Celles qu’on ne voit pas

Il est fréquent de montrer du doigt ces femmes portant le voile islamique et de les désigner soit comme des victimes passives et résignées de l’oppression patriarcale, soit encore pire comme complices et propagandistes actives de ce symbole de la suprématie masculiniste. Ce qu’elles sont, effectivement, pour certaines d’entre elles. Même si les raisons de se voiler sont mutlifactorielles.

Mais la confusion entre cet accoutrement traditionnel et la religion islamiste reste néanmoins démagogique. Car, c’est bien tous les intégrismes religieux qu’ils soient chrétiens, juifs, bouddhistes, indouistes etc qui foulent au pied l’égalité homme/femme. Les cultes dont ils sont l’expression extrémiste n’ayant pour aucun d’entre eux vraiment brillé par leur manifestation progressiste en la matière ! Tous sont imprégnés par des millénaires d’oppression contre les femmes que seule la lecture moderniste et réformiste de leur doctrine permet de relativiser.

Focaliser sur les seuls fondamentalismes musulmans relève donc d’une islamophobie à peine voilée (!) qui se cache derrière son petit doigt. Cette discrimination, outre sa dimension blessante, obscurcit (quand elle ne l’efface pas) toutes ces actions d’ouverture, d’ajustement et d’inter-culturalisation menées au quotidien et en toute discrétion par des milliers de femmes migrantes. Avec ou sans voile, elles savent prendre leur place dans notre société et apporter la richesse de leurs coutumes d’origine qui ne sont pas toutes marquées au coin de la servitude genrée.

Le monde n’est pas divisé d’une manière manichéenne entre d’un côté les défenseurs d’une République pure et laïque revendiquant l’égalité et la liberté et de l’autre des intégristes, de quelque idéologie que ce soit, voulant mettre notre société en couple réglée sous le poids de leur dogme.

Il y a aussi entre les deux, des centaines de milliers de femmes migrantes qui, ne choisissant pas leur camp, cultivent le vivre ensemble, à bas bruit main dans la main avec les citoyen(ne)s de nationalité française. Mais, ce n’est pas elles qui feront la une des médias. Sachons leur rendre hommage.

 

 

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« J’habite chez ma mère, à l’IMP » L’expérience belge de “Proximam” - Nos voisins belges nous ont habitué à faire preuve de beaucoup de créativité, en faisant fonctionner des expériences souvent innovantes. Nouvelle illustration : ce travail d’accompagnement à la parentalité déficiente, produit d’un partenariat exemplaire. Au départ, il y a deux établissements que rien ne prédisposait à...
CAT de l’Iroise et Galvelpor - Brest (29)
Quand l’utopie devient réalité 5 février 1999 : près de deux cents invités se sont retrouvés en présence de Marylise Lebranchu, secrétaire d’Etat des petites et moyennes entreprises, au commerce et à l’artisanat pour fêter le dixième anniversaire d’un partenariat des plus singulier : l’intégration de 15 adultes handicapés mentaux au sein d’une entreprise. Occasion de montrer que “ ça marche ” et d’inciter...
Des convictions face aux pièces à charge
Comment réagit un praticien de la protection de l’enfance, spectateur de la soirée de France 3 sur l’ASE, le 16 janvier 2018 ? On ne peut passer à côtés de grossières erreurs. Comme affirmer que les familles d’accueil ne bénéficieraient d’aucune formation, alors que le Diplôme d’état d’assistant familial est devenu obligatoire …depuis 2006 ? Comme déplorer que l’on refuserait aux enfants placés ...
Retour vers le futur
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Une écoute pour professionnels
Nouveau et intéressant : une écoute pour professionnels Au départ est une terre d’innovation. Plus que toute autre ville, Angers a été à la pointe de l’action contre la maltraitance. Co-fondateur de l’AFIREM dont il est devenu le Président en 1991, Francis MAHE en anime la délégation départementale depuis sa création en 1980. Chaque année, une journée d’information convie les professionnels à la...
Jeunes errants de Marseille
Avec les enfants de rues à Marseille Alors que l’opinion publique s’émeut de ces clandestins prenant d’assaut les enclaves espagnoles en Afrique du nord, elle est moins attentive à ce qui se passe sur le territoire français. Coup de projecteur sur le sort réservé aux jeunes errants dans les Rues de Marseille. C’est très régulièrement, que les bateaux en provenance de l’Afrique du nord débarquent à...


Mes livres


En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration


En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 

« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

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