Celles qu’on ne voit pas

Il est fréquent de montrer du doigt ces femmes portant le voile islamique et de les désigner soit comme des victimes passives et résignées de l’oppression patriarcale, soit encore pire comme complices et propagandistes actives de ce symbole de la suprématie masculiniste. Ce qu’elles sont, effectivement, pour certaines d’entre elles. Même si les raisons de se voiler sont mutlifactorielles.

Mais la confusion entre cet accoutrement traditionnel et la religion islamiste reste néanmoins démagogique. Car, c’est bien tous les intégrismes religieux qu’ils soient chrétiens, juifs, bouddhistes, indouistes etc qui foulent au pied l’égalité homme/femme. Les cultes dont ils sont l’expression extrémiste n’ayant pour aucun d’entre eux vraiment brillé par leur manifestation progressiste en la matière ! Tous sont imprégnés par des millénaires d’oppression contre les femmes que seule la lecture moderniste et réformiste de leur doctrine permet de relativiser.

Focaliser sur les seuls fondamentalismes musulmans relève donc d’une islamophobie à peine voilée (!) qui se cache derrière son petit doigt. Cette discrimination, outre sa dimension blessante, obscurcit (quand elle ne l’efface pas) toutes ces actions d’ouverture, d’ajustement et d’inter-culturalisation menées au quotidien et en toute discrétion par des milliers de femmes migrantes. Avec ou sans voile, elles savent prendre leur place dans notre société et apporter la richesse de leurs coutumes d’origine qui ne sont pas toutes marquées au coin de la servitude genrée.

Le monde n’est pas divisé d’une manière manichéenne entre d’un côté les défenseurs d’une République pure et laïque revendiquant l’égalité et la liberté et de l’autre des intégristes, de quelque idéologie que ce soit, voulant mettre notre société en couple réglée sous le poids de leur dogme.

Il y a aussi entre les deux, des centaines de milliers de femmes migrantes qui, ne choisissant pas leur camp, cultivent le vivre ensemble, à bas bruit main dans la main avec les citoyen(ne)s de nationalité française. Mais, ce n’est pas elles qui feront la une des médias. Sachons leur rendre hommage.

 

 

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Galvez Pascal - Mutation MDPH
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Entretien avec Pascal GALVEZ, coordonnateur du Service Enfance de la MDPH de la Savoie MDPH : une institution en pleine mutation La MDPH renvoie souvent l’image d’une institution en grande difficulté pour rattraper le retard accumulé. L’innovation et la créativité qui s’y déploient contredisent bien des idées reçues.Pour quelles raisons, la MDPH s’est-elle réformée ?Plusieurs facteurs ont...
Des convictions face aux pièces à charge
Comment réagit un praticien de la protection de l’enfance, spectateur de la soirée de France 3 sur l’ASE, le 16 janvier 2018 ? On ne peut passer à côtés de grossières erreurs. Comme affirmer que les familles d’accueil ne bénéficieraient d’aucune formation, alors que le Diplôme d’état d’assistant familial est devenu obligatoire …depuis 2006 ? Comme déplorer que l’on refuserait aux enfants placés ...
Du rêve à la réalité
Quand on est valide, rien de plus simple que de programmer un voyage touristique : catalogues et agences de voyages foisonnent. Quand on est lourdement handicapé, c’est plutôt mission impossible. Pourtant, ce qui relevait jusqu’alors de l’utopie a pu prendre forme, grâce à une association de Saint Nazaire : « du Rêve à la Réalité ». Pour une personne souffrant d’un handicap lourd, la vie est...
Le « pognon » n’est pas « de dingue » pour tout le monde !
dans Articles
Ouvrir de nouvelles places d’accueil en protection de l’enfance (l’ASE fait face dans beaucoup de départements à des centaines d’enfants non placés) ? Donner aux associations de lutte contre les violences faites aux femmes la possibilité de les mettre à l’abri (7 820 offres d’accueil pour 35 700 demandes potentielles) ? Soulager une psychiatrie à l’os (il faudrait 10 000 lits supplémentaires) ? Réduire les ...
Bateau accessible aux handicapés
Conduire un bateau à moteur quand on est paralysé : c’est possible ! Un handicap qu’il soit de naissance ou qu’il fasse suite à un accident de la vie interdit bien des activités que les valides pratiquent, quand ils le désirent. Rendre accessible les loisirs n’est pourtant pas impossible : la preuve par l’Handimar 580 ! Denis Calvez n’en est pas à son coup d’essai. Depuis le jour où, il y a 25 ans,...
Et si l’on parlait des trains qui arrivent à l’heure ?
dans Articles
Filmer les défaillances de l’Aide sociale à l’enfance est devenu un véritable marronnier médiatique. Décrire la situation d’enfants passant de familles d’accueil maltraitantes en foyers collectifs négligeants et peu sécurisants constitue un bon filon pour faire vibrer la fibre émotive du téléspectateur. Cela est utile et nécessaire pour dénoncer les dérives qui existent. Leur proportion est un ...


Mes livres


En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


SE PROCURER LE LIVRE




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration


En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 

« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

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