Ne pas choisir entrer la peste et le choléra
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dans Billets d'humeur
Une guerre de plus au compteur. Les puissance qui s’opposent ont à leur actif un pédigrée bien chargé.
D’un côté, un régime composé de criminels qui font régner la terreur sur leur peuple en massacrant sa propre population, dès qu’elle ose se révolter. Leurs crimes sont innombrables depuis près de 40 ans. Qu’ils soient éliminés ou menacés de l’être ne fera pas pleurer grand monde. Leur mort ne pèse guère en comparaison des dizaines de milliers de victimes torturés et abattus sur leurs ordres. Qu’ils disparaissent à jamais ne fera pas grande perte pour l’humanité.
De l’autre, la coalition de deux gouvernements criminels de guerre légalement et démocratiquement élus sur des programmes d’extrême droite, tant aux USA qu’en Israël. Après avoir massacré 83 000 personnes dans la bande de Gaza, leur avidité pour les meurtres de masse les conduit aujourd’hui à commencer leur offensive, certes par l’élimination d’une partie des autorités de Téhéran, mais aussi de 175 écolières âgées de 7 à 12 ans dans une école située à Minab, au sud de l'Iran. Bonne augure pour la suite qui attend les civils iraniens.
De quelque côté que l’on se tourne, la même sauvagerie, la même cruauté, les mêmes atrocités. Faut-il choisir entre un fou de Dieu, un psychopathe et un criminel de guerre ? Aucun n’a la moindre légitimité autre que l’arbitraire, l’hubris et le despotisme qui animent chacun. Mais tous méritent d’être jugés et punis pour leurs crimes.
Quant aux fractions de populations iraniennes, israéliennes et américaines qui les soutiennent, elles répondront devant l’histoire de leur complicité. Les manifestations du mois de janvier en Iran ainsi que la poignée d’opposants à la guerre tant en Israël qu’aux USA sont les seuls en capacité de sauver l’honneur de leurs peuples. La désolidarisation à l’égard de leurs propres gouvernements est un acte de courage à saluer.