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Les jeux avec la mort Version imprimable Suggérer par mail


Jeux à risque ou jeux avec la mort ?


Régulièrement, le « jeu » du foulard défraie la chronique des faits divers, avec son lot de jeunes victimes qui décèdent ou finissent handicapées à vie. Il semble n’épargner aucun milieu. Des enfants, qui n’avaient jamais fait parler d’eux, le pratiquent avec insouciance, sans que l’on sache toujours quelle prévention privilégier : faut-il se taire au risque de laisser l’enfant dans l’ignorance ou en parler au risque de lui donner des idées ? D’où l’importance que la communauté éducative, parents et professionnels, se pose les bonnes questions sur tous ces comportements à risque et réfléchisse aux attitudes à adopter, bien avant que le drame ne survienne. Un dossier qui n’est pas là pour solutionner le problème, mais pour le placer en perspective, afin qu’il ne nous prenne pas au dépourvu.

 


État des lieux


De quoi parle-t-on exactement ? Il est important d’identifier les règles de ce jeu, pour mieux le repérer et savoir en parler avec les enfants qui en sont les acteurs. Ce dont il s’agit, c’est donc bien de mieux comprendre, pour ensuite mieux réagir.


Le « jeu » du foulard est connu depuis de nombreuses générations. Selon les régions, il prend bien des noms : « jeu de la serviette », « rêve bleu », « rêve indien », « jeu de la tomate », « la grenouille », « le petit pont », « le baiser du dragon », « trente secondes de bonheur » etc …. Sa pratique est simple : elle consiste en un étranglement volontaire. Il suffit pour cela de provoquer une hyperventilation forcée en inspirant profondément une dizaine de fois, puis de bloquer la respiration, en faisant pression sur les carotides ou en compressant le sternum. Cela peut se faire seul ou à plusieurs, chacun étant successivement étranglé et étrangleur. La succession de ces gestes provoque un ensemble de sensations de type hallucinatoire : étourdissements, impressions de déplacement du plancher ou des objets environnants, points lumineux devant les yeux, vision floue, bourdonnements d’oreille … Puis vient un évanouissement. Cette expérience qui semble au premier abord anodine, peut en réalité avoir de multiples conséquences cardiaques ou neurologiques, depuis la « simple » syncope jusqu’à la mort, en passant par un coma prolongé et un certain nombre de séquelles ultérieures (crises d’épilepsie, lenteur mentale, céphalées intenses, convulsions, amnésies, paralysie provisoire, état végétatif irréversible). Ces risques dépendent des effets plus ou moins prolongés de la privation d’oxygène qui supprime l’irrigation du cerveau. Mais dans tous les cas, cette anoxie entraîne la destruction définitive d’un certain nombre de neurones, sans aucune possibilité de régénération.


Des effets potentiellement dévastateurs


Si, pour de nombreux pratiquants, les suites de cette pratique sont sans conséquences graves, pour d’autres, cela peut être dramatique, sans que l’on sache à l’avance, ce que cela va provoquer sur chacun. Depuis 2000, l’APEAS1 , une association qui s’est constituée pour informer le grand public et faire œuvre de prévention, dénombre une dizaine de morts par an. Ce chiffre est minoré par une comptabilisation de décès dans les rubriques « accidents domestiques » et « suicide ». Il ne s’agit donc pas là d’une pratique confidentielle. Elle serait beaucoup plus importante qu’on ne l’imagine, du moins si l’on en croit le sondage réalisé à la demande de l’APEAS1 par l’institut Ipsos, en mai 2007. Effectuée auprès de 1001 personnes de plus de 15 ans, l’enquête fait état d’un taux de 91% chez les personnes interrogées affirmant connaître l’existence de cette pratique (dont 63% confirmant en avoir une idée très précise). Sur cette proportion se disant informée, 9% (soit, rapportée à l’ensemble de la population, 3,5 millions de personnes) témoignent l’avoir vu pratiquer et 4% (soit 1,5 million de personnes) l’avoir pratiqué (ou connaître actuellement des personnes le pratiquant) sur elles ! L’âge auquel on « joue » à ces « jeux » est encore plus hallucinant. Si 28% des personnes reconnaissant l’avoir essayé, avaient alors 15 ans et plus, 48 % avaient entre 10 et 14 ans, 29 % entre 6 et 10 ans et 6% -6 % !- moins de 5 ans ! Autre question relative à la connaissance des dangers : si 52 % affirment l’ignorer, cela laisse 48 % qui ont conscience des risques. Nous ne sommes donc pas dans un simple jeu enfantin, plus ou moins transgressif, comme il en existe bien d’autres, mais bien dans une pratique pouvant avoir des conséquences de la plus extrême gravité. Si l’Éducation nationale a pris ce risque très au sérieux, en multipliant les circulaires, rapports et guide à l’intention de ses personnels, il n’en va pas de même des accueils collectifs pour mineurs qui manquent cruellement d’information et de formation sur cette question. Puisse ce dossier sensibiliser les équipes sur la gravité de ces pratiques et provoquer leur nécessaire vigilance.

 


Signes devant inciter à la vigilance

Signes physiques
- traces rouges autour du cou, joues rouges,
- violents maux de tête,
- troubles visuels passagers (mouches volantes, vision floue…),
- bourdonnements d’oreille, sifflements, fatigue,
- défaut de concentration, oublis, absences brèves de la conscience, défaut de mémoire récente
Signes comportementaux
- découverte sur l’enfant d’un foulard, d’une écharpe, d’une corde, d’une ceinture, d’un lien quelconque dont il ne veut pas se séparer
- agressivité soudaine, violence verbale et/ou physique
- isolement, repli sur soi

Tableau proposé dans « Les ''jeux'' dangereux et la pratique violente. Prévenir, intervenir, agir » Brochure eduscol, 18 avril 2007

 

 


Comprendre les conduites à risque

Il est essentiel de percer à jour des mécanismes possibles menant à des conduites à risque. Deux chercheurs vont nous permettre d’y voir plus clair : Thierry Goguel d'Allondans et David Lebreton, ethnologue et sociologue à l’université de Strasbourg.


C’est d’abord Thierry Goguel d'Allondans qui résume l’essai d’Arnold Van Gennep, écrit en 1909, décrivant les trois étapes de ce que, depuis, on appelle les « rites de passage ». Les sociétés traditionnelles, y explique-t-il, ont cherché à accompagner le passage de l’enfant à l’âge adulte, lui permettant ainsi de vivre sereinement les transformations tant physiologiques que sociales auxquelles il est confronté. Il y a d’abord des rites préliminaires qui vont mettre en scène une mort symbolique à l'enfance, en signifiant la rupture d’avec la relation privilégiée avec la mère. Puis, vient le rite liminaire, consistant à initier l’enfant à la place qu’il occupe. Son avenir se précise d’autant mieux à lui, qu’on lui rappelle d’où il vient. La fin de cette période est d’ailleurs souvent caractérisée par le marquage rituel de son identité sociale et sexuelle, mais aussi de son nouveau statut : circoncision, excision, tatouages, scarifications, mutilations diverses, etc. Enfin, interviennent des rites dits post-liminaires qui permettent, en jouant sur la (re)naissance symbolique de l'adulte, la réagrégation au groupe. Ces « rites de passage » délibérément organisés par les adultes ont quasiment disparu de nos sociétés contemporaines. Les enfants, mais surtout les adolescents, se retrouvent le plus souvent seuls, face à la souffrance, à la représentation de la mort et aux épreuves de la vie. De là, à penser que certains de leurs « jeux à risque » pourraient constituer un rite de passage imaginé pour venir combler le vide sidérant laissé par les adultes, il n’y a qu’un pas que l’on peut franchir. Un peu comme si ce que la modernité avait jeté par la porte de devant, rentrait par la fenêtre de derrière.


La passion du risque


Se mettre imaginairement ou réellement en danger, explique opportunément David Le Breton ou rechercher des formes plus ou moins contrôlées de transe serait justement ce qui permettrait : de montrer (à soi et aux autres) sa valeur personnelle et sa détermination, de se sentir à la hauteur du défi lancé par son groupe de pairs, de rompre un moment avec les routines, d’expérimenter ses ressources et de vérifier jusqu’où on peut aller, de plonger dans une réalité forte, une « hyperréalité », produisant cette exaltation que seule la vie dangereuse semble pouvoir fournir : « pour un nombre grandissant d’adolescents, ayant perdu l’épaisseur du réel, vivre ne suffit plus. Il faut se sentir exister. Pour eux l’évidence tranquille de vivre n’est pas acquise, il faut éprouver le fait de son existence ». Et c’est justement à travers ces « comportements à risque », que l’on (re)trouve l’excitation d’expérimentations nouvelles, même si elles sont dangereuses et interdites, d’autant plus d’ailleurs, si elles le sont. Ce n’est pas forcément un hasard, si ces pratiques se déroulent surtout dans les pays développés. La sécurité dans laquelle y vit la majorité des enfants et descadolescents, ainsi que la recherche du risque zéro qui pousse à les faire grandir hors de toute menace potentielle, ne sont, sans doute, pas étrangères à leur sentiment d’invulnérabilité et à leur tentative de vérifier quelles sont les extrémités auxquelles ils peuvent se mesurer. Ainsi, en aménageant les ères de jeux des écoles avec un revêtement spécial anti-choc, on évite certes bien de bosses et des bleus. Mais, on ne permet pas non plus de mesurer le danger inhérent à toute action humaine. Peut-être faut-il mettre un terme cette surprotection qui étouffe l’enfant et qui pourrait paradoxalement bien être à l’origine de ses pratiques dangereuses… et (re)penser à des pratiques éducatives le confrontant, selon son âge, à des prises de risque certes sécurisées, mais qui lui fassent identifier son potentiel, éprouver ses limites et identifier jusqu’où il peut aller.

 


Rites d’initiation ou petits jeux cons ?

Bien des jeux d’agression peuplent les cours de récréation de nos écoles : « jeu » du cercle infernal (un groupe d’enfants disposés en rond se passant une balle ; celui qui rate la passe est roué de coups) ; « jeu » du petit pont massacreur (un groupe d’enfants se passant une canette de soda comme balle ; celui qui la laisse passer entre ses jambes est désigné pour être frappé) ; « jeu » de la ronde (une bagarre est simulée, pour attirer des curieux dans la ronde ils sont alors pris à partie et battus) ; « jeu » de la mort subite (l’enfant qui porte le plus de vêtements d’une couleur désignée en début de journée, est systématiquement frappé et humilié).

 

 


Quelle prévention ?


Comment réagir : par la sanction ou la prévention ? Ne s’adresser qu’aux adultes ou associer les enfants ? Aucune mesure ne garantira contre l’accident. Pas d’obligation de résultat, juste une obligation de moyens passant surtout par l’information.


On parle beaucoup de prudence quant à l’information qui devrait permettre de prévenir le jeu du foulard. On craint, en en disant trop, d’aboutir au résultat inverse, et de se montrer ainsi incitatif. Drôle de raisonnement : faut-il donc renoncer à interdire à un enfant de se pencher par la fenêtre ou de traverser la route sans regarder, de peur que par esprit de contradiction, il le fasse ? Doit-on dorénavant refuser de poser à un adolescent l’interdit du vol ou de la violence, au prétexte qu’il risque d’accomplir justement ce qu’on l’empêche de réaliser ? « Nos enfants et pré-ados doivent être informés des conséquences dramatiques de ces jeux. On ne joue pas avec sa vie ! La frontière est étroite entre celui qui chutera et celui qui se sauvera. » affirme le Docteur Jean Lavaud, responsable du SAMU pédiatrique de l’hôpital Necker-Enfants Malades, à Paris. Il semble en effet raisonnable d’expliquer à un enfant que jouer avec son cou est tout aussi dangereux que jouer avec des allumettes ou avec des produits ménagers. Qui de l’inconnu ou de l’interdit est le plus attirant ? Quel est le risque le plus grand : l’ignorance dans laquelle le monde des adultes laisse les enfants ou le danger de donner de mauvaises idées ?


Agir avec circonspection


Bien entendu, il faut rester prudent en la matière : aucune mesure miracle ne permettra sans doute jamais d’apporter la bonne réponse à cette question complexe, en réussissant à éradiquer à jamais ces jeux dangereux. D’abord, parce qu’on a à faire à une pratique qui n’est pas homogène et que cela justifie des réponses diversifiées. Un rapport de l’Éducation nationale en date de 20022 distingue entre les pratiques occasionnelles (une majorité d’enfants le font ponctuellement, pour « essayer » ou ne pas se dégonfler face à un défi), celles qui sont régulières (peu nombreux mais qui se trouve à l’égard de cette pratique comme en situation d’addiction) et enfin les pratiques suicidaires (très rares, car ce n’est pas l’objet premier recherché). Ensuite, parce chaque situation d’enfant est unique et implique une prise en considération spécifique de sa problématique singulière, de son histoire autant que du contexte personnel et familial dans lequel il vit. Enfin, parce que la réaction de l’être humain placé dans une même circonstance sera toujours différente, non seulement d’un individu à l’autre, mais d’un moment à l’autre. Nous ne sommes pas des sujets formatés dont le comportement serait toujours prévisible à l’avance. Pour autant, il est une piste qui mériterait d’être explorée. En travail social, il est de coutume de développer chez les personnes que l’on souhaite aider ou accompagner de ce qu’on appelle dans les pays anglo-saxons de l’ « empowerment », ce que nos cousins québécois se sont empressé de traduire par le « pouvoir d’agir ». Et si l’on ne considérait pas nos chères têtes blondes comme totalement incapables de jouer un rôle actif, mais qu’on les enrôlait dans la protection de leurs pairs. Sans se dédouaner sur nos enfants et nos jeunes, de notre propre responsabilité d’adultes, il s’agirait alors de les associer à la prévention et à la gestion de ces pratiques à risque. La formation d’« ambassadeurs » éprouvés aux arguments de prévention pourrait alors concerner tant des adultes que des jeunes, comme autant de personnes-ressources susceptibles d’être présents dans tous les lieux fréquentés par des mineurs, comme on le fait opportunément pour les secouristes du travail, dans les lieux de production et de service. Vaste programme ? Effectivement ! L’occasion, peut être, d’un appel à la solidarité citoyenne chez les enfants eux-mêmes, encouragés à la vigilance à l’égard de ceux d’entre eux qui se mettraient en danger, opportunité de mise en pratique les cours d’instruction civique.

 


Inconscience

Réunion au collège : les parents des cinq élèves surpris dans la cour à jouer au « jeu du foulard » ont été convoqués. Trois délégués de parents d’élève sont présents. Un professeur représente le corps enseignant. La Principale explique son choix de ne pas sanctionner, mais de privilégier l’information et la prévention. Victor, l’un des jeunes concernés, explique avoir hésité à pratiquer ce « jeu », parce qu’on lui avait dit qu’il allait chuter par terre … et qu’il ne voulait salir son pantalon blanc ! Les autres jeunes n’ont manifestement aucune conscience des conséquences de leurs gestes. Ils tombent des nues, quand on leur parle de risque de mort ou de graves séquelles à vie.

 

 

Lire l'interview: Vince Catherine - Jeux avec la mort


1- Association de Parents d'Enfants Accidentés par Strangulation (APEAS) - 16 rue des Ecoles - 75005 PARIS Site : www.jeudufoulard.com
2- « Eléments d'information sur "le jeu du foulard" : rapport à M. le ministre de l'éducation et à M. le ministre délégué à l'enseignement professionnel » Jean-Michel Croissandeau, mars 2002, La Documentation française


Ressources :

« Un petit air et puis s'en va » Anne-Zoé Vanneau, Editions Pour penser à l’endroit (2008)
Une histoire triste, pour un sujet important. Tout commence lorsque deux enfants retrouvent un gant dans la cour de récréation. Un gant rouge qui rappelle à Lola son amie Albane. Albane est morte. Morte d'avoir joué. Morte d'avoir voulu toucher les étoiles. Morte d'avoir laissé l'air s'échapper peu à peu de son corps. Ce petit livre raconte une histoire triste qui ne devrait plus être vraie et qui, pourtant, se reproduit, trop souvent. Aborder le sujet de la mort par strangulation pour un public d’enfants n’est pas facile. Le récit d’Anne-Zoé Vanneau, délicatement illustré par Marianne Pasquet, relève le défi, en proposant une écriture sensible et une émotion positive. A lire avec nos enfants, à partir de 8 ans.


« Nos enfants jouent à s'étrangler... en secret : Le jeu du foulard » Françoise Cochet, Éditions Œil, (2001)
En 2000, l’auteur a perdu son fils Nicolas, 14 ans 1/2, à la suite d'une pratique dont elle n'avait jamais entendu parler auparavant, et pourtant terriblement répandue chez les jeunes, qui consiste à s'étrangler mutuellement dans le secret de petits groupes de copains, afin de découvrir des sensations de type hallucinatoire. Quelques jours après le décès de son fils, elle a décidé de faire passer une information par les médias, afin d'alerter à temps d'autres parents, et de sauver ces jeunes inconscients du drame possible. De nombreux témoignages lui ont été adressés, depuis. D'autres familles de victimes l'ont rejointe. Malgré les efforts de quelques journalistes, trop peu de familles sont informées, leurs enfants restant en danger. Il était devenu nécessaire et urgent de publier un livre retraçant la découverte de ces pratiques inimaginables pour la plupart des parents, reprenant les principaux témoignages reçus, la chronologie de l’action engagée par l’auteur et les réactions d'une administration plus ou moins inerte, face à un réel danger qui guette les jeunes.


« Passions du risque » David Le Breton, Éditions Métailié, (2000)
Jouer un instant sa sécurité ou sa vie, au risque de la perdre : à défaut de limites et de repères que la société ne lui donne plus, l'individu, fort de sa marge croissante d'autonomie, cherche dans le monde des limites de fait : aventures, sauts en élastique, raids, trekking, rafting au bout du monde ou bien rapports sexuels non protégés avec des inconnus... Les régions les plus difficiles d'approche deviennent les nouveaux stades de la modernité, là où l'homme sans qualité peut enfin tutoyer la légende, aller au bout de ses forces, jouer symboliquement son existence pour gagner enfin ce surcroît de sens qui rend la vie plus pleine, lui donne une signification et une valeur. David Le Breton analyse ces figures inédites de l'ordalie, ce « jugement de Dieu », devenu la version moderne d'un rite personnel de passage.


« Chemins vers l'âge d'Homme : les risques à l'adolescence » Thierry Goguel d’Allondans et Denis Jeffrey, Editions Presse Universitaire de Laval, (2008)
Nos sociétés des médias de masse offrent régulièrement, montés en épingle, des faits divers qui prétendent montrer ce que sont les jeunes. On a tendance, depuis quelques décennies, à les diaboliser, à les stigmatiser et à leur trouver bien des pathologies. Or, la plus grande majorité des jeunes s'intègre sans souci dans la vie adulte. Certains vivent une jeunesse plus tourmentée, sans pour autant que cela ne présume leur incapacité à devenir, à leur tour des adultes équilibrés. Ce passage est-il devenu si difficile pour certains jeunes ? Il y a peut-être lieu de se demander pourquoi ceux-ci souhaiteraient devenir adultes, si tout leur est déjà permis. Ce livre examine diverses conduites juvéniles qui se jouent, au seuil de l'âge de l'homme.



Jacques Trémintin - Journal De l’Animation ■ n°125 ■ janvier 2012

 

 

 
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