Les publications en sciences humaines sont nombreuses et d’une richesse impressionnante.La lecture de centaines d’ouvrages a constitué, à chaque fois, un moment de plaisir et de grande satisfaction intellectuelle. J'espère que l’internaute trouve dans ces critiques l’envie de se plonger, à son tour, dans ces livres

Le soutien thérapeutique aux parents

Sous la direction de Gérard BLEANDARU, Dunod, 2001, 208 p.

De nombreuses situations permettent de venir en aide aux parents : c’est ce que démontre cet ouvrage qui réunit les contributions de neuf spécialistes. C’est d’abord du côté de la thérapie que commence ce tour d’horizon. La relation des psychothérapeutes aux parents est liée en général à deux types d’intention : faire en sorte que le travail engagé avec l’enfant ne soit pas entravé par sa famille, le meilleur moyen pour atteindre ce but étant d’instaurer avec elle une alliance

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Evaluation(s) des maltraitances - Rigueur et prudence

Sous la direction de Marceline GABEL et Paul DURNING, Fleurus, 2002, 390 p.

Evaluer les situations de maltraitance est un acte qui peut bouleverser des destinées familiales et individuelles. Aussi est-il nécessaire de mettre de la rationalité dans une démarche trop souvent parasitée par une passion compréhensible dictée par la seule défense de l’enfant. Les professionnels aspirent à trouver des outils rigoureux voire scientifiques qui leur permettent de dépasser les approches psychologisantes ou les démarches arbitraires. C’est ce que se

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Violences et institution - Prévenir les répétitions

IFREP, éditions Jeunesse & droits, 2001, 150 p.

Il en va dans ce recueil des interventions des journées proposées par l’IFREP en mars 2001, comme dans tout compte-rendu de colloque : on y trouve des propos passionnants et d’autres qui le sont bien moins, hasard des intervenants qui ont des choses à dire et d’autres qui font plus dans le remplissage. Plusieurs axes développés ici méritent néanmoins qu’on s’y attarde. Ainsi des conditions évoquées pour prévenir les rapports de violence dans les internats éducatifs : appréciation par le

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Plus de Platon, moins de Prozac

Lou MARINOFF, éditions Michel Lafon, 2002, 390 p.

Pendant longtemps nos questions portant sur le sens et la morale trouvaient leurs réponses auprès des autorités traditionnelles. Celles-ci ayant vacillé, il peut être utile d’avoir recours aux paroles de sagesse qui ont triomphé de l’épreuve du temps. C’est ce que fit à l’origine la philosophie qui était avant tout un mode de vie et non une discipline académique. S’il était nécessaire de l’étudier, il fallait surtout la mettre en pratique. Fort de cette conviction, les USA ont vu se développer

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Vivre une relation d’aide. Manuel du bénévole

Clément PICHAUD, Chronique Sociale, 2001, 192 p.

La France compte 11 millions de bénévoles. Qui sont-ils ? Des militants, des bienfaiteurs paternalistes ou des professionnels de l’entraide ? Leur rôle et leur place sont devenus au cours des années incontournables. Or, certaines aides peuvent parfois faire plus de mal que de bien. D’où la nécessité de leur apporter une formation. C’est ce que propose ici Clément Pichaud. Les thèmes abordés sont le plus souvent issus de l’expérience des associations caritatives. Ils sont très justes et d’une

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Société avec drogues, enjeux et limites

Sous la direction de Claude FAUGERON et Michel KOKOREFF, érès, 2002, 264 p.

La politique française en matière de drogue a été dominée pendant longtemps par la recherche d’une société sans drogues. Progressivement, des inflexions sont venues bousculer cette étroite perspective. Cela a commencé par la libéralisation de la vente des seringues, puis par la prise de position sans équivoque des intervenants en toxicomanie pour la réduction des risques et la dépénalisation des consommations. Certains policiers et juges en sont même arrivés à hésiter

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Tolérance zéro? Incivilités et insécurité

Sebastian ROCHE, Odile Jacob, 2002, 304 p.

Parmi les nombreux facteurs invoqués pour interpréter la délinquance des mineurs, on compte l’hérédité, la personnalité, l’urbanisation, l’inégalité économique, les média de masse, la démographie, l’organisation familiale, l’usage de produits stupéfiants, le comportement des victimes potentiels, l’accessibilité et la vulnérabilité des cibles etc … Le nombre de mises en cause de mineurs étant passé depuis 1993, de 93.000 à 175.000, deux grands blocs d’explications s’opposent : soit un déficit de la

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De l’affrontement à l’esquive - Violences, délinquances et usages de drogue

Hugues LAGRANGE, Syros, 2001, 300 p.

En se focalisant sur la délinquance et la violence, on omet trop souvent de s’interroger sur ce qui les motive et en quoi elles peuvent apporter des réponses aux questions que notre société a refusé de se poser. Jusqu’aux années 80, la délinquance des jeunes ne touchait pas particulièrement les cités HLM  (75% des auteurs habitaient alors en pavillon). Elle était répartie sur l’ensemble des couches sociales (15% des délinquants étaient issus des classes moyennes et supérieurs qui constituaient alors 24% de

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Quand l’école se mobilise

Agnès VAN ZANTEN, Marie-France GROSPIRON, Martine KHERROUBI, André D. ROBERT, édition La Dispute, 2002, 270 p.

Longtemps, l’école primaire a été tournée vers l’enseignement du peuple (apprentissage des savoirs de base et intégration à la République) et le secondaire vers l’intellectualisme de l’élite. Parmi les profondes mutations qui ont marqué l’Education nationale au cours des trente dernières années, la massification de la fréquentation, qui se voulait porteuse de démocratisation, a eu comme effets pervers de mettre en évidence l’échec

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L’école des riches, l’école des pauvres. Les zep contre la démocratie

Nestor ROMERO, Syros, 2001, 180 p.

En créant, au début des années 80, les zones d’éducation prioritaires, l’Education nationale a inauguré une politique de discrimination positive : la mise à disposition de plus de moyens et de classes moins chargées visaient alors à lutter contre les inégalités. Vingt ans après, on ne peut que constater l’échec de cette politique. Dans les générations nées entre 1974 et 1977, 91% des enfants de cadres sont bacheliers contre 45% des enfants d’ouvriers. Les premiers ont douze fois plus de chance d’obtenir un

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