Livres
L’éducation en mal d’autorité
LE PENNEC Yann, Ed. L’Harmattan, 2013, 89 p.
L’autorité fut longtemps fondée sur la toute puissance autocratique du paterfamilias, s’exerçant verticalement et exigeant sur le champ et sans contestation possible l’obéissance. Cette soumission fut légitimée tant par un Aristote considérant que l’enfant est uniquement prisonnier de ses désirs, qu’un La Bruyère lui attribuant toutes le turpitudes humaines, qu’un Kant le réduisant à la somme de ses impulsions désordonnées que la discipline n’avait pas encore humanisées ou encore un Le Play le
Enfants perdus. Enquête à la brigade des mineurs
BEREST Claire, Ed. Plein Jour, 2014, 184 p.
Confrontée, comme ancienne enseignante et dans son quartier, à ces adolescents(e)s qui l’intriguent et la terrifient, l’auteure s’est lancée, pour écrire son livre, dans toute une série d’entretiens auprès de la brigade des mineurs de Paris, mais aussi auprès d’autres acteurs en contact avec les jeunes générations. Mais, ce n’est pas tant pour s’intéresser à l’enfance qu’elle soit en danger ou dangereuse, que pour répondre à l’inquiétude qui la taraude sur un sujet qui reste pour elle une énigme
Une éducation martiale contre la violence? Du cœur au corps
DERVAUX Stéphane, Ed. Champ Social, 2013, 190 p.
Éduquer c’est être condamné à la créativité et à l’innovation permanente, affirme Stéphane Dervaux, qui met en application ce précepte dans son essai sur la violence dont se rendent coupables et dont sont victimes les adolescents. L’une des sources de ces comportements peut être trouvée du côté de la télévision qui, à travers ses programmes les plus agressifs, provoquent des perturbations (angoisses immédiates ou différées, cauchemars, invasion du champ psychique…) et induit la reproduction du
Les enjeux hybrides de l’économie sociale et solidaire. De la reconnaissance d’un tiers secteur
COURTOIS Laurent (sous la direction), Le Sociographe hors série 5/2012, Ed. Champ Social, 311 p.
Vouloir faire de l’entreprise autre chose qu’une machine à gagner de l’argent : voilà l’ambition de l’économie sociale et solidaire qui revendique de placer l’être humain au coeur de ses préoccupations, favorisant le processus démocratique de gestion et une finalité reliée à ses membres ou aux intérêts de la collectivité. La démarche n’est pas nouvelle, coopératives, mutuelles, associations existant depuis le 19ème siècle. Mais, son essor a pris
L’idée même de richesse
CAILLÉ Alain, Ed. La découverte, 2012, 143 p.
L’idéal qui régit notre monde est celui de la richesse, sans que l’on sache toujours bien comment la définir. Son identification est assez systématiquement réduite étroitement au champ monétaire : est riche celui qui possède beaucoup d’argent. On n’y intègre jamais ni le bien-être vécu, ni la qualité des relations humaines ou la santé, pas plus que la vertu écologique, la correction politique, le goût de l’innovation ou la créativité etc… Seule leur traduction consumériste en termes d’efficacité
Pour un manifeste du convivialisme
CAILLÉ Alain, Ed. Le Bord de l’eau, 2011, 117 p.
Dans notre société en crise, malgré un idéal dominant fait d’harmonie et de consensus, ce qui l’emporte c’est l’opposition et la division. Rien de plus normal, tant les points de vue, les intérêts et les désirs entre les êtres humains sont nécessairement différents et a priori divergents. C’est grâce aux autres et contre eux que chacun se valorise et donne du sens à son existence. C’est en dialectisant et en canalisant ces conflits qu’on peut éviter qu’ils ne se transforment en guerre de tous
L’économie du bonheur
« Et si l’économie nous parlait du bonheur? Des indicateurs de prospérité citoyenne »
MACHAIR Laure, Ed. Couleur Livres, 2013, 106 p.
« Ce qui compte ne peut pas toujours être compté et ce qui peut être compté ne compte pas forcément ». Le paradoxe d’Easterlin illustre fort bien cette affirmation d’Albert Einstein, en démontrant combien l’accroissement des ressources financières améliore le sentiment de
Vivre en mourant
HITCHENS Christopher, Ed. Climats, 2013, 121 p.
« Ave Caesar morituri te salutant » (« Salut César, ceux qui vont mourir te saluent ») déclamaient les gladiateurs de l’empire romain, avant de commencer à s’entretuer dans l’arène. Cela ressemble un peu à cet ultime livre que Christopher Hitchens, atteint d’un cancer incurable, a destiné à ses lecteurs, juste avant de décéder. Il est difficile de se représenter ce que peuvent vivre les mourants, parce qu’ils ne sont plus là pour le décrire. Aussi, le témoignage de ceux qui écrivent, jusqu’à
Nous sommes la meute pas le troupeau
BOURGUIGNON Sandrine, Ed. Sulliver, 2013, 163 p.
Sandrine Bourgignon signe ici un roman sur l’adolescence et le désespoir, tout autant que sur le désespoir adolescent. Son récit plonge au plus profond de cet âge incertain et vulnérable que guette toujours la tentation suicidaire. Décrire le cheminement de l’un des ces ados, c’est risquer la généralisation abusive tout en captant ce qu’un destin singulier renvoie du mal de vivre potentiel de toute une génération. Heureusement, l’immense majorité des jeunes va bien. Ce qui n’empêche nullement
Voir les lilas refleurir
Vaillant Maryse, Ed. Albin Michel, 2013, 151 p.
Il est particulièrement émouvant de lire ce livre que Maryse eut la lucidité et le courage de terminer, un mois avant de nous quitter. Elle nous laisse là un magnifique témoignage plein d’humanité et d’espoir. Comment réussir à vivre avec ce qui ne guérira pas et qui va devenir de plus en plus envahissant ? Si, pour chacun, le compte à rebours est enclenché, la mort nous touche surtout quand elle concerne nos proches. A l’annonce de son premier cancer, l’auteur explique qu’elle s’est résignée