Violence / Maltraitance
Bizutage et barbarie
Bernard LEMPERT, éditions Bartholomé (16 passage Gatbois 75012 Paris), 1998, 155 p.
“ Puisque les pratiques de bizutage ne donnent pas dans la dentelle, nous n’envisageons pas de les traiter avec des pincettes ” explose Bernard Lempert dans son préambule. Et l’on constate aisément tout au long des pages ce qu’annonce l’auteur : à l’artillerie lourde il oppose l’artillerie lourde !
“ Le bizutage est une véritable culture du viol ”, il n’est “ rien d’autre qu’une socialisation de la perversion ”, “ un avatar récurrent de la barbarie ” etc
Le fils favori
Joël ARES, Editions du Rocher, 1988, 108 p.
L’enfer existe : Joël Arès l’a rencontré. Le récit qu’il nous en fait est rien moins que terrifiant. Celui qui s’exprime a traversé une enfance et une adolescence qui aurait pu le mener à l’anéantissement. Les dix premières années de sa vie sont marquées par la violence et les disputes parentales dont il est l’une des principales victimes. Cette période traumatisante commence par un hématome sous-cutané à l’âge de 10 mois et se termine par le suicide d’une mère épuisée et sans espoir. Lui succèdent
Enfances en danger
Michel MANCIAUX, Marceline GABEL et all , Fleurus, 1997 775 p.
Sous le titre de “ l’enfant maltraité ”, Pierre Strauss, fondateur de l’AFIREM, proposait en 1982 un ouvrage-fleuve qui faisait le point sur la question de la maltraitance. S’adressant à tout public, il tentait une synthèse de l’état des connaissances sous la bannière de l’interdisciplinarité. Chaque professionnel pouvait y trouver un descriptif proche de ses références, mais aussi découvrir les approches des autres champs. Réédité en 1993, l’ouvrage ne correspondait plus aux
L’enfant, la famille, la maltraitance
Inès ANGELINO, Dunod, 1997, 240p.
Inès Angélino a trouvé à la fois le ton et les mots justes pour aborder un sujet à propos duquel les publications se multiplient sans toujours arriver à préserver une qualité dans le propos.
Au départ est parfois la faille narcissique provoquée par l’enfant qui n’arrive pas à combler et compléter les manques et/ou blessures des parents. Ce peut aussi être l’enfant du deuil rendu imaginairement responsable de la mort de certains être chers. Mais encore celui tenu à distance par une mère ne supportant pas
L’enfance abandonnée
Jean SAWRAS, Houtland éditions, 1997, 161 p.
Le sort de l’enfance abandonnée a commencé sous de mauvais augures : les civilisations grecques et romaines autorisaient l’infanticide. La religion chrétienne le proscrit et organise l’abandon. Les pères sont alors autorisés à vendre leur progéniture. C’est de 787 que date la création du premier hospice ouvert aux enfants délaissés, parallèlement aux hôpitaux qui reçoivent aussi les pauvres. Vincent de Paul milite activement à compter de 1638 et tente d’éveiller la sollicitude de l’Etat. Il devra
L’enfance sacrifiée - De la maltraitance des enfants et du peu d’efforts pour la combattre
Pierre LASSUS, Albin Michel, 1997, 215 p.
L’ouvrage de Pierre Lassus peut au choix provoquer une réaction d’effroi ou d’irritation. L’effroi prend au ventre le lecteur étranger au secteur socio-éducatif devant tant de maladresses et de complicité de la part de professionnels chargés initialement de la défense des mineurs et qui semblent tout au contraire accroître leurs souffrances. L’irritation saisit le travailleur social qui lit avec quelques sautes d’humeur un livre qui pour dénoncer justement, pense-t-il, quelques excès n’en couvre pas
Des barbares dans la cité - De la tyrannie du marché à la violence urbaine
Jean-Pierre Garnier, Flammarion, 1996, 381 p.
Avis aux lecteurs qui, malgré les années, sont restés un peu rebelles et qui aiment à ce titre ce qui est iconoclaste: cet ouvrage leur est destiné. L’auteur y parle de la violence urbaine qui défraie régulièrement la chronique: vandalisme, vols, trafics de stupéfiant ou d’armes, incendies de voitures ou de bâtiments publics, razzias sur les supermarchés, violence dans les établissements scolaires, caillassage de bus ou de véhicules de police, débordements dans les manifs avec pillage de
Violence et secret - Soigner et protéger ou dénoncer et punir
Textes présentés par Françoise Kohler, Edition Séli Arslan (14 rue du repos 75020 Paris), 1997, 192 p.
Fin 1995, se réunissait à Cambrai un colloque qui proposait aux professionnels confrontés à la question de l’enfance maltraitée de réfléchir aux notions de violence et de secret.
Au coeur du secret, on trouve la notion de secret professionnel. Le nouveau code pénal laisse aux intervenants qui y sont soumis la responsabilité de la révélation d’un éventuel mauvais traitement ou de l’abus sexuel. Si ceux-ci perdurent sans qu’il ne les dénonce
Les Cahiers de l’Actif
Janvier Février 1997 (269 avenue Maurice Planès B.P. 55104- 34072 Montpellier Cedex 3)
Les Cahiers de l’Actif ont proposé en début d’année 1997 un numéro dont le dossier central était consacré aux violences institutionnelles. Cela fait un peu plus de 10 ans que le voile recouvrant la maltraitance intra-familiale a commencé à se déchirer. Le mouvement de balancier si familier à notre fonctionnement collectif, penche ces temps derniers du côté d’une logique quasi-hystérique. « Il semblerait, explique Pascal Vivet, que certains veuillent voirMaltraitance psychologique
Marceline GABEL, Serge LEBOVICI, Philippe MAZET, Fleurus, 1997, 359 p.
Les intervenants médicaux, socio-éducatifs, psychologues ou judiciaires ont appris depuis quelques années à repérer et à évaluer les maltraitances physiques ou sexuelles. Elles sont le plus souvent « objectivables » et peuvent faire l’objet d’une saisine par la justice à partir d’un corpus de preuves. Il en va tout autrement de cette maltraitance psychologique qu’on a coutume de nommer cruauté mentale et qui fait l’objet de la série de contributions présentées ici aux