Les publications en sciences humaines sont nombreuses et d’une richesse impressionnante.La lecture de centaines d’ouvrages a constitué, à chaque fois, un moment de plaisir et de grande satisfaction intellectuelle. J'espère que l’internaute trouve dans ces critiques l’envie de se plonger, à son tour, dans ces livres

Signaler et après ?

Sous la direction de Jean Louis LE RUN & all, érès, 2005, 176 p.

La levée de la chape de silence qui pesait sur la maltraitance a provoqué une telle inflation du nombre des signalements qu’il déborde les capacités de traitement de la justice. Cet acte intervient quand l’accumulation des pressentiments et le faisceau des indices aboutissent à une véritable suspicion de danger, mais aussi après une longue réflexion déchirée entre le devoir et le doute. Car, signaler n’est pas chose simple. La maltraitance est susceptible de soulever les

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Quelle éducation face au radicalisme religieux?

Dounia BOUZAR, Dunod, 2006, 256 p.

Un élève qui arrache systématiquement les affiches de son collège où se trouvent présentées des figures humaines au prétexte que le Coran interdit toute représentation (il s’agissait à l’époque de combattre l’idolâtrie). Un jeune qui refuse de serrer la main d’une éducatrice, « parce que c’est une femme ». Une adolescente qui se voile dans les jours qui suivent son admission en appartement autonome. Les professionnels sont parfois confrontés à des situations pour le moins déroutantes qui peuvent les amener à

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Traité d’athéologie. Physique de la métaphysique

Michel ONFRAY, Grasset, 2005, 282 p.

A une époque où l’on parle du retour du religieux, l’ouvrage de Michel Onfray constitue un vrai exercice d’hygiène mental remettant sur le devant de la scène les voix de ceux qui ont toujours voulu parler librement, produire des explications rationnelles, récuser les fictions fabriquées, penser tout simplement, en dehors de l’hypothèse de l’intervention d’un au-delà : les mécréants, les impies, les incroyants, les incrédules qu’on a pourchassés et massacrés pendant des milliers d’années. Enseigner le fait

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La loi de rénovation de l’action sociale au quotidien

CREAI Rhône Alpes, L’harmattan, 2005, 222 p.

La loi de 1975 avait organisé de façon autonome le champ social et médico-social, après qu’en 1970 le secteur sanitaire aie fait de même. La loi 2002-2 a consacré les droits fondamentaux des usagers, marquant la fin d’une conception assistancielle et tutélaire de l’intervention sociale. Les institutions doivent proposer les mêmes garanties contractuelles que le secteur marchand, en terme de qualité du service rendu. Cela signifie appliquer au quotidien les principes de sécurité, de dignité

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Une autre place pour les usagers? Intervenir dans le secteur médico-social

Laurent BARBE, La Découverte, 2006, 201 p.

La vie quotidienne d’un grand nombre de nos concitoyens se trouve rythmée par l’action sociale et médico-sociale : 24.500 établissements et 2.000 services, employant 400.000 salariés prennent en charge 1,2 million de personnes (dont 600.000 en internat). Une évolution s’est faite jour, ces dernières années, marquant une notable transformation des relations entre les professionnels et les usagers. Rien d’étonnant dans cette mutation qui apparaît cohérente avec le développement continu du droit des

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Faut-il brûler le modèle social français ?

Alain LEFEBVRE,  Dominique MEDA, Seuil, 2006, 156 p.

La situation sociale de notre pays s’est largement dégradée sous l’effet conjuguée d’un taux et d’une durée du chômage élevés, d’une mobilité professionnelle faible (sauf en ce qui concerne le travail précaire), d’une absence d’anticipation des restructurations qui concernent pourtant près de 900.000 salariés chaque année, d’un déficit d’utilisation de la formation continue pour prévenir les dégradations des compétences et améliorer l’employabilité, de l’incohérence des politiques publiques

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Quel travail pour les exclus ? Pour une politique de l’insertion durable

Pascal NOBLET, Dunod, 2005, 196 p.

Dans notre pays, les politiques d’insertion à destination des populations en difficulté, ont toujours été encadrées par deux principes intangibles : les aides accordées le sont dans un délai temporaire de plus en plus court et l’horizon vers lequel on tend est nécessairement l’accès au secteur marchand. Cette perspective est validée tant par la droite (qui privilégie la responsabilisation individuelle) que par la gauche (pour qui il revient non à l’Etat, mais aux patrons d’assurer le plein emploi) et se

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Travailler avec les quartiers en difficulté

DANE Carole, Dunod, 2005, 202 p.

Pour travailler au sein des quartiers en difficulté, la seule bonne volonté ne suffit pas. Toutes les formes d’intervention peuvent être menées conjointement non seulement en complémentarité mais aussi en synergie. Mais s’il en est une qui semble pour l’auteur particulièrement adaptée à ce type de situation, c’est bien celle du travail collectif qui regroupe le travail avec les groupes (petites unités) et le travail communautaire (sur l’ensemble d’un quartier voire d’une ville). La culture anglo-saxonne a

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De l’écriture aux écrits professionnels. Contrainte, plaisir ou trahison?

Paulette BENSADON, L’harmattan, 2005, 144 p.

Notre civilisation nous a habitués à juger l’écriture comme le principal moyen de validation de la réalité : l’écrit est considéré comme la plus objective et la plus universelle des formes de légitimation. Tout naturellement, les professionnels du social se sont toujours trouvés confronté à un devoir d’écriture, avec un fort paradoxe : cette demande de formalisation de leur action se heurte à la nature même de leur tâche qui est le plus souvent accomplie d’une manière informelle, s’apparentant plus

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Questions de distance dans la relation éducative

Christine DORME, L’Harmattan, 2005, 120 p.

Voilà un petit ouvrage tout à fait intéressant qui pose en termes clairs la question de la proximité relationnelle. Notre profession a cru un moment qu’elle allait pouvoir éviter le risque d’envahissement fusionnel réciproque que représente la trop grande proximité avec l’enfant, en essayant de chasser toute subjectivité et de privilégier une écoute non impliquée. Mais, qu’on le veuille ou non, la relation éducative provoque des sentiments complexes. D’abord du fait de l’institution qui, de par

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