Livres
Partager les savoirs, construire le lien
Sous la direction de Claire HEBERT SUFFRIN, Chronique Sociale, 2001
Les Réseaux d’Echange Réciproques de Savoir (RERS) dépassent l’horizon de leur seule créatrice. C’est plus de 80 contributions qui viennent, dans cet ouvrage, en dresser un tableau haut en concepts et en illustrations. Ce mouvement embrasse une foule d’acteurs qui ont construit des lieux où chacun peut être accueilli, reconnu, respecté et étayé par la réciprocité des savoirs. Face à une société qui a beaucoup de mal à penser égalité et différence, il offre une socialisation
La destructivité chez l’enfant et l’adolescent. Clinique et accompagnement
Jean-Yves HAYEZ, Dunod, 2001, 274 p.
Il ne faut ni diaboliser les jeunes, ni en faire que des anges ou des victimes. Mieux vaut les considérer comme des êtres dont la maturation progressive les confronte au débat intérieur entre le bien et le mal, l’égocentrisme et la sociabilité, le respect des règles et des lois et la transgression. Jean-Yves Hayez a écrit ici un véritable manuel de l’enfant destructeur et violent qui ravira le lecteur autant qu’il l’emplira d’effroi. D’une façon méthodique, il décrit le mode de fonctionnement du petit
L’enfant violent, le connaître, l’aider, l’aimer
Jean DUMAS, Bayard, 2000, 258 p.
Notre société est confrontée à une montée de la violence. Pour autant, seuls 5 à 6 % des hommes et 2% des femmes commettent la moitié environ des crimes et des délits et 60 à 85 % des crimes et des délits graves et violents. Pour beaucoup de ces adultes, les troubles du comportement ont commencé dès l’enfance. L’auteur met en garde, avec une grande intelligence, contre les dérives des éventuels facteurs de risque : ce ne sont là ni des causes déterminantes ni des éléments statiques, mais des circonstances
Mettre en œuvre le développement social territorial - Méthodologie, outils, pratiques
Jean-François BERNOUX, Dunod, 2002, 170 p.
Le concept de développement social territorial a trop souvent été instrumentalisée et réduite à l’opposition entre le collectif et l’individuel, la personne et le territoire, le projet et le dispositif. Il a aussi fréquemment été confondu avec le simple découpage en territoires ne se contentant que d’une déconcentration des compétences. Or, la « territorialisation de l’action sociale n’est pas l’action sociale territorialisée » affirme Jean François Bernoux qui nous propose ici une présentation
Travail social et développement
Philip MONDOLFO, Duno, 2001, 224 p.
S’il est bien un thème qui a fait recette dans la dernière décennie, c’est celui du « développement social ». Philip Mondolfo nous le présente ici d’une façon passionnante et dépassionnée. Il évite avec bonheur la dispute des anciens et des modernes. Ainsi, évoque-t-il le modèle qui a prévalu depuis la libération, basé sur le respect de l’intimité de l’usager et le colloque singulier avec le professionnel. Loin de le stigmatiser, il lui reconnaît ses lettres de noblesse quand il rappelle les valeurs de la
Qualifier le travail social. Dynamique professionnelle et qualité de service
Sous la direction de Michel Chauvière et Didier Tronche, Dunod, 2002, 144 p.
Depuis l’instauration du premier diplôme, celui d’assistante sociale, en 1932, la filière des formations socio-éducative s’est progressivement construite, partant du niveau V (CAP) pour aller jusqu’au niveau I (Diplôme d’Etudes Supérieurs Spécialisées). Ce bel édifice a commencé à se fissurer dans les années 80, sous la poussée de plusieurs facteurs. L’action sociale en butte à la massification des besoins sociaux a été confrontée à la nécessité d’apporter des
Mille et un jours d’un éducateur. Vivre l’action éducative à domicile
Francis Alföldi, Dunod, 2002, 190 p.
Francis Alföldi nous a commis là rien moins qu’un petit bijou. Son ouvrage possède toutes les qualités. Il est d’abord écrit magnifiquement. Il est ensuite produit par quelqu’un qui sait de quoi il parle et qui, en tant que praticien, nous met en récit ses techniques de travail. Il articule enfin avec une rare dextérité la théorie et la pratique, l’abstraction pure et l’expérience directe. On ne trouvera pas ici de ces vignettes cliniques fastidieuses qui rentrent dans tous les détails, avec l’espoir ainsi
Malaise dans le travail. Harcèlement moral : démêler le vrai du faux
Marie-France Hirigoyen, Syros, 2001, 290 p.
Les nombreuses lettres reçues par l’auteur, à la suite de la parution de son premier livre (1988 cf. LS 480) ainsi que la galvaudage du concept l’a incité à revenir sur ce thème. Cette suite apparaît plus affinée et plus précise encore. L’ouvrage s’emploie tout d’abord à distinguer ce qu’est le harcèlement de ce qu’il n’est pas. Il ne faut pas amalgamer des comportements, qui pour être proches, ne constituent pas à proprement parler du harcèlement moral : c’est le cas pour le stress (qui ne devient
A quoi sert l’autorité? S’affirmer - respecter - coopérer
Véronique Guérin, Chronique Sociale, 2001, 224 p.
Le concept d’autorité ne va plus de soi. Pendant longtemps, les manuels d’éducation pratique se sont centrés sur les sanctions et leur efficacité à faire obéir l’enfant. Plus proche du dressage des animaux dont on attend qu’ils se soumettent à leur maître, cet autoritarisme a surtout abouti au conformisme, au ressentiment et au désir de vengeance quand ce n’était pas à de la violence sournoise. En réaction, s’est développée une permissivité qui, si elle a élargi le champ d’exploration de
Une histoire de l’autorité. Permanences et variations
Gérard MENDEL, La Découverte, 2002, 284 p.
L’autorité est en crise. C’est là un thème récurrent qui, pourtant, échappe rarement au sens commun. Un consensus existe pour définir ce concept comme la possibilité d’obtenir une obéissance volontaire sans pour cela que ne soit nécessaires ni la contrainte physique, ni l’arme de la conviction. Autre caractéristique largement reconnue : l’autorité s’inscrit dans le registre de la dissymétrie. En effet, dès qu’on argumente, on se place sur un plan d’égalité. L’espace démocratique serait donc un