire référence au concept de “ résilience ” qui désigne la résistance et la capacité à prendre du recul qui caractérise dans une fratrie subissant la même maltraitance, certains enfants, qui par rapport à leurs frères et sœurs arriveront à assumer avec une sérénité étonnante ce qu’ils aurront vécu. On peut donc faire nôtre la réflexion de l’AFIREM qui en 1991 affirmait : “ la théorie de la répétition des mauvais traitements semble témoigner d’une simplification excessive des phénomènes très complexes et multifactoriels ”

« L’école des parents » n°11/97 

 

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Grand, oui, mais pas trop.

 

Sept ans, c’est l’âge de raison dit la tradition populaire. Et,  il est vrai qu’alors,  le petit d’homme entre dans un début de sérénité affective. C’est le temps de la grande école qui favorise l’accès à des apprentissages plus complexes. Les nouvelles capacités qui se font jour chez l’enfant lui permettent de différer la satisfaction immédiate et  d’attendre mais aussi de s’ouvrir sur une curiosité tout azimut. Se précisent aussi une socialisation et une plus grande aptitude à l’écoute et à la communication avec l’autre qui rendent possibles cette amitié qui va poser les bases de ces liens créés plus tard avec les adultes. Enfin, l’accès à la lecture et à l’écriture sont symboliques de la nouvelle autonomie acquise. Mais, attention, derrière les performances, les activités, la concentration et la maturité se cachent la vulnérabilité de l’enfant, son intolérance aux trop fortes exigences, son besoin de jeux, d’imaginaire et d’émotion qu’il ne faut pas gacher. Il reste essentiel de bien préserver sa position et de ne pas l’engluer dans une confusion des places et des rôles qui ne feraient qu’aggaver ses angoisses et ses troubles. Détails et précisions à retrouver dans le dossier central de l’Ecole des Parents du mois d’octobre qui est consacré aux grands néanmoins encore petits: « A 7 ans, encore un enfant ».

« L’école des parents » n°9/97 

 

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Agir plutôt que subir

 

Le dossier central de l’Ecole des Parents du mois de Mai est consacré à la question des sectes: « nos enfants les intéressent ». Sans sombrer dans l’inquisition explique le journal, il convient de reconnaître les mouvements qui présentent un véritable danger pour les jeunes et d’informer sur les processus de manipulation qu’ils utilisent. Parmi ces sectes qui nuisent à l’épanouissement de l’enfant, les « Témoins de Jéhovah » font l’objet d’une présentation plus particulière: sous un aspect poli, vertueux et innofensif, cette association a sous son influence plus de 50.000 mineurs. En première ligne de la résistance, l’Education Nationale qui doit faire face aux assauts de séduction de la scientologie aux portes des lycées et des facs (ou plutôt devant les bouches de métro qui en sont les plus proches). Toutefois, la réaction s’organise. Le rapport parlementaire de 1995 a permis la création d’un Observatoire National. Le secrétariat de la Jeunesse et des Sports a lancé en octobre 1996 une large campagne « Sectes, attention danger ». Les associations ne sont pas en reste et tente de structurer la riposte.

« L’école des parents » n°2/97 

 

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De la gardienne à l’assistante maternelle

 

Le métier d’assistante maternelle n’est pas si facile qu’il y paraît. Ni substitut parental ni simple hébergement, il se confronte à nombre de problèmes potentiels. Confusion entre espace privé et espace professionnel, envahissement de la vie familiale, travail solitaire dans la sollicitation permanente, activité spontanée et pour beaucoup affective... toutes choses qui peuvent provoquer tant la rivalité avec la famille naturelle que la négligence à l’égard de ses propres enfants. La loi de 1992 a rendu obligatoire pour cette profession un certain nombre d’heures de formation. C’est là l’opportunité de réfléchir et de prendre de la distance par rapport à un quotidien qui pousse plus facilement vers l’agir. Autre relais possible, les 300 lieux ressources et de vie proposés depuis 1989 par la CNAF dans ¾ des départements où les assistantes maternelles peuvent sortir de leur isolement, se rencontrer, échanger et participer à des activités communes.  Le dossier central de la revue « l’école des parents » est consacré au mois de Février au métier d’assistante maternelle dans toute sa complexité et son processus de professionnalisation.

« L’école des parents » n°2/97 

 

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