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du Lien Social avec qui je collabore depuis 1994 : www.lien-social.com
et de mon collègue et ami Didier Dubasque : www.dubasque.org

Happycratie. Comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle nos vies

CABANAS Edgar et ILLOUZ Eva, Ed. Premier Parallèle, 2018, 272 p.

Voilà une charge sans concession contre une psychologie positive accusée de s’appuyer sur des postulats sans fondements, des incohérences théoriques, des insuffisances méthodologiques, des résultats non prouvés et des généralisations ethnocentriques et abusives. Bigre : la voilà habillée pour l’hiver ! Cette nouvelle science du bonheur fait la promotion de la personne individualiste fidèle à elle-même, résiliente, capable d’initiative et d’épanouissement personnel, optimiste et

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Et si les écrans nous soignaient? Psychanalyse des jeux vidéo et autres plaisirs numériques

STORA Michel, Ed. érès, 2018, 194 p.

Il faut se méfier de tous ces discours qui diabolisent ces images dont nous sommes bombardés en permanence via les écrans qui ont envahi nos vies, nous met en garde Michel Stora. Loin d’être systématiquement nocives, elles peuvent aussi devenir un médiateur de la relation ou nous permettre de nous libérer de la rétention de nos émotions, par identification projective. Derrière chaque jeu vidéo, il n’y a pas qu’addiction et violence. Il y a aussi une interface entre l’équilibre narcissique et la maîtrise de

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Les nouveaux objets transitionnels. Du doudou de Winnicott à l’Iphone de Jobs

MARCELLI Daniel et LANCHON Anne (sous la direction), Ed. erès, 2016, 144 p.

Le doudou, enfants et parents le connaissent bien : c’est cet objet de préférence mou pouvant être modelé, trituré, caressé, mordu, abandonné le temps d’un jeu puis retrouvé, humé et serré tendrement. En 1951, Winnicott expose pour la première fois sa théorie de l’objet transitionnel qui désigne ce processus par lequel s’établit un continuum du lien relationnel, une communication entre le monde intérieur et le monde extérieur et l’image de l’être aimé précieusement

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Sauvez votre peau! Devenez narcissique

MIDAL Fabrice, Ed. Flammarion, 2018, 180 p.

Le narcissisme est traditionnellement assimilé à un défaut et à une perversion qui se manifestent par le besoin nombriliste d’être admiré, de rechercher les compliments et d’être le centre de toutes les attentions. Pour l’auteur, c’est là la définition de la vanité et de l’égoïsme. Comportement qu’on ne doit pas confondre avec le droit de s’aimer soi-même. La religion nous a convaincus que le bonheur passait par le long chemin de l’effort et du sacrifice, de la souffrance et de la culpabilité

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La confiance en soi. Une philosophie

PÉPIN Charles, Ed. Allary, 2018, 216 p.

La confiance en soi résulte d’une alchimie qui combine plusieurs facteurs. Elle requière, tout d’abord, cette sécurité intérieure acquise dans la petite enfance, quand le bébé cherche dans les yeux d’autrui une figure d’attachement rassurante. Elle implique, ensuite de nous ouvrir en profondeur à l’acceptation de l’incertitude. Et, c’est bien ce va et vient permanent entre sa zone de confort sécurisante et une prise de risque qui va nous conforter à affronter l’inconnu. Se faire confiance, c’est donc

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L’entraide, l’autre loi de la jungle

SERVIGNE Pablo et CHAPELLE Gauthier, Ed. L.L.L., 2017, 382 p.

Les deux auteurs, ingénieur agronome et docteur en biologie, ont tricoté leur discipline avec l’éthologie, l’anthropologie, l’économie, la psychologie, la sociologie et les neurosciences, afin de nous dresser le tableau de la connaissance scientifique portant sur la nature coopérative de l’espèce humaine. La compétition semble dominer notre société, comme elle est supposée le faire tant chez les plantes que chez les animaux. Partout, s’imposeraient la loi du plus fort et celle de

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S'engager aux côtés des familles. Comment notre histoire personnelle influence notre histoire professionnelle

SERON Claude, Ed. érès, 2017, 266 p.

Un thérapeute a-t-il une vie en dehors de sa profession ? Cette question est d’autant plus absurde qu’on n’a pas l’habitude de se représenter les psychologues comme des moines ou moniales totalement dévoués à leur mission. Pourtant, il est rare qu’ils se montrent prolixes sur leur vie privée, préférant la discrétion à la confidence. Claude Seron a décidé de rompre avec cette tradition de cloisonnement, en s’ouvrant sur son vécu intime. Le voilà qui tricote avec habileté et pudeur son travail de psy auprès

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Ivres paradis, bonheurs héroïques

CYRULNIK Boris, Ed. Odile Jacob, 2016, 231 p.

Boris Cyrulnik nous propose une fois de plus une mine de réflexions susceptibles de décoder une actualité qui n’est pas toujours facile à interpréter. Un enfant ne peut bien se développer que s’il est tutoré par un milieu sécurisant et apaisant, explique-t-il. Il arrive que le besoin se fasse sentir de retrouver cette figure d’attachement qui nous rassurait quand nous étions enfant. C’est la figure du héros qui structure l’imaginaire, en rallumant l’espoir, pansant l’humiliation et restaurant le

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Le gorille invisible, quand nos intuitions nous jouent des tours

CHABRIS Christophe et SIMONS Daniel, Ed. Le Pommier, 2015, 432 p.

Nous ne percevons uniquement que ce que notre cerveau décide de percevoir. Au moins cinq illusions perceptives et cognitives filtrent en permanence notre appréhension du monde. L’illusion de l’attention : croire en notre capacité de toujours percevoir ce qui se passe devant nous, alors que le malentendu est fréquent entre ce que nous remarquons quand nous nous y attendons et ce que nous ne voyons pas parce que nous ne nous y attendons pas. Illusion de la confiance : le danger

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Sauve-toi, la vie t’appelle

CYRULNIK Boris, Ed. Odile Jacob poche, 2014, 291 p.

Tout évènement traumatique peut placer la victime sous l’emprise d’une mémoire sélective qui lui fait fuir les situations qui pourraient l’y faire penser, les objets qui pourraient l’évoquer et les mots qui pourraient réveiller la blessure occasionnée. L’évoquer présente le risque de faire resurgir dans la conscience l’image insupportable du choc venant envahir la nuit, de terribles cauchemars. Boris Cyrulnik sait de quoi il parle, lui qui est un rescapé de la Shoah, n’ayant réussi à

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