Livres
La médiation d'Adèle
BONNELLE Claire, éd. érès, 2019, 272 p.
Entre Myriam et Olivier, ce fut d’abord le coup de foudre. Puis, vint la naissance de Katia et de Tom. Chacun s’étant éloigné de son conjoint, ils décident de vivre séparément, mais restent voisins, pour faciliter la garde alternée. Jusqu’à la crise ouverte, tranchée par un juge qui ordonne une médiation. C’est Adèle qui exerce la mesure, avec ses techniques, son éthique et ses états d’âme : entrer dans l’intimité d’un couple en crise nécessite beaucoup de patience et de bienveillance, mais aussi une
L'art de ne pas être des moutons
LÉON Christophe, éd. Le Muscadier, 2018, 71 p.
Le père d’Yvon est exploitant agricole et grand utilisateur de produits phytosanitaires qu’il pulvérise dans ses champs, son sang en étant infecté à un taux plusieurs dizaines de fois supérieur à la normale. Le père de P’tit Louis, lui, est ouvrier. Veuf, il travaille de nuit. Les deux familles ne se connaissent pas, vivant chacune de son côté. Pourtant, les deux pères partagent la même réprobation de l’action du groupe d’activistes écologistes qui, pour défendre la zone humide contre le projet
Touche pas à ma mère
MESTRON Hervé, Ed. Talents Hauts, 2012, 64 p.
Au début, Sébastien s’est montré charmant. Toujours de bonne humeur, prêt à rendre service et agréable. Certes, le nouveau couple fonctionne aux antipodes : lui est maniaque, presque obsessionnel. Elle, elle est bien plus laisser aller. Mais il semble la rendre heureuse. C’est tout ce qu’elle demande, Cécile. Sa mère va enfin trouver la stabilisation affective qu’elle mérite, depuis le départ de son père, véritable globe trotter sillonnant le monde. S’il n’oublie jamais de leur adresser une
L’aigle noir
MESTRON Hervé, éd. Le Muscadier, 2017, 71 p.
Nicolas Harman a dû quitter Paris, après la disparition de sa famille lors de l’attentat du Bataclan. Il lui fallait partir, pour essayer de faire repartir un moteur de vie grippé et sans jus. Nommé professeur de musique au collège de Saint Ambroise, sur la côte normande, il tombe sous le charme de la voix de Billie, une élève dont il ne veut pas voir le potentiel se gâcher. Il lui demande de rester quelques instant après les cours et l’encourage à prendre des leçons de chant. L’attention qu’il
Je les entends venir
CADIER Florence, Ed. Le Muscadier, 2018, 90 p.
Léo vit chez des parents tolérants et aimants. Robin est le cadet d’une famille catholique pratiquante, partisane de la manif pour tous. Quand les deux adolescents tombent amoureux, l’un de l’autre, le premier est tétanisé à l’idée d’officialiser sa liaison, quand le second est bien plus à l’aise. C’est à la fin d’une soirée d’anniversaire alcoolisée qu’ils se retrouvent dans le même lit. Les mois s’égrènent, les convainquant que ce n’est pas là une simple passade ou une recherche transitoire
Dysfférent
VANDERMEERSCH Fanny, éd. Le Muscadier, 2018, 88 p.
« Charles, magne ». L’adolescent ainsi rabroué, qui a été baptisé du nom du célèbre empereur, n’a pas de chance : il est dissipé, dispersé, disjoncté, discoureur et non discipliné. Un diagnostic plus poussé permet d’affubler Charly de bien d’autre étiquettes : il est dyslexique, dyspraxique et dysorthographique. La totale, quoi. Il est devenu la risée des autres élèves qui le traitent de passoire (parce qu’il ne retient rien) ... et fait le désespoir de ses profs (parce qu’aucun progrès ne
Le livre noir de la religion
TIMOUR Frank Henri, Éd. de l’Epervier, 2014, 514 p.
Chacun a droit à sa croyance privée, au nom de l’imprescriptible liberté de pensée. Mais, la bonne foi, la modération, l’humanisme et la sincérité fraternelle de l’immense majorité des croyants ne changeront en rien la nature criminelle de la religion, assène d’emblée Frank Handi Timour. Son « livre noir » accumule les faits historiques qui ont de quoi remplir d’horreur le lecteur. Empaler des victimes en l’honneur des Dieux, leur arracher le cœur encore palpitant, éventrer un être humain
Guerre de religion et police de la pensée : une invention monothéiste
CASTEL Jean-Pierre, Éd. L’Harmattan, 2017, 219 p.
Contrairement à ce que l’on prétend souvent, affirme Jean-Pierre Castel, les religions issues de la Bible n’ont pas contribué à faire reculer la sauvagerie du polythéisme de l’antiquité. Elles l’ont décuplée. Et ce, pour une raison bien simple. Un Dieu polythéiste n’est pas jaloux des idoles voisines qu’il ne considère pas comme rivales. Bien au contraire, les divinités des peuples vaincus, même subordonnées à celles des vainqueurs, venaient enrichir leur panthéon. Alors qu’un Dieu monothéiste
L’horreur religieuse
MACÉ-SCARON Joseph, Éd. Plon, 2016, 198 p.
Bardés de prescriptions, cuirassés de dogmes, hérissés de certitudes, les croyants, dont on prophétisait l’irréfragable disparition ou l’interminable agonie, ne connaissent aucune limite à leurs conseils, à leurs réprimandes ni à leurs menaces. À côté de ces fidèles vivant leur foi pour eux-mêmes avec ferveur, voire dans l’exaltation, il y a ce fanatisme, ce dogmatisme et cet obscurantisme qui semblent inhérents à tout culte qui ambitionne de façonner les identités à son image et de faire plier les
Psychothérapie de Dieu
CYRULNIK Boris, Éd. Odile Jacob, 2017, 314 p.
Même si chaque culture lui donne une forme spécifique, la religion constitue un phénomène mental universel qui sauve un grand nombre d’individus. Celui qui est malheureux a besoin d’aller chercher des explications magiques pour lutter contre son malaise. La croyance lui permet de se relier à une force au-dessus de la condition humaine. Croire donne du sens à sa vie : celui qui a un pourquoi peut vivre n’importe quel comment. Dans un contexte où le groupe est ainsi structuré et les blessés