Livres
Les sectes
Alain VIVIEN, Odile Jacob, 2003, 252 p.
500.000 personnes seraient concernées par le développement du sectarisme : adeptes, repentis, mais aussi victimes collatérales (familles, enfants, ...). Des116 groupes identifiés par les renseignements généraux en 1982 aux 172 répertoriés en 1995, des 300 dénoncés par les associations de défense aux 800 constatés par les spécialistes catholiques, peu importe leur importance numérique, ce qui compte, c’est de connaître leur mode d’approche. Chacun semble avoir sa cible privilégiée (couches moyennes ou
Le retour de l’intolérance. Sectarisme et chasse aux sorcières
Bernard LEMPERT, Bayard, 2002, 304 p.
L’ouvrage de Bernard Lempert apparaît comme le grain de sable politiquement incorrect. Son argumentation vient bousculer bien des certitudes parfois un peu simplistes. L’auteur n’y va pas par quatre chemins : les mouvements sectaires sont traités comme l’ont été les mouvements hérétiques d’autrefois. Seule différence : aux persécutions physiques ont succédés les procédés d’exclusion. Se trouve-t-on là face à une défense et illustration de la liberté religieuse tant prônée par les sectes ? Mais non
L’administrateur ad’hoc
Fondation pour l’enfance, érès, 2002, 114 p.
Ce petit ouvrage permet de comprendre le rôle et les enjeux de cette fonction qui a pris beaucoup d’importance dans le cadre de la protection de l’enfance. Un mineur est considéré comme incapable juridiquement et doit dont être représenté en justice. C’est naturellement son administrateur légal (ses parents ou en cas de disparition de ceux-ci, son tuteur) qui joue ce rôle. Mais, dans certaines circonstances, cela ne peut pas se faire : quand les intérêts des parents s’opposent à ceux de l’enfant
Guide des aides aux élèves en difficulté. Adaptation et intégration scolaire
Dominique de PESLOUAN et Gilles RIVALLAND, ESF, 2003, 127 p.
Trop souvent, on préjuge la difficulté scolaire à l’aune de sa problématique individuelle au détriment de l’inadéquation de l’institution. Pourtant, très tôt, l’école a tenté de s’adapter à ceux de ses élèves qui bloquaient dans leur approche du savoir. Dès 1909, une loi prévoyait la création des classes de perfectionnement. La recherche a permis de distinguer différents niveaux de difficultés dans les mécanismes d’apprentissage. Difficulté d’ordre instrumental tout d’abord
Les pièges de la mixité scolaire
Michel FIZE, Presse de la renaissance, 2003, 274 p.
L’école va mal. Sont fréquemment mis en accusation des savoirs trop abstraits et indigestes, des programmes trop lourds, des rythmes trop élevés. A-t-on jamais pensé à mesurer les effets délétères de la mixité ? Question provocante s’il en est, tant la cohabitation des filles et des garçons semble s’imposer comme une évidence démocratique et égalitariste. Pourtant, à y regarder de plus près, la qualité des relations entre les deux sexes et l’efficacité des performances scolaires ne gagnent
Apostrophes. Légendes du travail social
Gérard Chalut-Natal, Coriance éditeur, 2003, 240 p.
Psychosociologue, Gérard Chalut-Natal intervient régulièrement dans le secteur sanitaire et social auprès d’équipes de professionnels. Il a pris l’habitude, à la suite de ces rencontres, de prendre beaucoup de notes. Ce sont ces moments d’écriture issus de groupes par essence éphémères, qu’il nous propose ici, présentés sous forme tantôt de textes très longs et d’autres très courts, chacun étant l’occasion de propos qu’il laisse à la sagacité du lecteur, libre de s’en saisir ou non. Tout
La spirale ascendante. Faire reculer l’exclusion
Brigitte Camdessus, Desclée de Brouwer, 2002, 232 p.
La France de l’an 2000, c’est 200.000 sans abris, deux millions de mal logés et quatre millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté. C’est 20 % de 16-25 ans dans la grande pauvreté (5,5% en 1970) et 9% des 25-29 ans (3,9% en 1970). C’est encore 2,3 millions d’adultes illettrés et 85% d’enfants de cadres qui obtiennent leur Bac, contre 52% d’enfants d’ouvriers et 34% d’enfants de parents inactifs. C’est 32 sans domicile fixe atteints de tuberculose sur les 586 testés par le
Eduquer face aux drogues et aux dépendances
Georges VAN DER STRATEN WAILLET, Chronique Sociale, 2002, 158 p.
Il existe une quarantaine d’hypothèses pour expliquer la toxicomanie, mais on distingue trois approches bien distinctes pour répondre à cette problématique. Chacune d’entre elles présentant, à peu près, les mêmes taux de réussite, chaque toxicomane doit pouvoir choisir celle qui lui convient. Celle qui a été longtemps privilégiée dans notre pays, avec un mépris certain pour les deux autres, c’est la psychothérapie. Mais il ne faut pas oublier ni les programmes de substitution
Peut-on civiliser les drogues? De la guerre à la drogue à la réduction des risques
Anne COPEL, La Découverte, 2002, 384 p.
Diminution de 70% de la consommation d’héroïne, réduction de 75% de la mortalité liée à la contamination par le sida, de 80% des overdoses mortelles et de 79% des actes de délinquance, suivi médical régulier pour 70% des usagers... Ces résultats ne sont pas le produit de la « guerre à la drogue » déclarée par l’occident qui a connu échec sur échec, mais concernent les toxicomanes de notre pays qui sont entrés dans les programmes de substitution. Etonnamment, la France qui fut si longtemps marquée par
Ce que je ne peux pas vous dire : 26 collégiens parlent
Oh éditions / France Inter, 2003, 335 p.
L’école est, depuis quelques décennies déjà, un sujet récurrent de débat et de polémiques chez les adultes. Chacun a son point de vue sur ce qui va mal dans cette vénérable institution. On a juste oublié une chose : demander leur avis aux principaux concernés, les collégiens qui, pourtant, en sont les principaux bénéficiaires. Voilà un livre qui corrige cette injustice en donnant la parole à 26 collégiens de la 6ème à la 3ème. Le résultat est très instructif. Il devrait entrer dans la liste des