Vivre sans violences ? Dans les couples, les institutions, les écoles

Micheline CHRISTEN, Charles HEIM, Michel SILVESTRE, Catherine VASSELIER-NOVELLI, érès, 2004, 224 p.

Dans un monde où les repères stables sont brouillés, il est important de se mettre d’accord sur les définitions. C’est ce que font les auteurs en ouverture de leur ouvrage, en distinguant bien entre la colère (mode d’expression de l’agressivité), les contraintes (les limites des conduites autorisées et les sanctions de leurs transgressions qui permettent le vivre ensemble), l’agressivité (comportement inné lié à l’instinct de survie) et la

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Oedipe et Laïos - Dialogue sur l’origine de la violence

Olivier MAUREL et Michel POUQUET, L’Harmattan, 2003, 164 p.

Tout commence par une interview dans « Nice Matin » où Olivier Maurel soutient que chez l’être humain, la violence n’est pas innée, mais acquise culturellement. Michel Pouquet, psychanalyste, adresse au journal une réponse dans laquelle il s’insurge contre les rêveurs d’un homme idéal qui propagent de fausses idées : face à la violence pulsionnelle au cœur de chacun d’entre nous, il faut opposer la loi. La gifle n’a pas la même signification selon qu’elle humilie ou qu’elle marque

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Une enfance en enfer

Jean FAYARD, Le Cherche Midi, 2003, 282 p.

Ce que Jean Fayard nous décrit de son enfance est proprement hallucinant. On a du mal à imaginer qu’un homme victime à ce point de l’acharnement et de la violence aie pu survivre sans devenir un psychopathe assoiffé de vengeance. Jugeons-en plutôt. Sa vie commence dans un réduit puant la saleté et les déjections humaines. Son père, imbibé d’alcool, fait régner la terreur à la maison. Sa mère, ne vit que dans la haine  de ses enfants. Incapable de subvenir à leurs besoins, elle les contraint à faire

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Sans père, ni repères...

Catherine LEHOUX-FLEURY, éditions Bouchène, 2003, 97 p.

Il est des destins qui peuvent paraître, au premier abord, marqués par le sceau de la fatalité, l’idée d’une reproduction intergénérationnelle quasi-automatique de la maltraitance restant encore vivace. Pourtant, si l’on sait qu’il est possible d’échapper au pire, trop souvent les seules illustrations qui émergent sont celles de la perpétuation du malheur. C’est parce qu’il démontre le contraire, que le récit de Catherine Lehoux-Fleury est si précieux. Ce qu’elle nous décrit de son

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Les coups durs

Elizabeth LAIRD, Flammarion, 2003, 208 p.

« Parfois, on passe des bons moments avec Steve, mon beau-père. Il suffit de rester prudent et de lui éviter des contrariétés. Mais quand il est en colère, c’est terrible. Une fois, il m’a attrapé le bras. Ses doigts étaient comme des griffes d’acier. D’une secousse, il m’a propulsé devant lui, son visage à quelques centimètres du mien. Ses yeux étaient deux éclats de verre, sa bouche une barre de fer. Il m’a dit que j’allais me souvenir de la raclée que j’allais prendre. Cette fois, il ne s’est pas

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Où commence la violence? Pour une prévention chez le tout petit

Danielle DALLOZ, Albin Michel, 2003, 170 p.

Il est courant d’entendre dire que la violence est un mode relationnel qui s’est à la fois rajeuni et banalisé. On trouvera dans le dernier livre de Danielle Dalloz une réponse tout à fait passionnante. L’auteur, en effet, n’hésite pas à situer l’origine de cette situation dans la violence de plus en plus précoce que subit l’enfant. Cela commence par l’entrée à l’école maternelle, dès les 2 ans. Proposer un accueil collectif à un âge où l’enfant a encore besoin de l’intimité et de la sécurisation du

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Où es-tu, Maman?

Roberte COLONEL, édition Michel de Maule, 2003, 170 p.

Récit terrible et bouleversant que celui de Roberte, enfant placée à l’assistance publique, catégorie A (comme abandon), matricule n°260.290. Elle grandira privée d’amour, mais gavée de souffrance. « Je compris très vite qu’il fallait que j’apprenne à ne pas trop demander de tendresse et de baisers ». Sa mère nourricière, mariée à un agriculteur pauvre, lui reprochera toute son enfance de manger trop et de coûter plus cher qu’elle ne rapportait : privations, humiliations, insultes seront

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Si on parlait… de la violence

Jean Marie PETICLERC, Presses de la Renaissance, 2002, 112 p.

Jean Marie Petitclerc, éducateur et directeur d’un service de prévention, est régulièrement sollicité pour des interventions auprès des jeunes. Ce sont leurs questions et ses propres réponses qui constituent la trame de cet ouvrage. Bien sûr, il faut éviter l’amalgame entre une minorité qui peut parfois faire régner la terreur et une majorité qui aspire à vivre dans une certaine sérénité. Mais, la violence est devenu un sujet trop récurrent, pour qu’on ne tente pas de la traiter

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Les violences du quotidien - Idées fausses et vraies questions

Maryse VAILLANT, Christine LAOUENANT, éditions De La Martinière Jeunesse, 2002, 232 p.

Richement illustré, voilà un ouvrage destiné au public jeune qui aborde avec intelligence et pertinence un sujet trop souvent galvaudé. Une telle publication ne peut, en effet, être que bienvenue face aux propos trop souvent racoleurs auxquels nous ont largement habitués les média, dès qu’il est question de la violence et des jeunes. Les auteures, rejettant toute démagogie, abordent tout autant la violence que subissent les adolescents que celle qu’ils

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Il m’a tuée

Maryse VAILLANT, La Martinière, 2002, 288 p.

Des psychologues, on attend qu’ils soient capables de donner du sens aux évènements de la vie et aux comportements humains. Maryse Vaillant a eu l’occasion, tout au long de sa carrière professionnelle, d’exercer ses talents auprès d’une multitude de publics. Avec ce livre, elle applique sa perspicacité et son intuition à sa propre histoire personnelle. Oh, rien ici d’impudique ni de voyeuriste. L’auteure réussit à nous livrer ce qui relève de l’intime, tout en préservant l’universalité de son

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