SOCIÉTÉ
Le livre des justes
Il y a 30 ans, cette rubrique remonte le temps en remettant sur le devant des critiques parue il y a trois décennies…
« Le livre des justes »
Lucien LAZARE, Editions Jean-Claude Lattès,1993, 262 p.
Les faits de collaboration d'un homme, fût-il Président de la République, méritent-ils tant d'attention quand parallèlement, d'authentiques actes de pure solidarité humaine restent dans l'ombre ?
Le livre de Lucien Lazare tente de soulever le voile de l'oubli et de l'indifférence qui depuis trop longtemps recouvre ces hommes et ces femmes qui
Le travail est malade. Il nous fait souffrir
BELLEGO Maxime, Éd. De Boeck, 2021, 176 p.
Ces dernières décennies, le travail a changé, s’accélérant et devenant de plus en plus exigeant. Il suscite autant de souffrance que de bonheur. Bien sûr que le malaise ressenti n’est pas comparable à celui des ouvriers de Zola s’épuisant douze heures par jour. Il se manifeste plutôt sous la forme d’épuisement professionnel, de trouble anxieux et de dépression. Maxime Bellego, psychologue clinicien, nous en dresse un diagnostic précis et lucide.
Sa mise en garde est claire : il ne faut pas se
Un pognon de dingue, mais pour qui?
COMBRES Maxime, PETITJEAN Olivier, Éd. Seuil 2022, 189 p.
60 milliards d’euros en 2025… A l’heure où l’on ne parle que d’économies pour ne pas aggraver les déficits budgétaires, le « pognon de dingue » (Macron) que coûtent les aides sociales et l’assurance maladie, les postes de fonctionnaires et les services publics est pointé du doigt, comme principal responsable et coupable de tous nos malheurs. Curieusement, la masse considérable d’aides financières attribuées aux entreprises n’est jamais évoquée. Ce que détaillent avec brio les auteurs
Le travail est malade. Il nous fait souffrir
BELLEGO Maxime, Éd. De Boeck, 2021, 176 p.
Ces dernières décennies, le travail a changé, s’accélérant et devenant de plus en plus exigeant. Il suscite autant de souffrance que de bonheur. Bien sûr que le malaise ressenti n’est pas comparable à celui des ouvriers de Zola s’épuisant douze heures par jour. Il se manifeste plutôt sous la forme d’épuisement professionnel, de trouble anxieux et de dépression. Maxime Bellego, psychologue clinicien, nous en dresse un diagnostic précis et lucide.
Sa mise en garde est claire : il ne faut pas se
La terre plate. Généalogie d’une idée fausse
GIACOMOTTO-CHARRA Violaine et NONY Sylvie, Éd. Folio-Histoire, 2023, 309 p.
Alors qu’on lutte, à raison, contre les infox qui se répandent dans l’opinion humaine, il en est une qui a traversé l’histoire. Le Moyen-Age aurait été à ce point obscurantiste qu’il aurait cru, jusqu’à la rupture intervenant au moment de la modernité, que notre planète était plate.
Ce que démontrent nos auteurs, avec force référencement, c’est que la conviction de la sphérité de la terre remonte au moins à 2 500 ans avant le temps présent. Platon (V-IVème
Poursuivre
KLEIN-DONATI Fabienne, Éd. Equateurs, 2021, 204 p.
Le parquet détient un privilège considérable : l’opportunité de poursuites. C’est lui qui décide si une infraction à la loi pénale doit ou non faire l’objet d’un jugement. Ce n’est pas l’intérêt de la victime qui prévaut, même si elle est prise en compte, mais celui de la société.
Une équipe de parquetiers, substituts du procureur, se relaie 24 heures 24, 7 jours sur 7, permanence à disposition des forces de l’ordre qui les interpellent en direct pour savoir quelle suite donner à une
Sommes-nous libres de vouloir mourir? Euthanasie, suicide assisté, les bonnes questions
FOURNERET Éric, Éd. Albin Michel, 2018, 201 p.
Quand on aborde la question du droit de choisir sa mort, le débat semble réduit à une opposition binaire : légaliser ou pas l’euthanasie et le suicide assisté. Chacun est sommé de se positionner dans un camp. Et si l’on entrait dans la complexité de cette problématique, pour en éclairer les enjeux ? C’est ce que fait Éric Fourneret, en posant des questions qui, pour s’avérer dérangeantes, n’en sont pas moins d’une grande pertinence.
Commençons par les limites du droit à mourir. Où commence-t-il
Libres d’obéir. Le management du nazisme à aujourd’hui
CHAPOUTOT Joham, Éd. Gallimard, 2021, 171 p.
Les fonctions et les techniques, la portée et les limites du management moderne ont fait l’objet d’une ample littérature. La recherche de sa paternité un peu moins. Celle identifiée par l’auteur est quand même surprenante.
Herbert Bacque rédige en 1942 un vadémécum sur la meilleure manière de diriger la production. Les tutelles fixent des objectifs y affirme-t-il, que les agents subalternes doivent atteindre dans les temps, sans demander de moyens supplémentaires, sans gémir et sans fléchir face
Enseignants, les nouveaux prolétaires. Le taylorisme à l’école
GRIMAUD Frédéric, Éd. ESF, 2024, 156 p.
Depuis une vingtaine d’années, notre pays a connu une succession de réformes assimilant les services publics à des entreprises. Le new public management qui s’est imposé n’a qu’un seul souci : rationaliser leurs coûts, réduire la dette, rentabiliser. L’école a été concernée, au premier rang.
Injonction a été faite à l’enseignant de modifier ses pratiques non en fonction des besoins qui émergent dans la relation avec ses élèves, mais au regard d’indicateurs consignés sur des tableaux Excel ! Le
La police contre la rue
ROCHÉ Sébastien, RABATÉ François, Éd. Grasset, 2023, 315 p.
Aucune police d’un pays démocratique n’est autant critiquée par les instances internationales des droits de l’homme que celle de notre pays. Suite éditoriale du documentaire éponyme, les auteurs de ce livre expliquent pourquoi, en donnant la parole à de multiples témoins.
Dans un pays comme le nôtre où les manifestations de rue sont une tradition séculaire, convenons que le travail de la police n’est pas facile. Mais, alors que nos voisins de Grande Bretagne et d’Allemagne ont