L’école au piquet

Laurent OTT, Albin Michel, 2001, 205 p.

Serait-ce là les mauvaises pensées d’un éducateur devenu instituteur ? Cela y ressemble bigrement. Voilà une approche insolente et revigorante qui mérite le détour. Loin de moi tout corporatisme qui me ferait me réjouir de l’incendie qui ravage la maison d’à côté. Mais on ne peut que boire les remarques qui s’égrènent ici, tant elles raisonnent avec notre expérience de parent ou de professionnel. Enseigner aux élèves peut-il se concevoir sérieusement si cela se limite à le faire pour eux et non pas avec

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L’école et les parents, la grande explication

Sous la direction de Philippe MEIRIEU, Plon, 2000, 260p.

Ouvrage collectif regroupant une quinzaine de contributions, cette lecture vaut le détour d’abord et surtout pour l’analyse de Philippe Meirieu qui propose une approche passionnante et d’une grande pertinence. Il explique ce qui semble être au coeur de la question : le cadre scolaire peut être imposé et contrôlé, l’apprentissage, lui, reste un acte libre que pose un sujet qui décide d’apprendre ou de ne pas apprendre : « sans le désir d’apprendre, enseigner est une entreprise vaine »

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Face aux incivilités scolaires. Quelles alternatives au tout sécuritaire?

Gilbert LONGHI, Didier MAZOYER, Maryse VAILLANT, Marie-Dominique VERGEZ, Syros, 2001, 200 p.

Les violences scolaires défrayent la chronique depuis un certain nombre de mois. Comment aborder cette question sans tomber  dans le sensationnalisme médiatique ou la banalisation ? La réponse à cette question se compose ici à quatre voix : celle respectivement d’un proviseur de lycée, d’un commissaire de police, d’une psychologue clinicienne et d’une juge des enfants. Le premier registre que l’on retrouve tout au long des pages, c’est la dénonciation

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Fernand Oury : y a-t-il une autre loi dans la classe?

Présenté par Philippe MEIRIEU, éditions PEMF, 2001, 48 p.

Quand Fernand Oury, rencontre en 1949 Célestin Freinet, son métier d’instituteur va s’en trouver transformé. Il met en oeuvre les techniques du célèbre pédagogue et les enrichit à partir de  sa propre expérience. Plusieurs soucis caractérisent sa pratique. Il cherche tout d’abord à répondre à la violence dont la classe est -comme le reste de la société- le théâtre. Un groupe d’enfants ou d’adolescents n’accède pas une socialité respectueuse des autres simplement parce qu’un adulte le

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Surdoués. Mythes et réalités

Ellen WINNER, Aubier, 1997, 456 p.

David apprit à lire en l’espace de 15 jours : il avait 3 ans. Mickaël entra au lycée et passa son BAC quand il eut 15 ans. Peter a commencé à dessiner alors qu’il avait 10 mois ½. Il ne s’est jamais arrêté. A l’âge de 5 ans, sa maîtresse lui fait passer un test : il obtint des résultats du niveau d’un adolescent de 14 ans. A 8 ans, Jacob était capable de reproduire à la guitare rien qu’à l’oreille n’importe quel morceau d’Eric Clapton ou de Jimmy Hendrix. On les appelle les surdoués. Ils développent un don

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Le collège au quotidien

Georges FELOUZIS, P.U.F, 1994, 236 p.

Paru en 1994 à partir d’une recherche réalisée en 1989, cet ouvrage est appelé à entrer dans la galerie des classiques de la sociologie. A une époque où le devenir de l’école interroge, Georges Felouzis nous apporte non pas son opinion mais une étude systématique et rigoureuse. Son analyse, il l’a construite à partir d’une enquête portant sur 1250 collégiens de 6ème et de 5ème. Il leur a d’abord soumis un questionnaire se terminant par  une rédaction consacrée à la description de l’école idéale. Puis, il

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Profession motivatrice - Réveiller le désir d’apprendre au collège et au lycée

Brigitte PROT, Noësis, 1997, 179 p.

Les générations d’élèves se suivent et ne se ressemblent pas. Celles qui usent aujourd’hui leurs culottes sur les bancs de l’école sont marquées au coin d’une réalité bien particulière : perte des références spirituelles, crise de l’éthique, culture de l’immédiat, inquiétude face à l’avenir… “on demande à l’enfant d’être adulte le plus vite possible, alors même que les adultes courent frénétiquement après leur jeunesse” (p.55) Brigitte Prot porte un regard lucide sur la façon dont notre système

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Ecole, familles: le malentendu

Sous la direction de François DUBET, Textuel, 1997, 160 p.

L’opposition entre les familles et l’Ecole n’est pas chose récente. Elle peut même être considérée comme fondatrice d’un système scolaire dont Turgot, ministre de Louis XVI préfigurait l’esprit dès 1782 en affirmant «seul l’Etat a le droit d’éduquer» . Car, pour la tradition française, l’Etat, c’est la raison, la science, la langue nationale, l’égalité des chances là où la famille privilégie la superstition, la religion, le patois et l’hérédité des privilèges. Pendant longtemps

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Les intelligences multiples - Pour changer l’école: la prise en compte des différentes formes d’intelligence

Howard GARDNER, Retz, 1996, 236p.

Pendant des millénaires, l’intelligence a été conçue d’une manière instinctive: elle se mesurait surtout dans l’art et la manière dont l’individu arrivait à tisser les liens interpersonnels. L’apprentissage et la transmission du métier se faisaient alors au coeur de la famille.

Et puis est venue l’industrialisation avec ses bouleversements de civilisation. On a très vite cherché à quantifier l’intelligence qu’on a alors identifié aux habiletés à lire écrire et compter: on a d’abord essayé de la mesurer à

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La planète lycéenne - Des lycéens se racontent

Bernard Defrance, Syros, 1996, 208 p.

Bernard Defrance est un prof de philosophie pas comme les autres. Il propose à ses élèves de terminale de s’exprimer par écrit, mais sans que leur travail soit noté.

« Un philosophe qui donne une note n’est plus un philosophe » (p. 28). Il a réussi à les convaincre que ce qu’il leur demande, ce n’est pas de produire en fonction de ce que le jeune croit qu’on attend de lui, mais bien en fonction de ce qu’il a envie de dire. Cela a produit des centaines de textes qui apparaissent comme autant de

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