SCIENCES HUMAINES
Pourquoi on ne peut pas dire merde?
MESSINGER Joseph et Caroline, Flammarion, 2007, 302 p.
Les mots ne sont pas faits uniquement de vent et de sons, pas plus qu’ils ne sont seulement des outils d’expression. Ce sont aussi des vecteurs d’émotion trahissant les sentiments, les humeurs et la vision de l’existence. Joseph et Caroline Messinger expliquent que leur (mes)usage peut conforter les bons et mauvais choix de vie : « si parler n’est pas agir, la parole demeure le fondement de l’action humaine » (p.13). Le discours conditionne l’image que l’enfant a de lui-même, sa capacité
Psychologie de l'enfant
Jean-François VEZIN, Edition L'Harmattan, 1994, 273 pages.
Les découvertes contemporaines sur le développement de l'enfant ont profondément bouleversé les connaissances qu'enseignaient dans ce domaine les grands classiques de la psychologie (Freud, Piaget, Wallon...). Ces découvertes soulignent que la vie psychique de l'enfant est beaucoup plus riche que ne le laissaient supposer les conceptions précédentes, au point de les renouveler profondément. Il était donc important de publier un panorama complet de la connaissance que l'on a
La dérive idéologique de la psychiatrie
LABOURET Olivier, érès, 2008
Notre société, nous explique Olivier Labouret, a connu ces dernières décennies de profondes mutations : repli sur soi, hédonisme, surinvestissement du corps et de la vie imaginaire, valorisation de la performance, développement de la communication virtuelle et instantanée… Cette individualisation envahissante, pour être attenante à l’aspiration démocratique, a néanmoins de nombreux effets pervers. La montée des frustrations, tout d’abord : la jeunesse, dont l’existence est vidée de sens et qui tantôt se conformeLa pratique du packing avec les enfants autistes et psychotiques en pédopsychiatrie
DELION Pierre & all, érès, 2007
L’enfant en sous-vêtements s’allonge sur un lit. Il est enveloppé très rapidement de linges mouillés à l’eau froide, préalablement essorés. Le froid ne tarde pas à l’envahir. L’espèce humaine est homéotherme. Son organisme identifie aussitôt tout refroidissement qui menace la température centrale stable qui lui est vitale. S’enclenche alors un mécanisme qui lui permet d’accroître la production de chaleur. L’enfant, saisi par la désagréable sensation de refroidissement, se réchauffe au cours de l’heure qui
150 petites expériences de psychologie pour mieux comprendre l’autre sexe
CICCOTTI Serge, Dunod, 2008, 294 p.
Des millénaires durant, les différences entre les sexes ont servi de prétexte pour asservir les femmes. Serge Ciccotti relève le défi d’établir ce qui les distingue, sans pour autant tomber dans le sexisme ou la justification des discriminations. Il s’appuie, pour cela, sur les nombreuses expérimentations qui ont eu lieu, à travers le monde, pour tenter d’établir statistiquement des distinctions signifiantes. Il a d’abord recours à la physiologie. Ainsi, constate-t-on que les femmes se réveillent deux fois
Pascal, Frida Khalo et les autres… ou quand la vulnérabilité devient force
GARDOU Charles, érès, 2009, 222 p.
Notre société valorise l’intelligence, la beauté et la réussite, en laissant croire qu’elles seraient à la portée de tous, pourvu qu’on prenne la peine de les rechercher. Cette dictature de la performance tend à ignorer la véritable nature de la condition humaine : « l’humanité, qui se voudrait forte et éternelle, fait un bruit de porcelaine brisée » explique Charles Gardou, en rappelant que l’Homme est toujours menacé d’endommagement, de dégradation et de ruine. Rien n’est définitivement acquis, tout se
Les troubles du comportement: où est l’embrouille?
FORGET Jean-Marie, éditions érès, 2008,150 p.
Il est très courant de médicaliser ou de psychiatriser les manifestations de l’enfant qui nous dérangent ou nous bousculent. Cela a l’immense avantage de nous éviter d’avoir à nous poser la question de ce qu’elles peuvent bien signifier. Jean Marie Forget nous met en garde contre un traitement qui aboutirait à une catégorisation rigide de fragilités qui ne sont, le plus souvent, que transitoires. Ces troubles du comportement posent la question du lien entre la pensée et l’agir, entre le singulier
Sigmund est devenu fou et Freud a tout faux
POMMIER René, éditions de Fallois, 2007,186 p.
Il est des théories que l’on croyait bien ancrées, jusqu’à ce qu’un regard décalé instille doute et incrédulité. René Pommier a relu de façon critique les théories de Sigmund Freud, sur l’interprétation des rêves. On en ressort confondu : comment une telle somme de fariboles a-t-elle pu se perpétuer ? Pour Freud, l’activité onirique constitue la voie royale de l’accès à l’inconscient. Ce qui était jusque là le monopole des mages et des sorciers, devint une discipline à part entière de la
Le tueur sur un canapé jaune. Les rêves et la mémoire traumatique
LEMPERT Bernard, Seuil, 2008, 369 p.
Bernard Lempert est psychothérapeute. L’un de ses outils de travail, c’est l’interprétation des rêves. S’il rend hommage à l'innovation majeure que constitua le travail de Freud sur la question, il reconnaît tout autant qu'il s'agit là d'une construction tout à fait arbitraire : « La découverte est historique, mais l’échafaudage conceptuel est brinquebalant » (p.263). Sa propre approche se veut bien plus humble. La symbolique ne s’apprend pas, explique-t-il, elle se découvre. Il n’y a pas de science des
La confiance en soi de votre enfant
GEORGE Gisèle, Odile Jacob, 2007, 227 p.
Ici, pas de plongée dans le complexe d’Oedipe ou le refoulement des pulsions. On est dans l’ici et le maintenant. L’auteur fonde toute sa démonstration sur le rôle joué par la confiance en soi, dans l’épanouissement de l’enfant. Il y a progression, quand il y a une juste estime de soi. Mais, dès qu’il y a doute (une multitude de facteurs peut y contribuer), l’enfant est mal à l’aise dans ses relations sociales. Il se croit constamment jugé par le regard négatif des autres. Ses apprentissages des