Choqué pour si peu !

« Fuck abstraction » tel est le titre d’un tableau victime d’une aspersion à la peinture noire dont s’est rendu coupable un ex-élu du front national. Qu’est-ce qui a donc pu déclencher l’ire de ce vieux monsieur de 81 ans ? L’œuvre représente un enfant nu agenouillé pratiquant une fellation à un adulte tout aussi dénudé. L’intention est claire, précise et argumentée, paraît-il. Il s’agit d’une protestation contre … l’horreur de la guerre en Ukraine. Le rapport est effectivement limpide ! Je mesure mon inculture absolue en matière artistique. Et j’ose poser une question au-delà de la polémique entre l’extrême droite morale catholique et les défenseurs de la liberté culturelle : quelle corrélation entre le viol de cet enfant et les hostilités guerrières aux portes de l’Europe ? J’avoue ne pas bien comprendre la démarche esthétique consistant à mettre en scène une telle abjection. Cette image terrifiante me donne plutôt envie de vomir … pas vraiment sur ce qui se passe en Ukraine, mais sur la perversité à l’origine de cette peinture et les fantasmes qui conduisent à la regarder. Pourquoi ne pas peindre le visage tuméfié d’une femme … pour dénoncer les violences qui leur sont si souvent faites, pendant qu’on y est ? Ou bien un chien écorché vif pour s’en prendre la maltraitance animale ? Le cadavre démembré d’un accidenté serait aussi du meilleur goût pour évoquer la violence routière. Voilà de quoi alimenter la créativité d’artistes en manque d’inspiration. Non, décidément, mon analphabétisme face à cette production picturale est total. Peut-être, parce qu’elle m’a renvoyé à tous ces mômes que j’ai accompagnés qui avaient révélé avoir été violés. Que c’est prude, vulnérable et mièvre quand même un éducateur en protection de l’enfance !

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
"Toit à moi" ou comment ne plus rester passif
Un groupe de citoyens vient de démontrer que l’action sociale n’est l’apanage ni des politiques, ni des professionnels. Un exemple à suivre. S’il est un public que l’on peut difficilement ignorer, c’est bien celui des sans domicile fixe qui peuple nos centre villes. Ils se postent à la porte des supérettes ou devant les cabines de paiement des parkings, espérant les quelques pièces de monnaie...
Permanence du S.D.J. - Bruxelles
Mais comment se passe concrètement  le travail d’un service social se fixant pour tâche d’accompagner les usagers dans la défense de leurs droits face aux Institutions?  Pour le savoir, nous sommes allés voir sur place.  Nous avons passé quatre heures avec Benoît Van Veirsbilck, assistant social qui tient la permanence du SDJ de Bruxelles tous les après-midi de la semaine de 14H00 à 18H00. S’y...
Ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain
dans Articles
La question du secret professionnel avait déjà fait l’objet d’une polémique autour des violences conjugales. La loi du 30 juillet 2020, adoptée dans la prolongation du « Grenelle » consacré à cette question avait accouché d’une souris. La possibilité donnée aux médecins de lever le secret médical, en cas de danger de mort, était en effet déjà prévue par la législation (voire l’explication en fin de ce ...
Le « pognon » n’est pas « de dingue » pour tout le monde !
dans Articles
Ouvrir de nouvelles places d’accueil en protection de l’enfance (l’ASE fait face dans beaucoup de départements à des centaines d’enfants non placés) ? Donner aux associations de lutte contre les violences faites aux femmes la possibilité de les mettre à l’abri (7 820 offres d’accueil pour 35 700 demandes potentielles) ? Soulager une psychiatrie à l’os (il faudrait 10 000 lits supplémentaires) ? Réduire les ...
Handistar 2004 - Carentoir (56)
Alors que l’été bruisse de festivals de toutes sortes, chaque ville n’ayant de cesse que d’organiser qui des spectacles de rue, qui des représentations de théâtre ou de musiques, le monde du handicap ne pouvait rester inactif. Pour la troisième année consécutive, La Ferme du Monde de Carentoir organise une rencontre festive mettant en scène des spectacles montés par des acteurs porteurs de...
Beaury Jérôme - Tomber le masque
dans Interviews
Quand il faut tomber le masque… Comment assumer un passé d’enfant placé ? Jérôme Beaury nous explique le cheminement qui lui a fait passer de la publication de son récit de vie sous un pseudonyme à l’officialisation de son identité. Qu’est-ce qui vous a amené à révéler que derrière le pseudonyme de Pierre Duhamel, il y avait Jérôme Beaury ?Il y a un temps pour tout : un temps pour se protéger et...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

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du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
et de mon collègue et ami Didier Dubasque : www.dubasque.org