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L'hyper sexualisation Version imprimable Suggérer par mail


Hyper sexualisation des petites filles : comment réagir ?


Notre société est parfois bien paradoxale. Elle déploie, à juste raison, une farouche hostilité contre la pédophilie qui utilise le corps de l’enfant, pour assouvir des pulsions adultes. Dans le même temps, la publicité ou certains média n’hésitent pas à exposer ce même corps dans des postures lascives ou provocatrices qui relèvent de la sexualité des grandes personnes. Cela concerne tout particulièrement les petites filles dont l’apparence voulue est parfois très tôt sexualisée. Entre une morale rigoriste responsable de bien des dégâts dans l’équilibre psychique et la confusion des générations, amenant à mêler le petit d’homme à des affaires qui le dépassent et qu’il est bien en difficulté d’assimiler, quelle peut être la bonne attitude ? C’est ce que le dossier de ce mois-ci va aborder.

 


La sexualité existe chez les enfants


Ange ou démon : l’enfant est-il un chérubin asexué ou est-il, bien plutôt, comme l’affirmait Sigmund Freud, un pervers polymorphe ? La représentation de la sexualité chez l’enfant a toujours faits l’objet de multiples représentations et de fantasmes.


Ce qui distingue le plus la sexualité humaine de celle du reste du monde animal, c’est sans doute sa forte tendance à être étroitement liée à la fois au plaisir sensuel et aux relations affectives. Ces deux caractéristiques sont présentes dès le plus jeune âge. Le nourrisson ressent très vite un profond bien-être, dès lors que les zones érogènes qui se répartissent sur l’ensemble de son corps sont stimulées. La psychanalyse propose une graduation des secteurs les plus sensibles, selon l’âge de l’enfant : les muqueuses des lèvres et de la bouche dans la première année, celles de l’anus ensuite jusqu’à deux ans, les parties génitales, à partir de trois ans. Quelles que soit les limites de ce type de classifications, toujours réductrices, il suffit d’observer la béatitude que ressent un bébé quand il suce la tétine de son biberon, le sein de sa mère ou son pouce, son contentement quand il se libère dans sa couche ou sa satisfaction quand il commence à se masturber, pour être convaincu que le plaisir est bien présent dès les premières heures de la vie humaine. Voire, avant : des échographies n’ont-elles pas observé l’érection du phallus d’un fœtus mâle, dès la 23e semaine ? Quant au sentiment amoureux ressenti par un enfant pour l’un(e) de ses camarades, il n’est pas fondamentalement différent de celui que l’on vit à l’âge adulte : préférer sa compagnie à celle des autres, manifester des attentions délicates à son égard, chercher à se retrouver seul(e) en sa présence… le besoin d’être relié à un autre être se manifeste, là aussi, très tôt.


L’expression saine de la sexualité


Toutes les conditions étant réunies pour qu’émerge une sexualité, comment celle-ci se manifeste-t-elle ? Jean-Yves Hariez, pédopsychiatre belge et auteur d’un ouvrage particulièrement intéressant sur cette question(1) l’explique fort bien. L’enfant commence par manifester une saine curiosité sur la nature et le fonctionnement du corps. Il explore le sien et le compare à celui des autres enfants, jusque dans les parties les plus intimes. Il va chercher aussi à savoir de quoi parle tant les grands. Il s’empare des gros mots sexualisés sans en connaître vraiment le sens. Il s’en trouve toujours dans la fratrie ou dans le groupe d’enfants pour lâcher des informations parfois bien crues. Les cours de récréation, tout autant que les confidences des proches, contribuent grandement à apporter des bribes de réponse aux questionnements. Mais, la sexualité qui se déploie dans l’enfance ne se limite pas à l’élucidation intellectuelle. Elle implique tout autant la manipulation physique, le plaisir de (se) toucher ou d'être touché. Si cela n’a rien à voir encore avec la recherche à la fois d’un partenaire et la pratique du coït qui deviendront des objectifs essentiels de la sexualité adulte, il y a néanmoins une authentique recherche de satisfaction, notamment par la manipulation et les caresses des zones et organes génitaux. L'enfant procède d’abord à un investissement auto-érotique, avant de partager des jeux sensuels avec ses pairs : c’est le petit cousin ou la petite cousine avec qui on joue au docteur ou à papa/maman. Cette recherche des mêmes expérimentations ignore le plus souvent les plus petits. De la même façon qu’ils n’apprécient pas toujours de partager leurs autres jeux avec les générations suivantes, les plus âgés dédaignent les plus jeunes qui ne sont pas des objets sexuels à initier. Il peut tout autant tester son entourage, par une forme d’exhibitionnisme venant défier les principes de pudeur que l’on a pourtant cherché à lui inculquer. Mais, la sexualité infantile constitue une pratique occasionnelle et non une activité obsessionnelle, chaque enfant découvrant cette sexualité à son rythme. Les uns plus précoces et plus excitables le feront tôt, d’autres plus tard.

(1) « La sexualité des enfants » Jean-Yves Hayez , Odile Jacob, 2004

 


Seins à repasser

Autre civilisation, autres mœurs ? Ou autre culture, même irrespect de l’enfance ? Alors qu’en occident on serait tenté de l’exhiber, au Cameroun une terrible coutume incite les mères de famille à essayer de soustraire la poitrine naissante de leurs filles, au regard des hommes. Le moyen pour y arriver est abject : pendant plusieurs semaines, chaque matin et chaque soir, elles appliquent sur les seins des pierres chauffées, traitement qu’elles complètent du port d’un serre-seins, en écrasant la poitrine à l’aide d’une simple chambre à air. Les jeunes victimes subissent d’insupportables douleurs qui perdurent longtemps après ces véritables séances imposées « pour leur bien ».

 


Sexualité infantile et sexualité génitale

Reconnaître l’existence d’une sexualité infantile ne signifie pas la confondre avec la sexualité adulte. L’une et l’autre se côtoient, sans se confondre. Distinguer ce qui les rapproche de ce qui les éloigne est essentiel pour éviter toute confusion.

Les préceptes de la morale chrétienne, qui bannissent le plaisir et limitent la sexualité à la seule reproduction de l’espèce humaine, ne sont plus respectés par grand monde. Et c’est tant mieux, car les effets délétères des conflits psychiques refoulés qu’ils engendraient pouvaient perturber tout particulièrement l’équilibre de ceux qui les vivaient. Ce repère biologique reste néanmoins l’un des critères qui distinguent sexualité infantile et adulte : la capacité de procréer. Mais ce n’est pas le seul.

 


La spécificité de la sexualité adulte


La sexualité génitale intervient, avec l’orgasme. Plusieurs conditions sont nécessaires à cette activité orgasmique. Il faut d’abord que les organes génitaux soient arrivés à maturité. Mais, il est tout aussi essentiel que le sujet ait vu mûrir ses capacités psychiques, lui permettant ainsi d’assimiler les sensations ressenties et d’intégrer la charge émotionnelle induite. Cette réponse physiologique intervenant au maximum de la phase d’excitation se concentre avant tout sur la sollicitation des organes génitaux. Elle produit une jouissance, source d’un plaisir intense tant chez l’homme que chez la femme. Cette manifestation ne peut biologiquement survenir qu’à compter de la puberté. L’enfant ne peut donc pas la connaître. Il ressent sa propre forme de plaisir, quand il se caresse ou partage des jeux érotiques avec ses pairs. Mais il ne peut qu’être sidéré et dépossédé de lui-même, s’il est capté par une sexualité génitale. Il subit alors une véritable effraction tant dans sa pensée que dans ses émotions. Car, il est dans l’impossibilité d’élaborer et de comprendre ce qui lui arrive, se sentant dépossédé de lui-même, instrumentalisé et envahi par une réalité qui lui est étrangère et qui le dépasse. Là où dominent chez l’enfant la recherche de tendresse, l’affectivité et l’attachement, surgit brutalement le rapport physique dominé par la quête de jouissance, qui pour être totalement légitime et normal à l’âge adulte, est traumatisant chez l’enfant.


Une frontière poreuse


Reste que les deux mondes se côtoient, sans que les limites entre l’un et l’autre ne soient toujours clairement définies… ou plus exactement, sans que les différences culturelles et d’époque ne puissent être ignorées. On reste par exemple pour le moins stupéfait, de lire chez l’historien Philippe Ariès(2) que, sous l’ancien régime, le fait de « jouer avec le sexe des enfants appartenait à une tradition répandue ». Il décrit ainsi cette scène « traditionnelle » d’un étranger se jetant sur un enfant qui voyage en train, « sa main fouille brutalement dans la braguette de l'enfant », pendant que le père sourit ! Bien plus récemment, en 1955, dans son roman Lolita, Vladimir Nabokov décrit la passion amoureuse et sexuelle d’un adulte pour une nymphette de douze ans. Encore plus récemment, en septembre 2008, le cheikh marocain Mohamed ben Abderrrahmane Al-Maghraoui, légitimait le mariage des fillettes, dès l’âge de neuf ans, en expliquant : « à neuf ans, une fille est souvent plus performante au lit qu’une fille de 20 ans ». En 2010, une campagne de presse fut lancée contre la société Primark, une chaîne de magasins de vêtements à bas prix britannique, qui commercialisait des bikinis rembourrés pour des petites filles de 7 ans, afin de donner l’illusion de la présence de seins, qu’à cet âge, elles ne peuvent avoir. Sous la pression, la vente de cette gamme de produits a été stoppée. Que dire de ces concours de mini miss qui se déroulent régulièrement, proposant à des petites filles de singer les comportements de séduction qui relèvent du monde des adultes : maquillage, vêtements affriolants, poses suggestives… Toutes ces illustrations démontrent que la sexualité adulte est parfois particulièrement intrusive, s’imposant au monde de l’enfance.

(2) « L’enfant et la vie familiale sous l’ancien régime » Philippe Ariès, Le Seuil, 1975

 


Un adulte en miniature ?

« J’adore l’idée de traiter les enfants et de les habiller en petits adultes » affirma Karl Lagerfeld, en 2003. De là, à publier des photos d’un garçon nu enfilant des bottes de pluie, d’une fillette aux cils sur maquillés ou d’une petite fille de 4-5 ans à la bouche rouge tomate, c’est le pas allègrement franchi par la presse ou la publicité. Adultifier l’enfant peut faire sourire. Cela n’amuse guère le pédo psychiatre Serge Hefez qui déclare dans Technikart : « Multiplier les images où l’enfant apparaît séducteur peut non pas inciter mais contribuer à la justification de certains actes. C’est institutionnaliser la séduction des enfants, lui donner pignon sur rue. »

 


Famille et professionnels face à la sexualité infantile

Comment trouver la bonne réponse, entre une pudibonderie hypocrite niant la sexualité infantile et une dérive source de confusion avec la sexualité adulte ? Peut-être, justement, en étant vigilant à préserver la première de l’intrusion de la seconde

La meilleure façon de préparer le petit d’Homme à entrer progressivement dans une sexualité adulte saine et équilibrée, c’est de lui laisser le temps de son enfance, en ne e précipitant pas, ni trop tôt, ni trop vite, une évolution qui adviendra à un rythme qui est propre à chacun. Respecter cette progression passe par deux précautions : favoriser l’expression de la sexualité enfantine et préserver la différence générationnelle qui le sépare des adultes qu’il côtoie.

 


S’habiller comme maman ?


Illustration de ces propositions, l’attitude que l’on peut adopter à l’égard de la mode vestimentaire. La tentation d’habiller le garçon en petit homme et la fille en petite femme, vient d’abord des adultes. Ils agissent parfois par amusement et attendrissement, face à l’émergence de caractéristiques sexuelles spécifiques de petits êtres qui, en grandissant, perdent petit à petit de leur innocence androgyne. Mais dans bien d’autres cas, il s’agit bien plus d’une projection des fantasmes conscients ou inconscients sur le corps de l’enfant. Cette envie de s’habiller « comme les grands » vient, tout autant, des enfants eux-mêmes, quand ceux-ci cherchent à imiter leurs parents, en s’identifiant à eux. Après tout, rien que de très logique chez ce petit garçon qui veut un blouson de cuir comme papa ou cette petite fille qui veut se maquiller, pour faire comme maman. C’est aussi comme cela que chacun(e) construit son identité de genre. S’il est très important, de permettre ainsi cette expérimentation, il l’est tout autant de la réserver à la sphère du jeu, du « faire comme si », pour en revenir ensuite à la réalité qui doit préserver la sphère de l’enfance. Il est sans doute malsain de laisser, par exemple, une petite fille partir à l’école maquillée et affublée de vêtements aguicheurs. Elle aura bien le temps de le faire, quand elle sera devenue plus grande. Il y a un temps pour tout, un temps pour s’amuser et faire les fous et un temps pour des occupations sérieuses.


Un défilé de mode en ACM ?


Il est parfois difficile, pour une équipe d’animation, de recevoir une petite fille habillée en lolita et maquillée en bimbo. Certains exigeront alors d’elles une tenue décente. D’autres considèreront que ce serait là, faire œuvre de discrimination et de stigmatisation qui isolerait encore plus l’enfant. D’autant, qu’aussi discutable qu’elle puisse paraître, l’éducation première est entre les mains des parents. Une remarque discrète peut leur être faite : on peut tenter de dialoguer avec eux. Mais le choix final leur appartient. Pour autant, les activités préparées par les animateurs et animatrices relèvent bien du choix du centre. Peut-on, par exemple, organiser un défilé de mode à des enfants, en les affublant de vêtements copiés sur des modèles adultes, en les maquillant et en leur suggérant des postures lascives ? Pourquoi pas, si l’on reste dans la caricature et l’amusement et que l’on propose, par exemple, aux garçons et aux filles d’échanger leurs accoutrements et leurs rôles. C’est bien plus contestable, si l’intention ou la conséquence éducative consiste à développer les prémisses de féminité chez les fillettes concernées. On peut fort bien encourager la coquetterie et le goût pour les beaux vêtements, tout en évitant d’abord d’en faire un monopole féminin et ensuite de plonger les enfants dans un univers qui n’est pas le leur. En juin dernier, à Landskrona, une ville Suédoise, un bachelier a été accusé de pédopornographie pour avoir brandi, à l’occasion d’une fête de fin de scolarité, une photo de lui nu, quand il était bébé. S’il ne s’agit pas de se ridiculiser, dans une telle perception du monde de l’enfance, il est tout à fait structurant pour le petit d’homme, de lui dire : " Tu feras ça plus tard ; tu es trop petit pour le faire maintenant ... ".

 


Tous dévergondés ?

Jacques Salomé rapporte une anecdote, illustrant le décalage dans la perception de la sexualité. Enfant, l’un de ses terrains de jeu favori était l’église de son village : il allait souvent se cacher dans la chaire du curé. Passant à confesse, il est interrogé un jour, sur sa tentation face au « péché de chair ». L’enfant, pensant qu’on lui parle de la « chaire », reconnut le faire chaque fois qu’il venait à l’église, avec ses copains. Il rajouta qu’il choisissait de le faire avec des garçons, parce que les filles, ça fait trop d’histoires. Il ne comprit pas alors pourquoi, ce jour-là, il se fit traiter de dévergondé !
(« Je viens de toutes mes enfances » Albin Michel, 2009)

 

Lire l'interview: Hayez Jean-Yves - Sexualisation des petites filles
« Il ne faut pas confondre attitudes séductrices et désirs de rapports sexuels »
Jean-Yves Hayez est psychiatre d'enfants et d'adolescents, docteur en psychologie et professeur émérite à la Faculté de médecine de l'Université Catholique de Louvain, en Belgique. Le regard qu’il porte sur le phénomène d’hyper sexualisation des petites filles est rempli de sagesse et de réalisme : ni banalisation, ni dramatisation, permettant ainsi de réfléchir sereinement aux réponses à trouver.


Ressources :

« Sexualisation précoce et pornographie » Richard POULIN, éditions la Dispute, 2009
La pornographie est désormais une industrie multinationale, générant près de 100 milliards de dollars par année, qui exploite des jeunes femmes et des adolescents et influence profondément la culture et la société. La tendance de fond que dénonce l’auteur est cette infantilisation des femmes, cet adocentrisme et cette sexualisation des enfants et plus particulièrement des fillettes qu’il nomme la « pédophilisation ». Après avoir analysé, au terme d'une enquête sociologique détaillée, l'expansion et la transformation de l'industrie de la pornographie et ses influences dans les medias, l’ouvrage éclaire les effets parfois dramatiques qu’elle peut avoir sur la pédophilie, le viol ou encore les diverses manifestations actuelles d'hypersexualisation et d'exposition publique de l'intimité.


« La sexualisation précoce des filles » Pierrette BOUCHARD, Natasha BOUCHARD et Isabelle NOILY, éditions Sisyphe, 2006
Le marché de la mode, des magazines, de la musique, du cinéma et de la publicité cible de plus en plus les filles de 8 à 13 ans, et pour cause les pré-ados représentent l'une des plus importantes cohortes démographiques au Canada depuis les baby-boomers. On assiste simultanément à la sexualisation indue des jeunes filles. A l'instar de leurs idoles de la chanson et du cinéma ou des mannequins des magazines jeunesse, auxquels elles s'identifient, les filles reproduisent des attitudes et des comportements de "femmes sexy". L'ampleur du phénomène et le jeune âge des filles ciblées incitent à s'interroger sur la vulnérabilité accrue à la consommation, à l'image corporelle, à la dépendance affective, à l'exploitation sexuelle. Vulnérabilité due à une formation identitaire centrée sur l'image et issue de l'acquisition d'un savoir-faire sexuel précoce.


« Alice au Pays du Sexe » Adrienne BARMAN et Anne BARAOU, La Cafetière Editions, 2011
Jeune helvétique, Alice débarque à Pigalle. Les habitants vaquent à leurs occupations, sans faire attention aux sex-shops, peep-show et autres bars à entraîneuses qui s’étalent le long de rues. Il faut juste bien s’habiller, pour ne pas être agressé. Mais la mode du sexe a aussi gagné tous ses nouveaux amis ne font qu’en parler : la muette est sado masochiste, Lamarck et Caulaincourt sont échangistes ; quant à Bellemontant, c’est le roi de la drague. Curieux quand même de ne parler de gens, qu’à travers leur sexualité. Voilà une bande dessinée qui ne fait ni dans la pudibonderie, ni dans l’exhibitionnisme. Juste un récit moqueur et un peu décalé sur ce drôle de « folklore » qui place l’omniprésence du sexe, au cœur de toutes les relations.


« Nos enfants aussi ont un sexe. Comment devient-on fille ou garçon ? » Stéphane CLERGET, éditions Robert Laffont, 2011
Il n'y a pas de honte, ni de scandale à parler de la sexualité des enfants. Bien au contraire, l'erreur serait de ne pas le faire... A quel âge l'enfant prend-il conscience de son identité sexuelle ? Comment cela se produit-il ? Quels facteurs influent sur l'identité sexuelle de chacun ? L'enfant a-t-il des désirs sexuels ? Qu'est-ce que le complexe d'Œdipe? L'enfant aime-t-il comme l'adulte ? Connaît-il les chagrins d'amour, la passion, la fidélité, la jalousie ? Par-delà les approches théoriques, c'est l'observation, l'écoute des enfants, des adolescents et de leurs parents qui ont alimenté la réflexion de Stéphane Clerget. Il n'y a pas d'enfance heureuse sans développement sexuel harmonieux. Ce sont les clés d'une véritable compréhension de la vie intérieure de nos petits et, partant, de leur plein épanouissement, que nous livre cet ouvrage qui intéressera bien évidemment les parents mais aussi tous ceux qui sont concernés de près ou de loin par le monde de l'enfance.

 

Jacques Trémintin - Journal De l’Animation ■ n°122 ■ octobre 2011

 

 

 
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