Livres
Eloge de la parole
Philippe BRETON, La découverte, 2003, 192 p.
« La parole humaine contient potentiellement, depuis l’origine, la possibilité d’être au service de plus d’humanité, d’un lien social plus symétrique, plus respectueux de l’autre et plus doux à vivre » Philippe Breton a consacré son dernier ouvrage à l’un des outils les plus utilisés par l’être humain en général, et singulièrement par les professionnels de la relation d’aide. L’auteur en convient, la parole peut servir autant à s’exprimer, convaincre et informer (ce sont même là ses trois formes
Les éternels adolescents. Comment devenir adulte
François LADAME, Odile Jacob, 2003, 220 p.
On sait que l’adolescence est un passage entre l’enfance et l’âge adulte et qu’il n’est recommandé n’y de s’y arrêter, ni de le contourner. Mais, qu’est-ce qui caractérise la fin de cette période de vie et l’entrée dans le monde adulte ? C’est à cette question que répond ici l’auteur en insistant tout particulièrement sur les modalités qui permettent le mieux cette transition. Conditions internes d’abord (sentiment d’identité et de sécurité existentielle, assises narcissiques suffisantes, rapport
Le premier lien. Théorie de l’attachement
Blaise PIERREHUMBERT, Odile Jacob, 2003, 416 p.
L’individuation de l’enfant se réalise par combinaison du maintien solide des ses attaches et par son ouverture vers le monde extérieur. Ce n’est que lorsque ses besoins de proximité sont satisfaits qu’il peut s’éloigner de la figure qui le sécurise pour explorer ce qu’il ne connaît pas. La théorie de l’attachement a connu ces cinquante dernières années un étonnant succès. C’est vrai qu’elle s’est avérée féconde pour mieux comprendre le développement de l’être humain. Une conception, quelle
Tout ce que vous ne devriez jamais savoir sur la sexualité de vos enfants
Marcel RUFO, édition Anne Carrière, 2003, 268 p.
Il est généralement admis que la sexualité des parents doive rester inconnue aux enfants. Ce qui se passe dans le secret de l’alcôve ne les regarde pas. Il est moins fréquent d’entendre que la sexualité des enfants doit, elle aussi, échapper à la connaissance parentale. Le célèbre pédopsychiatre marseillais le proclame haut et fort : cette activité humaine doit être placée sous le signe du plus grand respect et de la plus grande pudeur. Car, elle constitue l’un des axes essentiels de la
Défi à la pudeur. Quand la pornographie devient l’initiation sexuelle des jeunes
Gérard BONNET, Albin Michel, 2003, 230p.
La sexualité a toujours constitué le moyen par excellence pour faire pièce aux tendances destructrices et mortifères de l’être humain. Mais si l’érotisme se situe du côté de l’amour, la pornographie penche, quant à elle, du côté de la prostitution. Et, en la matière, notre société est devenue exhibitionniste : le déferlement du X concerne les chaînes de télé (en 2002, elles ont diffusé 943 films de cette catégorie), 30% des cassettes vidéo louées, sans oublier une publicité aux messages de plus en plus
Mais où est donc passé l’enfant?
Françoise PETITOT, Denise BASS, Pascale MIGNON, Denis COLLOT, érès, 2003
Le droit des mineurs, a commencé par expliquer l’historienne Françoise Testard, lors des journées organisées par le GRAPE, à Toulouse en janvier 2003, est apparu avec le code civil Napoléon en 1810. Mais, très longtemps, la nécessité de le protéger se mêlera à celle de le punir et la famille (pauvre de préférence) sera mise en accusation, et jugée responsable, sans que la société, ni l’Etat ne se remettent jamais en cause. Françoise Petitot, psychanalyste, confirmera que
Une enfance en enfer
Jean FAYARD, Le Cherche Midi, 2003, 282 p.
Ce que Jean Fayard nous décrit de son enfance est proprement hallucinant. On a du mal à imaginer qu’un homme victime à ce point de l’acharnement et de la violence aie pu survivre sans devenir un psychopathe assoiffé de vengeance. Jugeons-en plutôt. Sa vie commence dans un réduit puant la saleté et les déjections humaines. Son père, imbibé d’alcool, fait régner la terreur à la maison. Sa mère, ne vit que dans la haine de ses enfants. Incapable de subvenir à leurs besoins, elle les contraint à faire
Sans père, ni repères...
Catherine LEHOUX-FLEURY, éditions Bouchène, 2003, 97 p.
Il est des destins qui peuvent paraître, au premier abord, marqués par le sceau de la fatalité, l’idée d’une reproduction intergénérationnelle quasi-automatique de la maltraitance restant encore vivace. Pourtant, si l’on sait qu’il est possible d’échapper au pire, trop souvent les seules illustrations qui émergent sont celles de la perpétuation du malheur. C’est parce qu’il démontre le contraire, que le récit de Catherine Lehoux-Fleury est si précieux. Ce qu’elle nous décrit de son
Les blessures psychiques. La force de revivre
Gustave-Nicolas Fischer, Odile Jacob, 2003, 272 p.
Viols, guerres, massacres, agressions : la simple description des faits est défaillante et le langage est réducteur pour saisir ce qu’est une vie brisée. D’autant qu’il n’y a pas de corrélation automatique entre l’intensité d’une violence subie et le choc psychique que celle-ci peut provoquer. Les dégâts commis, s’ils peuvent être mesurés au plan physique, peuvent aussi causer, même si c’est moins visible, des dommages psychologiques bien plus considérables encore. Le traumatisme crée alors
Je vous demande le droit de mourir
Vincent Humbert, éditions Michel Lafon, 2003, 188 p.
Le tapage médiatique qui a accompagné la parution de ce livre (un bandeau annonçant d’une manière particulièrement racoleuse que son auteur ne vivrait peut-être plus au moment de la mise en vente de son récit) avait de quoi provoquer une certaine méfiance, quant à la lecture d’un tel ouvrage. Et puis, ce que l’on découvre dans ces pages s’avère d’une grande pudeur et d’une force émotive intense. Après tout, au-delà des discussions de salon, animées par des gens plein de vie et bien portant