Réseau empoisonné

C’est vrai, parce que c’est sur internet ? Méfiance !

Décembre 2020 : une accusation de viols d’enfants dans la moyenne section maternelle d’une école de Nantes se répand. Des parents se précipitent, affolés, s’agitant devant les grilles à la recherche d’un rôdeur qui en serait l’auteur. Rapidement les réseaux sociaux mettent en cause le personnel de l’école. Parmi eux, un seul agent territorial spécialisé des écoles maternelles est un homme. Aussitôt, son nom et sa photo sont diffusés sur SNAPCHAT. Sa tête est mise à prix. Puis, c’est au tour de la Directrice d’être menacée, accusée de complicité. Le procureur de la République explique très vite que l’enquête et les examens médicaux menés démontrent qu’aucun enfant n’a été victime d’agression sexuelle, écartant tout soupçon quant au personnel de l’école.

Recette d’une paranoïa

Comment comprendre cette hystérie collective, ce délire contagieux et cette panique fulgurante qui a embrasé tout un quartier, comme une trainée de poudre ? Prenez le fond de pâte d’une rumeur invérifiée. Ajoutez le sel d’une insécurité sanitaire, amplifiée par les théories complotistes. Laissez le levain des réseaux sociaux agir comme une gigantesque caisse de résonnance. Vous obtenez une infox, au poison foudroyant et ravageur. Y a-t-il un antidote ou un vaccin contre ce type d’épidémie ? Oui ! C’est l’éducation aux media incitant à l’esprit critique, à la prudence et à l’identification des sources sur tout ce que véhicule la toile.

 

Jacques Trémintin – Journal de L’Animation ■ n°216 ■ février 2021

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
Lien familiaux Plein-Sud et SAPMN
Vers le rétablissement des liens familiaux Le dispositif français concernant l’enfance maltraitée s’est notablement étoffé à partir de la loi de 1989. La prise de conscience n’était pas si vieille, puisque c’est au milieu des années 80 qu’on assiste à un début de mobilisation tant des professionnels que de l’opinion publique sur cette question.Depuis, les progrès réalisés sont tout à fait...
Un dispositif de prévention précoce: le Relais parental
Quand un placement d’enfants intervient, on se demande souvent comment on aurait pu l’éviter. Mais il est trop tard. Les relais parentaux, eux y pensent avant. Il arrive parfois qu’une famille soit confrontée à une difficulté majeure dans la relation à ses enfants: maladie ou hospitalisation d’un parent, horaire de travail très décalé, brutale montée de tension, difficulté psychologique...
Sillage, réponse face aux incasables
Quelle réponse face aux incasables ? L’exemple de Sillage Le débat à propos des Unités Educatives à Encadrement Renforcé est loin d’être clos. Ce n’est là qu’un nouvel épisode du véritable “ serpent de mer ” qui réapparaît régulièrement. Il y a d’un côté ceux qui veulent innover et proposer des solutions originales pour prendre en charge ces “ incasables ” qui errent de placement en placement, ces ...
Sillage UEER
Une goutte d’eau bien salée dans l’océan de leur vie Comme cela se passe régulièrement à l’occasion de telle banlieue qui s’enflamme ou de tel fait divers qui place au premier plan la violence des mineurs, on assiste à l’éternel débat entre les tenants d’un recours accru à la répression à l’encontre des jeunes délinquants et ceux qui s’y opposent. Il est légitime que face à l’insécurité, le...
Maruéjouls Edith - Egalité filles garçons
dans Interviews
Titulaire d’un doctorat en géographie du genre, Edith Maruéjouls est experte en politiques jeunesse, en lien avec celles de la ville. Elle nous propose de mettre en lumière les stéréotypes sexués, le sexisme et les inégalités réelles qui en découlent, non seulement dans la société française mais avant tout dans les pratiques quotidiennes des espaces de loisirs destinés aux enfants et aux jeunes....
Du nomadisme à la resocialisation
 Utiliser l’itinérance pour stabiliser des jeunes désocialisés : un paradoxe mis en oeuvre par un lieu de vie finistérien et qui marche ! Ribinad signifie en breton « passage étroit », « brèche » ou « bout de chemin ». L’association portant ce nom anime une structure d’accueil non traditionnelle qui accompagne un moment de la vie de jeunes de 14 à 21 ans, en grande difficulté sociale ou ...


Mes livres


En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration


En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 

« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

Retrouvez les sites

du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
et de mon collègue et ami Didier Dubasque : www.dubasque.org