Dépasser les perturbations

Dans leur quotidien professionnel, les assistantes de service sociale doivent faire face à toutes les détresses liées à la précarité du marché du travail, à la fragilité des ressources, aux dettes que l’on ne peut honorer, aux dépenses inattendues, aux difficultés à faire valoir ses droits, aux ruptures du versement des aides sociales, à l’imbroglio administratif pour les solliciter, au manque de logements sociaux, aux ruptures conjugales, aux problèmes familiaux … Autant d’épreuves qu’elles accompagnent aux côtés des usagers, pour leur permettre d’y faire face. Jusque-là, elles s’appuyaient sur l’observation de leurs réactions. Les indices fournis par la communication non-verbale leur permettaient de décoder leur état d’esprit, de mesurer leur degré de disponibilité, d’évaluer leur capacité de mobilisation : moues, mimiques, tressaillement du visage, mouvement des lèvres, ton de la voix étant autant d’indicateurs les guidant. Dorénavant, non seulement la crise sanitaire se double d’une amplification de la crise sociale, la plupart des problématiques des usagers s’en trouvant aggravée. Mais le riche savoir-faire et savoir-être déployés depuis toujours se heurtent à un obstacle inattendu. Le port du masque et l’usage immodéré du téléphone perturbent des interactions rendues bien plus complexes à décoder. Sur le pont pour assurer leur mission, leur travail est confronté à d’improbables efforts de compensation et d’adaptation partagés par toutes les professions de relation d’aide.

Jacques Trémintin – LIEN SOCIAL ■ n°1297 ■ 08/06/2021

 

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PédagogieS
Entre transmission et construction du savoir, la pédagogie en question Qu’est-ce qui distingue la pédagogie traditionnelle des pratiques alternatives ? En quoi s’opposent-elles ? Qu’ont-elles d’innovantes ? Quelles sont leurs limites ? Essayons d’y voir un peu plus clair.   L’étymologie du terme pédagogie vient du grec ancien paidagogós, composé de paidos (enfant) et de gogía (mener ou conduire). Ce ...
Le SEMO
Entre AEMO et internat, un dispositif original : le SEMO Il arrive parfois que la situation d’une famille soit trop dégradée pour qu’une simple aide éducative soit suffisante, mais pas assez pour qu’un placement soit nécessaire. Et pourtant le seul choix se situe entre ces deux solutions, au risque d’agir trop fort... ou pas assez. D’autres solutions sont pourtant possibles. Les SEMO du ...
Ecole ouverte Stockfeld - Strasbourg (67)
Qu’est-ce qu’on fait pendant les vacances ? Et si on allait au collège ? « L’école ouverte » : cette initiative a été lancée en 1991 en Ile de France et progressivement élargie à tout le territoire. Son principe de fonctionnement réside dans l’ouverture des collèges et lycées les mercredi et samedi pendant l’année scolaire et durant les vacances, aux jeunes des quartiers en difficulté. S’y mêlent ...
Le Bel espoir : le retour
dans Articles
S’il est bien un nom mythique dans le travail social, c’est celui du « Bel espoir ». Pionnière, en un temps où emmener naviguer des personnes en difficulté pouvait paraître incongru, cette association est aussi le symbole de la créativité atemporelle du travail social C’est une corvette, construite en 1944 au Danemark, que rachète en 1968 le Père Jaouen, co-fondateur de l’Aumônerie de la jeunesse ...
Lecomte Jacques - Le monde va mal
dans Interviews
« Il faut s’inspirer des progrès réalisés, pour aller encore plus loin » Rencontre avec Jacques LECOMTE, psychologue, conférencier, auteur Quand Jacques Lecomte publie son dernier ouvrage, des critiques l’accusent de l’avoir écrit depuis les baléares. Pourtant, ce psychologue positif n’a fait que reprendre des publications officielles de l’ONU, de l’UNICEF, du FAO démontrant l’état du monde....
Minibus Keravel
L’animation hors les murs Être jeune en milieu rural, c’est se confronter aux difficultés de mobilité. Pas facile de parcourir des dizaines de kilomètres sur les routes de campagne, sans être dépendants de ses parents. Le Centre Keravel de Plougasnou (Finistère) a expérimenté un dispositif original qui pourrait bien faire école. Pierre Mesguen se saisit de son téléphone à plusieurs reprises et y tapote ...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

Retrouvez les sites

du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
et de mon collègue et ami Didier Dubasque : www.dubasque.org