Des garçons et des cirques. Mineurs délinquants en centre éducatif renforcé

Lionel LEROI, éditions du Sextant, 2007

Les centres éducatifs renforcés ont déclenché à leur création méfiance et rejet. Aujourd’hui, ils sont environ 70 à proposer des supports pédagogiques plus ou moins originaux. A l’image de l’association « L’étape » qui a renoncé à des concentrations qui, par expérience, s’avèrent souvent explosives. Leur choix s’est porté sur le placement individuel : chaque adolescent est confié à l’un des douze cirques ambulants partenaires. L’activité y est très physique : montage et démontage des chapiteaux

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Jeunes dangereux, jeunes en danger

Thomas SAUVADET, Dilecta, 2006, 190 p.

Qu’ils soient diabolisés ou victimisés, les jeunes de la cité sont souvent renvoyés à une entité supposée homogène surdéterminée par la précarité et la déviance. Pour l’auteur, il s’agit là d’une vision simpliste et réductrice. Certes, les « trente piteuses » marquent une rupture avec les « trente glorieuses » : installation d’un chômage structurel, précarisation des contrats de travail, montée de la marginalisation et de l’exclusion, désyndicalisation et dépolitisation, concentration des plus pauvres

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Prévenir la délinquance dès la petite enfance

Sous la direction de Catherine BLATIER, L’Harmattan, 2006, 240 p.

La majorité des délinquants cesse ses transgressions avec le temps, suite à un évènement à forte valeur émotionnelle, à une rencontre affective ou à la naissance de leur enfant. Cette extinction naturelle justifie que l’on déploie à leur égard une tolérance d’autant plus grande que 90% de leurs passages à actes relève de conduites d’occasion ou transitoires. Quant à la délinquance persistante ou de condition, l’arsenal répressif a pour effet d’atténuer ni son importance ni sa

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Faut-il avoir peur de nos enfants? Politiques sécuritaires et enfance

Sous la direction de Gérard NEYRAND, La Découverte, 2006, 126 p.

La prévention de la délinquance des mineurs s’abreuve à deux sources distinctes. On peut choisir d’incriminer les conditions socio-économiques, en considérant qu’elles sont à l’origine de l’émergence de l’essentiel des conduites transgressives. Toute autre est la responsabilisation les familles, désignées comme garantes du respect par leurs enfants des règles sociales. La première approche privilégie la compréhension des causes de la délinquance et la recherche de moyens pour

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Délit de jeunesse: la justice face aux quartiers

Isabelle COUTANT, La Découverte, 2005, 326 p.

Issu d’une thèse de sociologie, cet ouvrage échappe au ton convenu qu’adopte parfois cet exercice académique et réussit à passionner d’un bout à l’autre. Le secret de sa réussite tient peut-être dans la proximité qu’il maintient avec les personnages qui le peuplent et dans la rigueur et la pertinence des analyses qu’il propose. Réalisé à partir d’enquêtes de terrain tant auprès d’une Maison de la justice et du droit que d’un dispositif d’insertion par le Bafa piloté par la PJJ, il nous fait

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CER, CEF… Contenir pour reconstruire pas à pas

Cahier de l’Actif, n°336/337, juin 2004

La tentation d’enfermement des mineurs délinquants multirécidivistes a émergé dans un contexte largement marqué par la réaffirmation d’une préoccupation de sécurité physique et matérielle menacée par des comportements asociaux parfois très inquiétants. Les institutions se sont trouvées en échec dans la prise en charge de ce public, les équipes éducatives spécialisées n’arrivant plus à contenir ses comportements. La réaction de l’Etat s’est alors orientée vers un durcissement de la législation

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Centre fermé, prison ouverte. Luttes sociales et pratiques éducatives spécialisées

Yann LE PENNEC, L’Harmattan, 2004, 112 p.

Il est toujours intéressant de resituer le moment présent dans une perspective historique. Cela permet soit de relativiser l’innovation de certaines mesures soit d’éclairer l’échec probable d’autres décisions à partir des fiascos passés. C’est ce que nous propose Yann Le Pennec qui rappèle que la filiation de l’éducation spéciale pour les mineurs coupables ne se remonte pas à l’ordonnance de 1945 mais au Code criminel révolutionnaire de 1791 qui instaura les principes du discernement, de l’excuse de

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Enfermer ou éduquer? Les jeunes et la violence

Jean-Marie PETITCLERC, Dunod, 2004, 152 p.

Face à la vague sécuritaire qui monte, il ne faut pas bouder notre plaisir quand un livre vient s’inscrire à contre-courant. Celui de Jean Marie Petitclerc fait partie de ceux-là. A chaque fois que la société se fait déborder par des fractions de sa jeunesse, explique-t-il d’emblée, on voit fleurir des propositions d’enfermement des adolescents les plus turbulents. C’est là une solution d’apparence facile et séduisante qui trouve un large écho. L’expérience nous a montré que cela ne provoquait que

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Sociologie de la délinquance et de la justice pénale

Jacques FAGET, érès-Jeunesse et droit, 2002, 152 p.

Pendant longtemps, les sciences humaines restèrent bridées par le dogme catholique et la censure politique. C’est encore plus vrai pour la sociologie criminelle qui mit bien du temps à se détacher de la peur et de la fascination qu’inspire le crime et à trouver une approche objective. C’est Durkheim qui en pose les bases : « il ne faut pas dire qu’un acte froisse la conscience commune parce qu’il est criminel, mais qu’il est criminel parce qu’il froisse la conscience commune. Nous ne le

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Le jeune délinquant

Sous la direction de François MARTY, Payot, 2002, 365 p.

Comment parlait-on de la délinquance juvénile, il y a de cela cinquante ans ? François Marty nous propose ici sept textes de psychanalystes. Certains d’entre eux analysaient cette réalité comme le produit, avant tout, d’une perversion à caractère anti-social. Ainsi, Fritz Wittels (1880-1950) de relier le vol à l’attente désespérée du lait de la mère ou la kleptomanie à une forme indirecte de la masturbation ou encore attribuant le crime à un ancrage au stade phallique (sic). D’autres

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