Tous experts ?

Chacun ayant son avis sur les vaccins, comment faire le tri ?

Le calcul est rationnel : le risque de décéder de la Covid est évalué à 1%. Celui d’être atteint d’une thrombose, suite à la prise du vaccin Astrazeneka est de 1 pour 100 000. Le rapport bénéfices/risques dont on nous rabat les oreilles est donc sans appel. Pourtant, les réticences à recevoir cette injection sont légion. Comment les expliquer ? Ecartons d’emblée les arguties des antivaccins, puisque ce n’est pas l’ensemble des vaccins qui est visé, mais certains en particulier.

Causes multifactorielles

Parmi les nombreuses hypothèses possibles retenons-en trois. La première tient au fait que le vaccin est effectivement injecté, alors que la maladie n’est qu’une probabilité. Le risque de tomber malade est donc perçu (à tort ou à raison) comme plus vraisemblable. La seconde hypothèse renvoie à la perte de crédibilité des autorités dont les mensonges sur les masques sont encore vivaces : pourquoi faudrait-il croire plus aujourd’hui leurs discours rassurants ? La dernière hypothèse, c’est qu’après une année d’impuissance où chacun(e) a dû subir passivement trois confinements synonymes de privations et de restrictions, il est enfin possible de reprendre la maîtrise de sa vie en choisissant son type de vaccin. Plutôt que de prendre de haut toutes ces réactions, mieux vaudrait les comprendre. Non pour les valider, mais pour adapter les réponses, notamment auprès des enfants qui absorbent l’angoisse des adultes. 

 

Jacques Trémintin – Journal de L’Animation ■ n°220 ■ juin 2021

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
Embarquez-vous, avec Grand Largue
La navigation est un support fréquemment utilisé pour ses vertus éducatives et socialisatrices. A preuve, l’action menée chaque année, depuis plus de deux décennies,  par une association nantaise. Reportage. Ils sont arrivés mutiques pour les uns, bougons et le regard fuyant. D’autres se sont montrés plus bavards, voire vantards, du genre qui sait déjà tout. Et puis, en un week-end, les voilà...
GEPSO
S’il est inévitable, le décloisonnement sera progressif Le rapprochement entre protection de l’enfance et handicap impacte aussi les associations professionnelles. Mais, si le mouvement est lancé, il faudra du temps pour faire évoluer les pratiques et promouvoir une culture commune. Créé en 1982, le Groupement national des Établissements Publics Sociaux et Médico-sociaux (GEPSo) regroupe des ...
Permanence du S.D.J. - Bruxelles
Mais comment se passe concrètement  le travail d’un service social se fixant pour tâche d’accompagner les usagers dans la défense de leurs droits face aux Institutions?  Pour le savoir, nous sommes allés voir sur place.  Nous avons passé quatre heures avec Benoît Van Veirsbilck, assistant social qui tient la permanence du SDJ de Bruxelles tous les après-midi de la semaine de 14H00 à 18H00. S’y...
De Saint-Pol Thibaut - Tyrannie de l'apparence
dans Interviews
Combattre la discrimination de l’apparence Thibaut de Saint-Pol est sociologue et directeur de l’INJEP Parmi toutes les préoccupations liées au corps, il y a l’obésité. Contrairement aux idées reçues, les injonctions à la minceur n’ont rien d’universelles, les valeurs changeant selon l’espace-temps où elles s’expriment. Thibaut de Saint Paul nous livre ce qui est au cœur de ses recherches :...
Travailler à la journée, pour sortir de l’errance
Le travail en partenariat est devenu, au fil du temps, un incontournable du travail social. La dynamique qu’il implique peut rester dilatoire ou se décliner avec efficacité sur le terrain. Illustration, à saint Nazaire (44,) où sa mise en œuvre permet de répondre à l’errance des jeunes, avant que celle-ci ne s’enracine. Le secteur du social, du médico-social ou de l’éducatif est habitué à des...
Foyer Ty Breiz - Nantes (44)
Comment accueillir en internat ? Hier, l’accueil très rapide était pratiqué systématiquement. Aujourd’hui, ça devient l’exception. En effet, les travailleurs sociaux sont désormais partisans de donner le temps à la réflexion dans les admissions d’usagers. Illustration à travers l’exemple d’un établissement qui reçoit des adolescents. Longtemps, les enfants et jeunes en difficulté ont été ...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


SE PROCURER LE LIVRE


« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

Retrouvez les sites

du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
et de mon collègue et ami Didier Dubasque : www.dubasque.org