Tous experts ?

Chacun ayant son avis sur les vaccins, comment faire le tri ?

Le calcul est rationnel : le risque de décéder de la Covid est évalué à 1%. Celui d’être atteint d’une thrombose, suite à la prise du vaccin Astrazeneka est de 1 pour 100 000. Le rapport bénéfices/risques dont on nous rabat les oreilles est donc sans appel. Pourtant, les réticences à recevoir cette injection sont légion. Comment les expliquer ? Ecartons d’emblée les arguties des antivaccins, puisque ce n’est pas l’ensemble des vaccins qui est visé, mais certains en particulier.

Causes multifactorielles

Parmi les nombreuses hypothèses possibles retenons-en trois. La première tient au fait que le vaccin est effectivement injecté, alors que la maladie n’est qu’une probabilité. Le risque de tomber malade est donc perçu (à tort ou à raison) comme plus vraisemblable. La seconde hypothèse renvoie à la perte de crédibilité des autorités dont les mensonges sur les masques sont encore vivaces : pourquoi faudrait-il croire plus aujourd’hui leurs discours rassurants ? La dernière hypothèse, c’est qu’après une année d’impuissance où chacun(e) a dû subir passivement trois confinements synonymes de privations et de restrictions, il est enfin possible de reprendre la maîtrise de sa vie en choisissant son type de vaccin. Plutôt que de prendre de haut toutes ces réactions, mieux vaudrait les comprendre. Non pour les valider, mais pour adapter les réponses, notamment auprès des enfants qui absorbent l’angoisse des adultes. 

 

Jacques Trémintin – Journal de L’Animation ■ n°220 ■ juin 2021

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Mes livres


En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration


En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 

« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

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