Livres
Pratique de non-violence: "S’affirmer sans agresser. Estime de soi et prévention de la violence"
Edition Non Violence Actualité, 2007, 112 p.
Toute personne ressent le besoin plus ou moins conscient de percevoir qu’elle a une valeur intrinsèque et de bénéficier d’une image positive d’elle-même. Cette estime de soi ne se limite pas au regard que l’on se porte ou à l’image renvoyée par l’entourage. Elle se trouve, en outre, être la condition pour le respect de l’autre : s’attribuer des compétences et des qualités est le meilleur moyen de ne pas agresser les autres. C’est parce qu’on réussit à exister que l’on peut faire des choix
Pratique de non-violence: "Prévenir la violence à l’école. L’importance des compétences psychosociales"
Edition Non Violence Actualité, 2007, 112 p.
Si la violence n’est pas une fatalité qui viendrait bousculer le bon ordre des choses, elle n’en constitue pas moins un frein au développement personnel. D’où la nécessité d’identifier ses origines, son développement et les conséquences qui en résultent. L’Homme a su développer des techniques lui permettant une maîtrise croissante du monde qui l’entoure. Il n’en va pas de même pour ses compétences relationnelles qui ne sont jamais apparues aussi fragiles. Rien d’étonnant à cela, quand on constate
Ainsi soient-ils. A l’école de l’adolescence
Philippe VAN MEERBEECK, éditions De Boeck, 2007, 201 p
Philippe van Meerbeck nous propose ici une promenade intellectuelle tout à fait intéressante sur la question de l’adolescence, en s’appuyant largement sur sa formation de psychanalyste. Ainsi, même si l’auteur explique avec sagesse que face au suicide d’un jeune, seule la victime est en mesure de donner les raisons de son geste, il n’hésite pas à se prononcer avec beaucoup moins de prudence sur nombre de comportements dont il situe l’origine d’une manière très péremptoire. Restent des
La souffrance des adolescents. Quand les troubles s’aggravent: signaux d’alerte et prise en charge
Philippe JEAMMET et Denis BOCHEREAU, La Découverte, 2007, 224 p.
En 2004, on comptait dix millions de 12-25 ans, représentant 17% de la population : 3,3 millions de collégiens, 1,5 million de lycéens, 2,1 millions d’étudiants (ils étaient à peine 30.000 en 1900 !) et 330.000 apprentis. Si la majorité des adolescents va bien, reconnaissent les auteurs, cela ne signifie pas pour autant qu’ils échappent à la zone de turbulence propre à cette période la vie, c’est tout simplement « qu’ils parviennent à la surmonter » (p.17). Depuis un certain
Jeunes dangereux, jeunes en danger
Thomas SAUVADET, Dilecta, 2006, 190 p.
Qu’ils soient diabolisés ou victimisés, les jeunes de la cité sont souvent renvoyés à une entité supposée homogène surdéterminée par la précarité et la déviance. Pour l’auteur, il s’agit là d’une vision simpliste et réductrice. Certes, les « trente piteuses » marquent une rupture avec les « trente glorieuses » : installation d’un chômage structurel, précarisation des contrats de travail, montée de la marginalisation et de l’exclusion, désyndicalisation et dépolitisation, concentration des plus pauvres
Oui à une société avec les jeunes des banlieues
Joëlle BORDET, éditions de l’Atelier, 2007, 207 p.
Les jeunes des cités sont à la fois source d’inquiétudes et objets de stigmates. Mais, plus ils sont désignés comme dangereux, plus ils se mettent en danger et peuvent devenir menaçants pour autrui. L’auteure, psychosociologue habituée à côtoyer ces publics, en est convaincue : « les possibilités de s’enfermer dans la négation, l’autodestruction et celles de la réussite et de la construction sont étroitement mêlées » (p.9) Aussi, soit on réussit à faire appel à leur énergie créatrice pour
Reconstruire l’action sociale
Michel CHAUVIERE, Jean-Michel BELORGEY, Jacques LADSOUS, Dunod, 2006, 280p.
Du 18 au 24 octobre 2004, se déroulait l’aboutissement d’une mobilisation qui avait commencé deux années plus tôt. Les organisateurs de « 7, 8, 9 : vers les états généraux du social » avaient conçu ce mouvement tout à fait inédit en trois étapes : exercer un droit d’inventaire et réalisant l’état des lieux des dysfonctionnements de l’action sociale, organiser des échanges entre les différents acteurs (qu’ils soient usagers, professionnels ou financeurs regroupés dans
Protection de l’enfance, prévention de la délinquance: les nouvelles frontières de l’action sociale
L’année de l’action sociale, sous la direction de Jean-Yves GUEGUEN, Dunod, 2007, 289 p.
Le rendez-vous annuel, que nous donnent les éditions Dunod et Jean-Yves Guéguen, est encore une fois réussi. Pas moins de trente contributeurs nous proposent une synthèse de grande qualité des évolutions en cours dans tous les secteurs de l’action sociale. De quoi pour le lecteur soucieux de connaître l’état des lieux sur la question du handicap, des personnes âgées, de l’enfance, de l’exclusion, des formations sociales ou de l’éthique, de pouvoir faire
Dans les silences des mères
André AGARD-MARECHAL, Albin Michel, 2007, 167 p.
Le spécialiste n’est pas celui qui repère ce qui ne va pas dans la relation entre une mère et son enfant, mais celui qui se met à leur écoute. Ce n’est pas non plus celui qui les évalue, mais celui qui sait mettre ses savoirs à leur service, de telle façon qu’ils ne se sentent ni jugés, ni blessés. Ce n’est pas celui qui les observe, mais celui qui s’engage dans une relation avec eux. Ce n’est pas celui qui étudie leur situation, mais celui qui les accompagne. Ce n’est pas celui qui leur dit
Les pères en débat. Regards croisés sur la condition paternelle en France et à l’étranger
Sous la direction de Catherine SELLENET, érès, 2007, 190 p.
La figure du paterfamilias détenteur d’une autorité sécurisante et structurante laisse à certains beaucoup de nostalgie. Son remplacement par l’image d’un père absent, physiquement ou psychiquement inatteignable, semble être porteur de bien des maux. C’est sans compter sur une double dimension d’une fonction qui comporte à la fois une juste puissance garante de la différenciation et de la loi, mais aussi une toute puissance archaïque et violente. Les représentations laissées par les