Le grand truquage, comment le gouvernement manipule les statistiques

DATA Lorraine, La découverte, 2009, 180 p.

Rédigé par un groupe de fonctionnaires, que le devoir de réserve oblige à rester anonymes, cet ouvrage montre comment les statistiques officielles posent autant d’interrogations qu’elles apportent de réponses. Comment expliquer une telle défiance ? Il y a d’abord une société hyper médiatisée qui contraint à livrer son message en vingt secondes. Il y a ensuite cette quantofrénie, maladie contagieuse consistant à croire que les chiffres parlent d’eux-mêmes et donnent le sentiment de maîtriser son

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Le nouveau bonheur français ou le monde selon Disney

BELMESSOUS Hacène, L’Atalante, 2009, 154 p.

L’expérience du val d’Europe constitue une singularité à l’échelle d’un complexe d’urbanisation. Quand Marne la vallée émerge, en 1971, le rêve de la cinquième ville nouvelle de la région parisienne se fracasse contre la crise qui survient dans les années qui suivent. C’est la signature en 1987 de l’accord avec Disney, ses 30.000 emplois et 915 millions d’ € de chiffre d’affaire espérés, qui la sauve. Le marché passé est un modèle de bienfaisance de la puissance publique à l’égard de l’univers

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La prison dans la ville

HERZOG-EVANS Martine (sous la direction), érès, 2009, 134 p.

Les relations entre la prison et la ville sont marquées par des logiques d’opposition, chaque univers se tenant à l’écart de l’espace voisin, mélange d’occultation et d’ignorance réciproques. La stigmatisation des justiciables incarcérés semble coller tant aux bâtiments qu’aux personnels qui y travaillent. Si on a beaucoup écrit sur la prison, aucun urbaniste n’a jamais étudié son impact architectural. Le châtiment privilégié fut longtemps le supplice physique. La peine privative de

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Mais, qu’est-ce qui passe par la tête des méchants?

Michel Fize, Marabout, 2009, 222 p.

La méchanceté est intemporelle et universelle. Aussi loin que s’étend la mémoire humaine, elle a fait partie des comportements de notre espèce. Ruse, manipulation, raillerie, calomnie, démagogie, domination, humiliation… tout est bon pour se montrer malfaisant. Les animaux en sont exempts, car pour se comporter ainsi, il faut se complaire dans le mal. L’intentionnalité et la préméditation seraient donc les conditions d’une perversité qui fait adopter une attitude méchante, véritable intelligence de

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L’art d’être bon. Oser la gentillesse.

EINHORN Stefan, Belfond, 2008, 221 p.

On dit couramment de quelqu’un qu’il est gentil, quand on le trouve un peu niais ou naïf. Pourtant, il semble, à en croire l’auteur, que la prédisposition à la compassion et à l’altruisme fasse partie de notre héritage génétique sélectionné au cours de l’évolution. La bienveillance à l’égard d’autrui, ne serait-ce que parce qu’elle induit la réciprocité, constitue l’une des meilleurs chances de survie pour l’espèce humaine. Nous avons tout à gagner à être bon envers celles et ceux qui nous entourent et

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Démocratie: le devoir d’éducation

LE PENNEC Yann, L’Harmattan, 2008, 123 p.

Pendant longtemps, la société traditionnelle proposa à ses membres un parcours très balisé, avec des rites de passage qui inculquaient la soumission aux règles sociales. Une autorité théocratique s’exerçait de façon verticale, sans délais et sans contestation possible. La modernité a promu un individu singulier, doté d’une grande capacité à l’autonomie, à l’autodétermination et au jugement personnel. Pourtant, il est bien une réalité qui s’impose aujourd’hui comme hier : c’est l’immaturité biologique

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Purifier et détruire. Usages politiques des massacres et génocides

Jacques SEMELIN, Seuil, 2006, 491p.

Comprendre les bourreaux et entrer dans leur logique, c’est prendre le risque de leur trouver des circonstances atténuantes et de finir par pardonner leurs crimes. Mais, refuser de les comprendre, c’est admettre leur triomphe posthume, en présumant que l’intelligence à faire le mal serait plus forte que celle à en percer les mystères. Pour autant, « tout se passe comme si plus les chercheurs s’approchent du noyau fondamental de la cruauté humaine, plus ils se trouvent confrontés à une sorte de ‘trou noir’

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La tyrannie de la pénitence. Essai sur le masochisme occidental

Pascal BRUCKNER, Grasset et Fasquelle, 2006, 259 p.

Le « devoir de mémoire » tout comme la « repentance » sont devenus au cours des dernières décennies quasiment incontournables : il ne serait pas concevable de continuer à vivre autrement qu’avec la tête couverte de cendres ! Dans cet essai polémique, Pascal Bruckner revisite ces concepts, sans craindre de faire grincer bien des dents. Chacun y trouvera de quoi s’irriter ou se conforter dans ses convictions. Reste la dénonciation d’une idéologie laïque qui a remis au goût du jour la vieille

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Jamel le CRS. Révélations sur la police de Sarkozy

Jamel BOUSETTA, éditions Duboiris, 2007, 178 p.

« Même si nombre de policiers sont des types extraordinaires » affirme Erik Blondin, secrétaire général du Syndicat de la police nationale, « les actes et propos racistes, les violences illégitimes, l’arrogance et les provocations, les insultes et les menaces envers les citoyens »  non seulement « sont monnaie courante », mais « ces dérives sont couvertes par l’institution » (P.9). La préface à l’ouvrage de Jamel Bousetta ne fait pas dans la dentelle. Le récit de l’auteur, non plus. L’itinéraire

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Police de proximité. Nos politiques de sécurité

Sebastian ROCHE, Seuil 2005, 310 p.

L’insécurité et le sentiment qui l’accompagne a progressivement occupé le devant de la scène depuis le début des années 1970. Sebastian Roché, qui fut le premier à en parler en 1993, à une époque où ces questions étaient rejetées au rang de pur fantasme, nous propose dans son nouvel ouvrage un état des lieux sans concessions : le taux d’élucidation des crimes et délits est aujourd’hui de 26,5% contre 51% en 1950. Pour cent délits commis, cinquante sont portés à la connaissance de la police, douze sont

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