Tous experts ?

Chacun ayant son avis sur les vaccins, comment faire le tri ?

Le calcul est rationnel : le risque de décéder de la Covid est évalué à 1%. Celui d’être atteint d’une thrombose, suite à la prise du vaccin Astrazeneka est de 1 pour 100 000. Le rapport bénéfices/risques dont on nous rabat les oreilles est donc sans appel. Pourtant, les réticences à recevoir cette injection sont légion. Comment les expliquer ? Ecartons d’emblée les arguties des antivaccins, puisque ce n’est pas l’ensemble des vaccins qui est visé, mais certains en particulier.

Causes multifactorielles

Parmi les nombreuses hypothèses possibles retenons-en trois. La première tient au fait que le vaccin est effectivement injecté, alors que la maladie n’est qu’une probabilité. Le risque de tomber malade est donc perçu (à tort ou à raison) comme plus vraisemblable. La seconde hypothèse renvoie à la perte de crédibilité des autorités dont les mensonges sur les masques sont encore vivaces : pourquoi faudrait-il croire plus aujourd’hui leurs discours rassurants ? La dernière hypothèse, c’est qu’après une année d’impuissance où chacun(e) a dû subir passivement trois confinements synonymes de privations et de restrictions, il est enfin possible de reprendre la maîtrise de sa vie en choisissant son type de vaccin. Plutôt que de prendre de haut toutes ces réactions, mieux vaudrait les comprendre. Non pour les valider, mais pour adapter les réponses, notamment auprès des enfants qui absorbent l’angoisse des adultes. 

 

Jacques Trémintin – Journal de L’Animation ■ n°220 ■ juin 2021

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
(Des)espoir de logement
Familles migrantes, locataires expulsés avant la trêve hivernale, sans domiciles fixe en quête de places d’accueil, demandeurs d’asile en fin de prise en charge, jeunes adultes mis à la porte de chez leurs parents, mineurs non accompagnés en errance, travailleurs précaires dormant dans leur voiture, naufragés exclus des CHRS, malades mentaux sortant d’hospitalisation, femmes fuyant les violences ...
Handistar 2002 - Carentoir (56)
L’été est propice aux festivals qui ont poussé à travers toute la France comme les champignons après l’orage. Le secteur du travail protégé sait aussi faire la fête : la Ferme du Monde vient de le démontrer. Avril 1996 : le parc de la Ferme du Monde ouvrait ses portes. Janvier 1997, Lien social (n°379) racontait l’histoire de ce CAT du Bois Jumel à Carentoir (56) à qui, une riche veuve avait ...
CEF La Rouvellière - 49
 Sortir de la délinquance par l’enfermement : fable ou réalité ? Beaucoup décriés, mais peu étudiés, les Centres éducatifs fermés méritent d’être mieux connus. Que font-ils au quotidien avec ces jeunes muti-réitérants qui ont mis en échec tous les services qui les ont pris en charge ? Peut-on éduquer dans l’enfermement ? Le reportage sur le CEF de La Rouvellière, à Allonnes, près du Mans permet de ...
Aide aux mineurs Joël Weiss - Paris (75)
Rencontre avec un retraité peu ordinaire La prostitution des adolescents ? C’est un sujet tabou que personne ne veut vraiment vouloir aborder. Policiers, juges, éducateurs semblent impuissants à l’enrayer. Joël Weiss s’est lancé dans cette quête où il semble bien seul aujourd’hui. Récit d’une rencontre. Voilà un homme qui sort du commun. Sans aucune formation, ni reconnaissance officielle, il...
"Toit à moi" ou comment ne plus rester passif
Un groupe de citoyens vient de démontrer que l’action sociale n’est l’apanage ni des politiques, ni des professionnels. Un exemple à suivre. S’il est un public que l’on peut difficilement ignorer, c’est bien celui des sans domicile fixe qui peuple nos centre villes. Ils se postent à la porte des supérettes ou devant les cabines de paiement des parkings, espérant les quelques pièces de monnaie...
Mobilisation de la DDSS - Angers (49)
Une institution derrière ses salariés Quoi de plus terrifiant pour une institution chargée de la protection de l’enfance que de constater qu’elle n’a rien vu, ni rien su des agressions sexuelles vécues par des dizaines d’enfants dans les familles qu’elle suit depuis des années. La sidération qui en résulte peut néanmoins être dépassée, comme le montre l’action menée durant trois années, au sein de ...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

Retrouvez les sites

du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
et de mon collègue et ami Didier Dubasque : www.dubasque.org