Livres
Pour un manifeste du convivialisme
CAILLÉ Alain, Ed. Le Bord de l’eau, 2011, 117 p.
Dans notre société en crise, malgré un idéal dominant fait d’harmonie et de consensus, ce qui l’emporte c’est l’opposition et la division. Rien de plus normal, tant les points de vue, les intérêts et les désirs entre les êtres humains sont nécessairement différents et a priori divergents. C’est grâce aux autres et contre eux que chacun se valorise et donne du sens à son existence. C’est en dialectisant et en canalisant ces conflits qu’on peut éviter qu’ils ne se transforment en guerre de tous
L’économie du bonheur
« Et si l’économie nous parlait du bonheur? Des indicateurs de prospérité citoyenne »
MACHAIR Laure, Ed. Couleur Livres, 2013, 106 p.
« Ce qui compte ne peut pas toujours être compté et ce qui peut être compté ne compte pas forcément ». Le paradoxe d’Easterlin illustre fort bien cette affirmation d’Albert Einstein, en démontrant combien l’accroissement des ressources financières améliore le sentiment de
L’idée même de richesse
CAILLÉ Alain, Ed. La découverte, 2012, 143 p.
L’idéal qui régit notre monde est celui de la richesse, sans que l’on sache toujours bien comment la définir. Son identification est assez systématiquement réduite étroitement au champ monétaire : est riche celui qui possède beaucoup d’argent. On n’y intègre jamais ni le bien-être vécu, ni la qualité des relations humaines ou la santé, pas plus que la vertu écologique, la correction politique, le goût de l’innovation ou la créativité etc… Seule leur traduction consumériste en termes d’efficacité
Un matin de septembre Nathanaël nous a quittés
SAUZET Gérard et Catherine, ed. Publibook, 2013, 252 p.
Il y a plusieurs raisons pour lesquelles le lecteur ne doit pas manquer le livre de Gérard et Catherine Sauzet. Ce n’est pas seulement parce que ce récit est profondément poignant, vous saisissant aux tripes et ne vous lâchant plus avant la dernière page. Ici, pourtant, aucune sensiblerie, ni mièvrerie donnant dans un quelconque pathos. Juste un document particulièrement puissant et authentique faisant simplement appel à ce qu’il y a de plus universel : l’empathie. Ce n’est pas non plus
Nous sommes la meute pas le troupeau
BOURGUIGNON Sandrine, Ed. Sulliver, 2013, 163 p.
Sandrine Bourgignon signe ici un roman sur l’adolescence et le désespoir, tout autant que sur le désespoir adolescent. Son récit plonge au plus profond de cet âge incertain et vulnérable que guette toujours la tentation suicidaire. Décrire le cheminement de l’un des ces ados, c’est risquer la généralisation abusive tout en captant ce qu’un destin singulier renvoie du mal de vivre potentiel de toute une génération. Heureusement, l’immense majorité des jeunes va bien. Ce qui n’empêche nullement
Vivre en mourant
HITCHENS Christopher, Ed. Climats, 2013, 121 p.
« Ave Caesar morituri te salutant » (« Salut César, ceux qui vont mourir te saluent ») déclamaient les gladiateurs de l’empire romain, avant de commencer à s’entretuer dans l’arène. Cela ressemble un peu à cet ultime livre que Christopher Hitchens, atteint d’un cancer incurable, a destiné à ses lecteurs, juste avant de décéder. Il est difficile de se représenter ce que peuvent vivre les mourants, parce qu’ils ne sont plus là pour le décrire. Aussi, le témoignage de ceux qui écrivent, jusqu’à
Voir les lilas refleurir
Vaillant Maryse, Ed. Albin Michel, 2013, 151 p.
Il est particulièrement émouvant de lire ce livre que Maryse eut la lucidité et le courage de terminer, un mois avant de nous quitter. Elle nous laisse là un magnifique témoignage plein d’humanité et d’espoir. Comment réussir à vivre avec ce qui ne guérira pas et qui va devenir de plus en plus envahissant ? Si, pour chacun, le compte à rebours est enclenché, la mort nous touche surtout quand elle concerne nos proches. A l’annonce de son premier cancer, l’auteur explique qu’elle s’est résignée
Face à la délinquance. Un regard novateur sur la prévention de la récidive
DELAMOTTE Danielle et TOURNEBISE Thierry, Ed. L’Harmattan, 2012, 139 p.
Quand une Conseillère d’insertion et de probation rencontre un thérapeute pour parler de délinquance, naît un ouvrage articulant une pratique imprégnée par une réalité parfois bien éprouvante et une conceptualisation théorique aidant à mieux comprendre ce même quotidien. Danielle Delamotte nous décrit avec précision sa fonction au sein de l’administration pénitentiaire et le paradoxe auquel est confronté le service pénitentiaire d’insertion et de probation auquel elle
Comment la France fabrique ses délinquants
GRANDADAM Louis, Ed. Bayard, 2013, 407 p.
L’ouvrage de Louis Grandadam constitue une véritable mine d’informations à la fois passionnantes et particulièrement bien documentées. L’auteur nous propose toute une série de reportages qui dressent un état des lieux d’une grande pertinence sur le traitement de la délinquance des mineurs. Les acteurs et spécialistes que le journaliste est allé rencontrer témoignent d’une dangereuse régression : en l’espace de quelques décennies, notre pays est passé de la protection de l’enfance en danger à la
Les sorties de la délinquance. Théories, méthodes, enquêtes
MOHAMMED Marwan (sous la direction), Ed. La Découverte, 2012, 391 p.
On s’intéresse bien peu aux jeunes délinquants, quand ils décident de décrocher. Parce que, sans doute, ils ne viennent plus flatter le réflexe sécuritaire. C’est vrai qu’ils constituent pour la criminologie une énigme. L’idée reçue est trop prégnante qui veut que la délinquance adulte soit le prolongement automatique de la délinquance adolescente. Pourtant, on ne reste pas délinquant toute sa vie. C’est ce que démontrent, avec brio, une vingtaine de chercheurs européens et