Livres
Handicap, éthique et institution
Jean-François GOMEZ, Dunod, 2005, 202 p.
La lecture de ce Jean-François Gomez-là est un vrai régal. Recueil de différentes interventions faites par l’auteur en diverses occasions, l’ensemble, loin d’être disparate est traversé par la sagesse qu’apportent une longe expérience et une fibre humaniste qui vibre encore comme au premier jour. Déclinons le titre choisi, pour le vérifier. Le handicap, tout d’abord, premier terme de la trilogie de l’intitulé du livre. Penser que les fous, les déficients mentaux, les déviants, les pauvres sont sans
Elever son enfant… autrement. Ressources pour une éducation alternative
Catherine DUMONTEIL-KREMER, 2004, édition La Plage, 324 p
Chacun d’entre nous a sans doute feuilleté ou acheté l’un de ces guides à destination des parents qui fourmillent de conseils sur la meilleure façon d’élever un enfant. L’ouvrage publié par les éditions La Plage renouvelle le genre, en s’ouvrant sur des ressources alternatives. Parfois curieux et déroutant, mais toujours passionnant, on trouve ici une approche qui s’appuie tant sur les connaissances de spécialistes que sur l’expertise construite par les parents quel que soit la
Accueillir les parents de jeunes enfants. Un soutien à la parentalité
Suzon Bosse-Platière en collaboration avec Nathalie Loutre-Du Pasquier, 2004, érès, 222 p.
Tous les jours, de très nombreux parents confient leur bébé ou leur jeune enfant à des personnes étrangères à la famille. Pour être ancestrale, cette pratique ne s’en est pas moins amplifiée ces dernières décennies, multipliant le nombre d’accueillantes professionnelles. L’étude présentée ici est le produit d’une recherche-action menée auprès de huit équipes d’intervenantes de la petite enfance (crèche, halte garderie, assistante maternelle, école
La fabrique sociale des handicapés: journal d’une auto-fiction
Marc LOSSON, Le bord de l’eau éditions, 2005, 164 p.
La fabrique sociale des handicapés est l’une des deux plus importantes entreprises, la seconde après la fabrique de vieillards. Elle prône le libéralisme absolu au sujet de l’aide auprès des enfants éducables. Le décideurs sont d’accord, étant surtout attirés par tout ce qui leur permettra de se dégager de ce qui coûte. Et notre besoin d’humanité et de dignité ne fait qu’augmenter les coûts sociaux des plus improductifs qui soient. Le Président de la Fabrique, entre deux plongeons dans sa
Six ans d’administration pénitentiaire
Henri BOULANGER, 2004, 147 p.
Fonctionnaire affecté à la direction de l’Administration pénitentiaire de 1981 à 1988, l’auteur nous propose un récit fort intéressant qui permet de mieux comprendre des (dys)fonctionnements d’un service de l’Etat particulièrement critiqué. L’incarcération respecte des règles très strictes. Le Code de procédure pénale précise la juridiction de ressort de chaque Maison d’arrêt. En 1983, l’Administration pénitentiaire s’apercevant que les textes remaniés du Code avaient oublié d’affecter un établissement au
Il n’y a pas de peine juste
Guy CASADAMONT et Pierrette PONCELA, Odile Jacob, 2004, 279 p.
Corps frappé, mutilé ou enfermé, amende ou indemnisation, confiscation des revenus ou de biens divers, travail forcé ou consenti au profit de la communauté, surveillance et interdiction dans la vie quotidienne, bannissement, pénitence, exposition, mort infligé … le corps, les biens, les droits et libertés ont été de tous temps matière à sanction selon des modalités les plus diverses. La peine est le moyen que se donne un groupe organisé, pour sanctionner celles et ceux de ses
15 millions d’enfants à défendre. Ils sont la prunelle de nos yeux
Claire BRISSET, Albin Michel, 2005, 290 p.
Longtemps négligé, l’enfant est aujourd’hui parfois transformé en produit d’une impulsion, en compagnon de vie ou en prétexte au raccommodage du couple. Investi comme signe ostentatoire d’épanouissement personnel, d’équilibre familial ou de réussite, il doit répondre aux désirs très précis de ses parents. Malheur à lui, s’il déçoit en n’étant pas conforme à leurs attentes. La prise en compte de l’enfant pour lui-même constitue une mutation culturelle. Une poignée d’idéalistes se sont battus pendant
Cœur de femmes. De l’inexistence à l’existence. Mon engagement aux côtés des femmes de la rue
Mona CHASSERIO, Audibert, 2005, 224 p.
L’ouvrage que nous propose ici Mona Chasserio s’impose par son humanisme, sa sensibilité et son intensité. Une fois commencé, il est difficile au lecteur de le refermer, avant d’en avoir lu la dernière page. L’auteur nous décrit d’abord son curieux itinéraire d’épouse, de mère de famille et de salariée qui abandonne tout pour, à quarante ans, aller à la rencontre des sans domicile fixes. Si elle se fait très vite accepter, c’est parce qu’elle les regarde « comme des hommes et des femmes à part entière »
L’enfant des rues. Contribution à une socio anthropologie de l’enfant en grande difficulté dans l’espace urbain
Sous la direction de Stéphane TESSIER, L’Harmattan, 2005, 471 p.
Il existe peu d’études qui tentent de décrire le fonctionnement interne des groupes d’enfants que l’urbanisation, la démographie, la crise économique ou familiale ont contraint à vivre dans la rue. Pourtant, cette réalité, même si elle est parfois niée ou sous-estimée, se retrouve aux quatre coins du monde. L’ouvrage coordonné par Stéphane Tessier apporte une réflexion tout à fait passionnante, pour quiconque veut tenter de comprendre cette question. Il y a les enfants de la
Travail de rue et personnes à la marge. Les rencontres des "acteurs" de la rue
Sous la direction de Serge ESCOTS, érès, 2005, 192 p.
Ils sont un certain nombre à Toulouse, à intervenir auprès des personnes vivant dans la rue : professionnels et bénévoles, lieux d’accueil pour sans domicile fixe et intervenants choisissant d’aller à la rencontre du public là où il vit, intervention plutôt sanitaire ou plutôt sociale etc… De septembre 2000 à juin 2001, ils ont croisé leurs regards, confronté leurs expériences, comparé leurs motivations et interrogé leurs éthiques, au cours de neuf rencontres qui ont trouvé leur