Livres
Jours de soleil
MAZARD Claire, Ed. Le Muscadier, 2017, 85 p.
L’Afrique, ses plages de sable blond, ses villages pittoresques, sa population exotique. La face B de cette image d’Épinal est bien moins réjouissante. Il y a ce vieux tunisien qui, toute la journée, ratisse la plage, dès qu’un touriste la quitte. Pour ce travail, il est payé une misère, espérant juste trouver quelques pièces sous son râteau. Il y a ces mariages forcés de jeunes filles marocaines livrées contre une dote à un mari qu’elles n’ont pas choisi. Il y a ces écrivains publics de Côte
Miranda Chatoumiaou
REYNARD-CANDIE Sylvie / CLERPÉE, Ed. d’un Monde à l’Autre, 2016, 64 p.
Comment parler le mieux de la dyspraxie de Justine, sinon en donnant la parole à sa chatte Miranda Chatoumiaou qui nous décrit avec force détail le quotidien de sa maîtresse ? Écrire, lire, faire du sport, couper de la viande … tout est difficile, quand on souffre de ce fichu handicap. C’est déjà dur à vivre pour soi-même : se concentrer en permanence pour essayer de bien faire s’avère épuisant. Alors, quand votre enseignante vous accuse de mauvaise volonté ou que des
Le vertige des funambules
SANVOISIN Eric, Ed. Calicot, 2017, 85 p.
Cinq petites histoires et puis s’en vont. Celles, écologiques, d’une petite fille victime des algues vertes qui envahissent les plages du nord Bretagne et d’un jeune garçon rejoignant les guerriers verts qui s’installent au faîte des arbres pour empêcher les bûcherons de les abattre. Mais aussi, ce papa divorcé victime du chômage qui finit par accepter un petit boulot comme … père noël. Lui, qui s’éloignait de plus en plus de son fils, il va le retrouver lors d’une séance photo où chacun fait mine de
La vie de Passages…
KLEIN Caroll, Ed. L’Harmattan, 2016, 286 p.
Caroll Klein nous décrit ici, avec grand talent, la rencontre entre Charles, adolescent adopté de 15 ans d’origine éthiopienne et Simon directeur d’un foyer éducatif. Elle dépeint avec finesse et justesse la psychologie des personnages et de leur entourage, sachant montrer à la fois l’impressionnante résilience d’un jeune confronté à une situation familiale abandonnique et la troublante fragilité d’un éducateur, vivant lui-même un épuisement tant dans sa vie personnelle que professionnelle. Quinze
Accompagner les parentalités. Le MOSIPE, outil d’évaluation ou d’intervention
BOPP-LIMOGE Christiane, Ed. Chronique Sociale, 2014, 256 p.
C’est quoi être un bon parent ? Répondre à cette question nécessite de se dégager du poids des subjectivités, les représentations en la matière étant multiples et diversifiées. Si le défi à bien faire est permanent, les obstacles qui s’y opposent rendent incontournables des postures d’ajustement souple et réactif. Pour autant, trois situations au moins mettent en échec tous les efforts potentiellement engagés : des évènements débordant les capacités parentales d’adaptation, des
Manuel critique de travail social
KELLER Véréna, Ed. E.E.S.P., 2016, 210 p.
Pour être focalisé sur la spécificité de l’action sociale en Suisse, ce manuel n’en laboure pas moins les valeurs universelles de la profession. Car, si nos cousins helvètes fonctionnent sur des modalités différentes des nôtres, fondées sur le fédéralisme (et la large autonomie juridique cantonale) et la subsidiarité (c’est la plus petite unité administrative qui est investie des plus grandes responsabilités), la logique néo-libérale occasionne ici comme ailleurs les mêmes dégâts. Le travail social
Chroniques d’une assistante sociale en milieu médico-social
MAUREY Christine, Ed. L’Harmattan, 2016, 139 p.
A force de rédiger les mêmes enquêtes sociales destinées à octroyer aides financières ou colis alimentaires, à force d’être confrontée à une hiérarchise passive, mesquine et inabordable, à force de subir solitude et isolement, Christine Maurey a décidé de quitter son poste d’assistante sociale en polyvalence de secteur. Elle a été recrutée dans un établissement médico-social accueillant des enfants porteurs d’un handicap sensoriel. C’était il y a de cela vingt cinq ans. Non seulement elle ne
Le travail social à l’épreuve de la rencontre
OLIVIER Charline, Ed. L’Harmattan 2016, 185 p.
Après seize ans d’exercice du métier d’assistante sociale, Charline Olivier a choisi de prendre la plume, pour écrire son quotidien. Démarche qu’on ne peut que valoriser, tant sont rares les récits des travailleurs sociaux. Cet ouvrage constitue autant une démarche cathartique face un vécu éprouvant, qu’un précieux témoignage sur l’utilité sociale d’une profession qui apparaît comme l’un des derniers relais de la misère, de la détresse et l’innommable. C’est l’impuissance face à Max, abîmé dès
L’expertise sociale. La définir pour l’agir?
ROBIN Régis, Ed. Chronique Sociale, 2016, 253 p.
Mais, pour quelles raisons les travailleurs sociaux se montrent-ils donc si hostiles à se reconnaître dans cette expertise sociale qu’ils pratiquent pourtant en permanence ? L’exercice auquel se livre ici Régis Robin ne relève ni de l’apologie, ni du dénigrement, mais bien plutôt d’une analyse documentée s’appuyant tant sur une recherche conceptuelle que sur le témoignage de tout un corpus de professionnels de terrain. C’est vrai qu’il est très à la mode de s’en remettre à celle ou à celui qui
Briser l’omerta!
DESHAIES Jean-Louis, Ed. Presses de l’EHESP, 2015, 270 p.
Des comportements inadaptés à l’égard des usagers dans nos institutions, Jean-Louis Deshaies en cite un certain nombre, mettant en cause certains parmi les personnels, les parents, les cadres dirigeants ou les syndicalistes. Mais il ne se contente pas de mettre à plat l’inacceptable. Il propose toute une série de pistes pour contrer ce qu’il dénonce. C’est d’abord le sens de l’action qu’il faut se réapproprier au cœur d’une stratégie à la conjonction entre ce que l’organisation veut