Travail social
La VAE dans les métiers du travail social
Sous la direction de Camille THOUVENOT, L’Harmattan, 2008, 178 p.
Une idée reçue veut qu’il n’y ait de véritable savoir qu’académique, celui acquis par l’apprentissage scolaire et la formation professionnelle. Or, toute action produit une connaissance. Tout au long de la vie, nous accumulons des capacités cognitives, conatives et affectives qui nous permettent de gérer la routine, mais aussi de faire face aux situations nouvelles. Pour autant, l’apprentissage expérientiel, qui est à la base de la Validation des Acquis de l’Expérience
L’année de l’action sociale 2008: vers la création d’une nouvelle branche de protection sociale
GUEGUEN Jean-Yves, Dunod, 2008, 248 p.
Le rendez-vous annuel que nous proposent Jean-Yves Guéguen et les éditions Dunod est l’occasion d’une rétrospective synthétique tant des avancées, que des stagnations, voire des reculs de l’année qui s’est écoulée. Pour cette présente édition, la matière était riche. Avec trois textes de lois essentiels votés le 5 mars, l’action sociale a bénéficié d’une attention toute particulière du législateur : réforme de la protection de l’enfance, de la prévention de la délinquance et des tutelles. On déplore bien
Trop de gestion tue le social. Essai sur une discrète chalandisation
Michel CHAUVIERE, la Découverte, 2007, 225 p.
Alors que l’action sociale bruisse de ces concepts issus du secteur marchand telles la démarche qualité, la satisfaction de l’usager, l’évaluation, l’efficacité … il était temps qu’une réaction digne de ce nom ait lieu. C’est à Michel Chauvière que l’on doit ce remarquable travail de synthèse qui dresse l’état des lieux de l’offensive néo-libérale dans notre secteur. L’auteur en convient : la marchandisation du social se heurte aux limites qu’oppose l’insolvabilité des populations bénéficiaires
Le travail social mis à mal. Le risque totalitaire
Romuald AVET, EFEdition, 2007, 118 p.
Le travail social est critiqué sur ses méthodes et son manque d’objectivité, son absence de transparence et son déficit de résultats, sans oublier son manque d’efficience. Pour répondre à cette situation, on entend le soumettre à des procédures d’évaluation quantitatives et qualitatives. Quel qu’il soit, aucun protocole ne permettra de rendre compte de la complexité des processus à l’œuvre. Parce que le praticien qui s’engage sans préjuger des résultats, ni chercher à en maîtriser le cours ne saurait se
Les défis de l’évaluation en action sociale et médico-sociale
Sous la direction de Brigitte BOUQUET, Marcel JAEGGER et Ivan SAINSAULIEU, Dunod, 2007, 286 p.
C’est justement parce que la demande d’évaluation a envahi tous les secteurs de la société qu’il ne faut pas accepter ce concept comme allant de soi et qu’il est important de le questionner. C’est ce que font ici seize auteurs, avec un grand bonheur. Quelle définition peut-on donner à ce terme ? Il en existe une pléthore : 132 selon un calcul effectué en 1986 ! L’évaluation peut être sommative (s’intéressant alors aux seuls résultats), formative
Reconstruire l’action sociale
Michel CHAUVIERE, Jean-Michel BELORGEY, Jacques LADSOUS, Dunod, 2006, 280p.
Du 18 au 24 octobre 2004, se déroulait l’aboutissement d’une mobilisation qui avait commencé deux années plus tôt. Les organisateurs de « 7, 8, 9 : vers les états généraux du social » avaient conçu ce mouvement tout à fait inédit en trois étapes : exercer un droit d’inventaire et réalisant l’état des lieux des dysfonctionnements de l’action sociale, organiser des échanges entre les différents acteurs (qu’ils soient usagers, professionnels ou financeurs regroupés dans
Petit lexique pour l’usage du travailleur social. Conseils aux travailleurs sociaux et aux bénéficiaires du travail social
Thierry DARNAUD et Guy HARDY, Chronique Sociale, 2006, 113 p.
Le travailleur social est une espèce dont il faut bien connaître les mœurs, si on veut l’utiliser à bon escient. Aux usagers qui le côtoient, ce petit guide rempli de conseils utiles et pertinents. Le travailleur social est mandaté pour vous amener à accepter ce qu’il va vous proposer. Ses longues études de sciences humaines l’ont convaincu qu’il pouvait scientifiquement établir ce qui est bien pour vous, ce qui vous permettra de vous en sortir. Vous êtes en face de quelqu’un qui
La psychologisation de l’intervention sociale: mythes et réalités
Sous la direction de Maryse BRESSON, L’Harmattan, 2006, 268 p.
C’est un leitmotiv depuis quelques années : le social serait en voie de psychologisation. De plus en plus, on relierait l’origine des déficiences à l’incapacité des individus à construire un lien social durable et à satisfaire aux rites d’initiation et d’intégration. Ce qui compterait, ce serait les propriétés individuelles mises en œuvre pour apprendre les bons comportements propres à éviter de souffrir. Si chacun est désormais responsable de son propre parcours, il conviendrait
Travail social et sociologue de la modernité
Gérard Moussu & all, éditions Seli Arslan, 2005, 190 p.
La modernisation s’est accompagnée d’un mouvement jubilatoire de libération des individus. Mais, elle a aussi été marquée par une fragilisation et une précarisation croissantes : bien que les société actuelles soient plus prospères que toutes celles qui ont existé, jamais le sentiment d’échec relatif et d’insatisfaction n’a été aussi fort. La perte d’adhésion à tout projet collectif s’est traduite par l’insécurité et l’effondrement de la confiance dans les valeurs fondatrices. La
Technicien de l’intervention sociale et familiale. Un travailleur social de proximité
Bernadette BONAMY, érès, 2005, 230 p.
Par un décret en date du 9 septembre 1999, la travailleuse familiale, qui était née en 1949, a rendu l’âme au profit du Technicien de l’intervention sociale et familiale. Cette réforme n’a pas fait que changer le titre de la profession, elle a aussi modifié sa formation initiale, l’a dotée d’un diplôme d’Etat (elle bénéficiait jusqu’alors d’un simple certificat d’aptitude) et a élargi ses domaines d’intervention devenus depuis polyvalents. Tout a commencé en 1865, par la congrégation des petites sœurs de