Les psys ne sont pas des thaumaturges

Aux prières mystiques traditionnelles ont succédé de nouveaux mantras : « le soin s’impose », « l’enfant a-t-il vu un psychologue ? », « il faudrait qu’il consulte ». Combien de fois ce type d’allégation est-il proféré face à celle ou celui dont le comportement déroute et déstabilise ? Il est vrai qu’il n’y a rien de plus frustrant que de ne pas comprendre le fonctionnement de l’Autre et surtout de ne pas trouver comment l’aider à changer un comportement qui peut lui nuire, autant qu’à son entourage. Parmi les centaines de méthodologies thérapeutiques, il doit forcément y en avoir au moins une qui apporte une explication et un accompagnement.

Et si, face au mystère insondable de l’âme humaine, on faisait preuve d’un peu plus d’humilité ? Non pour renoncer à faire reculer la souffrance psychique, mais pour éviter qu’en plaquant une interprétation nous permettant enfin de penser, l’on cherche avant tout à nous rassurer nous-même. Les psys d’aujourd’hui ont pris le relais des chamanes ou des exorciseurs d’hier. On les charge d’une mission toute puissante et magique. Les incantations et les ferveurs d’autrefois ont laissé la place aux analyses et aux techniques thérapeutiques les plus diversifiées et les plus contradictoires, parfois. Certaines fonctionnent, d’autres non. Mais, dès lors qu’on les consulte, tout doit aller mieux. Ces praticiens agissent comme ils le peuvent, sans garantie sur facture. Tout dépend comment le patient les investit. Trois conditions s’avèrent nécessaires au travail engagé : reconnaître que l’on a un problème (attention à ne pas détruire un système de défense pouvant s’avérer vital), être convaincu qu’un tiers peut nous aider (beaucoup pensent pouvoir y arriver tout seul), avoir confiance dans ce tiers (on ne livre pas à n’importe qui le tréfond de son âme). Toute relation d’aide s’inspire du même proverbe : « ici, le possible est déjà fait. L'impossible est en cours. Pour les miracles prévoir un délai »

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Pour faire face au fanatisme, il faut commencer par tenter d’identifier les processus à l’œuvre. Ensuite, essayer de calibrer le bon registre de réponse. Mais, il n’est jamais facile d’adopter une réponse qui s’avèrerait être à chaque fois adaptée.  Les réactions face aux manifestations d’obscurantisme ne peuvent être à chaque fois identiques. Les sociologues Laurent Bonelli et Fabien Carrié ont ...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

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