Les publications en sciences humaines sont nombreuses et d’une richesse impressionnante.La lecture de centaines d’ouvrages a constitué, à chaque fois, un moment de plaisir et de grande satisfaction intellectuelle. J'espère que l’internaute trouve dans ces critiques l’envie de se plonger, à son tour, dans ces livres

Petites histoires de travail social

DURUAL Arlette, Ed. érès, 2017, 126 p.

Si certains métiers occupent volontiers le devant de la scène, ce n’est pas vraiment le cas des travailleurs sociaux qui agissent quotidiennement dans l’ombre et à bas bruit, accompagnant sans relâche les plus fragiles et les plus exposés. Arlette Duval leur consacre ce livre composé de récits de situations réelles, vécues, entendues ou rapportées. Il n’est pas question ici de dresser un inventaire exhaustif, mais de décrire quelques scènes montrant ces petites touches appliquées au quotidien qui

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Les MECS au cœur des évolutions de la protection de l’enfance. Travailler avec l’impossible

CHENUT Martial et VIALLEIX Laurent (sous la direction), Éd. érès, 2018, 402 p.

Voilà un ouvrage éclectique, proposant diverses portes d’entrée pour comprendre ce que sont les maisons d’enfants à caractère social (MECS), à travers leur histoire, le travail éducatif qui s’y déploie, la clinique qui est au cœur de leur raison d’être, leur management, la formation de leurs professionnels, mais aussi leur avenir. Les MECS sont les héritières à la fois des congrégations caritatives fondatrices des orphelinats, des structures disciplinaires

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Non, ce n’était pas mieux avant. 10 bonnes raisons d’avoir confiance en l’avenir

NORBERG Johan, Ed. Plon, 2017, 269 p.

Le bon vieux temps, c’est maintenant, proclame avec force Johan Norberg ! L’idéalisation du passé est une aberration. Jusqu’à ce que la révolution agricole multiplie la productivité par 2500, la malnutrition tuait des milliers de personnes : 56 famines nationales rien qu’en France entre le XIème et le XVIIIème siècle. L’accès à l’eau potable était rare, la pollution des sources contraignant à consommer de la bière et du vin (la fermentation éliminant les bactéries). L’espérance de vie était de 20/30 ans

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De mieux en mieux et de pire en pire

TAVOILLOT Pierre-Henri, Ed. Odile Jacob, 2017, 264 p.

Depuis le commencement des choses, ce fut toujours mieux avant, explique Pierre-Henri Tavoillot. La rengaine ambiante reprenant le « tout va de pire en pire » n’est pas récente. Elle faisait dire à Sénèque il y a 2.000 ans combien l’homme ne cesse de regretter le passé et de craindre l’avenir. Pourtant, si tout le monde se plaint, personne ne veut revenir en arrière. Car, chacun constate que « tout va de mieux en mieux ». Comment expliquer cette ambivalence ? L’émergence de la modernité a

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Anti-manuel d’éducation. L’enfance révélée par les sciences

GOPNIK Alison, Ed. Le Pommier, 2017, 393 p.

S’appuyant sur des recherches scientifiques et son propre vécu personnel, Alison Gopnik s’attaque au parenting, cette méthode éducative prescriptive et normative nous venant des USA qui, en présentant un mode d’emploi idéal, entretient l’illusion que l’on pourrait façonner l’enfant pour le faire ressembler à un modèle prédéfini. L’enfance est un espace temps où se déploient les variations et les possibilités, l’exploration et l’innovation, l’apprentissage et l’imagination. Notre société qui prône la

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Et si nous laissions nos enfants respirer? Comprendre l’hyper parentalité pour mieux l’apprivoiser

HUMBEECK Bruno, Ed. Renaissance du livre, 2017, 236 p.

De l’enfant voulu à l’enfant programmé, la procréation est devenue un acte maîtrisé et volontaire, dicté par le libre choix. Si cette avancée est positive, elle confronte les parents à la responsabilisation du devenir de l’enfant et à leur culpabilisation s’il n’est pas radieux. De là, vient cette hyper parentalité décrite par Bruno Humbeeck, qui semblera familière à bien des lecteurs. Non, que l’auteur en fasse une nouvelle maladie ou une quelconque tare, encore moins une dérive. Juste
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Les châtiments corporels de l’enfant. Une forme élémentaire de violence

DELANOË Daniel, Ed. érès, 2017, 274 p.

Jusqu’à la loi l’interdiction votée en 1979 par la Suède, quasiment toutes les sociétés humaines ont frappé leurs enfants, afin de redresser leur nature qu’elles estimaient mauvaise. La recherche érudite de Daniel Delanoë qui s’appuie tant sur l’ethnologie, l’histoire que le droit, démontre combien l’application des châtiments corporels relève d’un fait culturel socialement construit. Si rien ne les justifie ni scientifiquement, ni juridiquement, plus de 150 études internationales ont démontré leurs

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Ni punir, ni laisser faire. La sanction éducative en pratique

BECK Philippe, Ed. Jouvence, 2017, 189 p.

Autrefois, on exigeait des enfants qu’ils obéissent en se soumettant aux ordres. Aujourd’hui, on leur explique les règles et on accepte de discuter de leur application. Si certains y voient un recul de l’autorité, tel n’est pas le cas de Philippe Beck. L’auteur commence par distinguer entre les règles et les limites. Pour lui, les règles protègent des droits absolus, se fondant sur des valeurs qui ne sont pas négociables (l’interdiction d’insulter correspondant au droit d’être respecté, par exemple)

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Injuriez-vous! Du bon usage de l’insulte

FLORY Julienne, Ed. Les empêcheurs de tourner en rond/ La Découverte, 2016, 143 p.

Il existe un langage normalisé et standardisé seul légitime, excluant des gros mots punis par les adultes quand on est enfant et la justice quand on est majeur. Encore faut-il distinguer le registre de l’insulte de celui de l’injure ou du juron. L’insulte est une vexation directe se référant à un lexique bien précis (« crétin », « idiot », « pédé »). L’injure fonctionne par interprétation d’une énonciation indirecte (« nique ta mère », « fis de pute »). Dans

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Les larmes de Charlie… et Cie

FIZE Michel, Ed. L.G.O., 2017, 67 p.

Après chaque évènement médiatique fort, le corps social plonge dans une véritable transe émotionnelle, répercutée par des media grands prescripteurs de ce qu’il faut ressentir. Tout semble bon pour produire cette véritable spectacularisation du tragique, une émotion sur le point de disparaître étant déjà remplacée par la suivante. La communion qui s’empare de l’opinion publique remplace la réflexion par la bien-pensance, fait primer le sentiment sur l’évènement qui est sensé le déclencher, substitue

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