Tous experts ?

Chacun ayant son avis sur les vaccins, comment faire le tri ?

Le calcul est rationnel : le risque de décéder de la Covid est évalué à 1%. Celui d’être atteint d’une thrombose, suite à la prise du vaccin Astrazeneka est de 1 pour 100 000. Le rapport bénéfices/risques dont on nous rabat les oreilles est donc sans appel. Pourtant, les réticences à recevoir cette injection sont légion. Comment les expliquer ? Ecartons d’emblée les arguties des antivaccins, puisque ce n’est pas l’ensemble des vaccins qui est visé, mais certains en particulier.

Causes multifactorielles

Parmi les nombreuses hypothèses possibles retenons-en trois. La première tient au fait que le vaccin est effectivement injecté, alors que la maladie n’est qu’une probabilité. Le risque de tomber malade est donc perçu (à tort ou à raison) comme plus vraisemblable. La seconde hypothèse renvoie à la perte de crédibilité des autorités dont les mensonges sur les masques sont encore vivaces : pourquoi faudrait-il croire plus aujourd’hui leurs discours rassurants ? La dernière hypothèse, c’est qu’après une année d’impuissance où chacun(e) a dû subir passivement trois confinements synonymes de privations et de restrictions, il est enfin possible de reprendre la maîtrise de sa vie en choisissant son type de vaccin. Plutôt que de prendre de haut toutes ces réactions, mieux vaudrait les comprendre. Non pour les valider, mais pour adapter les réponses, notamment auprès des enfants qui absorbent l’angoisse des adultes. 

 

Jacques Trémintin – Journal de L’Animation ■ n°220 ■ juin 2021

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
Sillage réinsertion sociale
La délinquance est-elle soluble dans la mer ? Le milieu carcéral constitue un monde à part. Lieu d’enfermement, sa valeur éducative est des plus limitées et ses effets pervers bien trop fréquents. C’est pourquoi nombreux sont celles et ceux qui aspirent à lui trouver des alternatives. Que ce soient les Travaux d’Intérêt Général ou la Médiation Pénale, la réparation de la faute commise y trouve ...
Une loi en trompe l’œil
Le 22 juillet, le Sénat votait dans les mêmes termes que les députés la semaine précédente, une nouvelle dérogation au secret médical dans les situations de violence faites aux femmes. L’article 226-14  du Code pénal prévoyait déjà deux dérogations à l’obligation du secret professionnel et aux sanctions inhérentes à sa divulgation. Premier cas de figure :  celui de « privations ou de sévices, y compris ...
Mineurs étrangers
Faut-il rejeter les mineurs étrangers isolés à la mer ? Au moment  où les députés débattent d’une nouvelle loi sur l’immigration, des jeunes étrangers isolés s’interrogent sur leur avenir. Accueillis et formés aux frais de l’Etat, ils sont menacés d’expulsion par ce même Etat, sitôt leur 18 ans atteints. Voyage en absurdité.  Eté 2001. La Préfecture des Hauts de Seine décide de fermer un squat...
Delemar Eric - Atteintes aux droits des enfants
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Éric Delemar, ancien directeur du centre départemental de l’enfance d’Ille-et-Vilaine a été nommé défenseur des enfants en novembre 2020. Quel bilan d’étape pose-t-il en ce début 2023 ? « Les atteintes au droit des enfants sont multiples »   Quel est l’état de la protection de l’enfance en France ? Le rapport publié récemment par les inspections des ministères de la Justice et des Affaires ...
Gardet Mathias - AS/ES
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Rapprochement AS-Educ : ce que l’histoire nous apprend Faut-il un travailleur social unique et un tronc commun de formation ? Ce questionnement n’est pas récent. Il y a cinquante ans déjà, il a mobilisé les professionnels. Où en est le travail social en 1967 ?Ce qu’il y a de notable tout au long des années 1960, c’est l’affirmation de plus en plus forte des éducateurs spécialisés. Après-guerre, ils intervenaient...
GEPSO
S’il est inévitable, le décloisonnement sera progressif Le rapprochement entre protection de l’enfance et handicap impacte aussi les associations professionnelles. Mais, si le mouvement est lancé, il faudra du temps pour faire évoluer les pratiques et promouvoir une culture commune. Créé en 1982, le Groupement national des Établissements Publics Sociaux et Médico-sociaux (GEPSo) regroupe des ...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

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