Livres
Pauvretés en prison
Anne-Marie MARCHETTI, érès, 1997, 222 p.
La société a toujours distingué entre les bons pauvres (ceux qui se trouvent dans cet état à leur corps défendant comme les malades et les vieillards) et les mauvais pauvres (les individus valides coupables de ne pas respecter les normes dominantes). La clientèle des prisons a toujours fait partie de cette seconde catégorie. Cela explique que si aujourd’hui, on ne meurt plus de faim ni de froid dans les geôles, la dépense d’argent pour améliorer les conditions de détention, est toujours de trop pour
Les prisons de la honte
Michel NAUSSIAT, Editions Desclée De Brouwer, 1998, 142 p.
Après 20 ans passés derrière les barreaux, Michel Naussiat a craqué. Son seul crime est d’avoir exercé le ministère du culte auprès de centaines de taulards qui se sont succédés dans ce cul-de-basse-fosse que constitue la maison d’arrêt du Mans. Mais l’aumônier ne se retire pas sur la pointe des pieds. Il a accompagné sa démission d’une lettre ouverte au ministre de la Justice. Son coup d’éclat paraît le 15 juillet 1997 à la une de Ouest-France. Le résultat ne se fait pas attendre. La
Y a-t-il un pilote dans l’image?
Serge TISSERON, Aubier, 1998, 176 p.
Serge Tisseron s’attache dans ce livre à démystifier la peur de l’opinion publique face à une image perçue comme envoûtante et incontrôlable. A travers une riche conceptualisation autour des notions d’objet et de symbolisation, d’introjection et d’inclusion psychique, sa démonstration est lumineuse. L’image, explique-t-il, est avant tout un support. Son éventuelle violence reste difficile à définir car éminemment subjective. Ce qui peut choquer l’un, ne choquera pas l’autre. Ce qui choquait hier ne choque
Les écrans dévorent-ils vos enfants?
Monique BRACHET-LEHUR, Fleurus, 1997, 193p.
« Quand on est gavé d’images et de sons, le risque est de ne plus exercer sa capacité à être seul à penser, seul à créer ses images mentales » explique Monique Brachet-Lehur. « L’étrange lucarne » est toutefois devenue un bouc-émissaire bien commode. De quoi chercher à faire vraiment le point sur la nocivité de l’influence télévisuelle. Ce petit livre y contribue avec efficacité. La télévision est à la fois un formidable outil culturel, de loisirs, de savoir et de détente et un vecteur de dépendance
Journal personnel - Aurélie Lecaille - 16 ans
Aurélie LECAILLE, Vivre et l’Ecrire Jeunes/ L’Harmattan, 1997, 127 p.
« Eh ! Ca va pas ? Aliénor et Camisole de force »
Que peut-on faire, quand on a 16 ans et qu’on est prisonnière d’un mal-être dont on ne sait pas toujours déchiffrer les signaux ? On peut se confier à sa meilleure amie. On peut consulter un psy. Mais, on peut aussi rédiger un journal intime qui va vous permettre de tout dire, de livrer vos délires et vos angoisses sans risque et surtout de donner libre court à votre imaginaire. Alors, on se dédouble, on se crée un
On vous écrit d’à côté
Léonard ANTHONY et Rachid NEKKAZ, Fixot, 1997, 244 p.
Léonard Anthony et Rachid Nekkaz font partie de ces jeunes issus de la banlieue qui ont réussi. Collège, lycée, Baccalauréat, études supérieures … si ça n ‘a pas été facile tous les jours, ils s’en sont néanmoins sortis. Ce n’est pas pour cela qu’ils renient leur milieu d’origine. Tout au contraire, ils se sont donnés pour objectif d’aider leurs potes à dépasser l’horizon du “ R.M.C. ” (Réseau des Magouilles de la Cité) relayé à l’âge de 25 ans par celui du RMI. Pour amorcer la pompe, ils
Psychologues au risque des institutions - Les enjeux d’un métier
Claude NAVELET, Brigitte GUERIN-CARNELLE, Editions Frison-Roche, 1997, 206 p.
Si la psychologie est une discipline déjà ancienne, la profession telle que nous la connaissons ne s’est structurée que depuis quelques décennies. Toutes les institutions leur font appel : école, entreprise, hôpital, sans oublier celles qui reçoivent les personnes handicapées ou en difficulté sociale. Mais leurs modalités d’intervention se font d’une manière désordonnée tant les statuts et autorités de tutelle sont multiples, les compétences et responsabilités
Histoires secrètes de la psychanalyse
Gérard BADOU, Albin Michel, 1997, 207 p.
Ce livre faisant une large place à la description de la vie intime des fondateurs et lieutenants de la psychanalyse, il déclenchera au choix les foudres ou le mépris des gardiens du temple. L’auteur, ne voulant pas attendre 2113, date à laquelle certains dossiers de Freud seront enfin accessibles, est allé chercher aux sources des recherches les moins complaisantes pour nous montrer la “ nouvelle science ”… côté cour.
Ainsi du cas Anna O qui constitue le premier chapitre des célèbres “ Etudes sur
Le toucher en psychothérapie
Pascal PRAYEZ, épi, 1994, 272 p.
C’est à partir de la double compétence de kinésithérapeute et de psychothérapeute que Pascal Prayez tente ici de concilier deux approches que l’usage présente comme incompatibles : la psychanalyse et le toucher. Le contrat en thérapie, explique-t-il, se base sur une inégalité de départ. D’un côté, l’usager est en plein mal-être. De l’autre, l’intervenant est censé posséder un savoir susceptible d’améliorer son équilibre de vie. Le transfert qui s’établit alors entre eux peut passer par la passion. Mais
Transfert et relation de sympathie
Jean AMBROSI, L’Harmattan, 1998, 150 p.
Chercheur en clinique expérimentale, Jean Ambrosi a consacré l’une de ses parutions aux éditions l’Harmattan à la question du transfert. C’est un ouvrage très fluide qui s’appuie largement sur des vignettes. L’auteur tente une modélisation originale propre à renouveler la pratique psychothérapeutique. L’hypothèse de base de l’ouvrage consiste à présenter le transfert comme une constante à tout comportement humain. Décrit en premier par Théodule Ribot en 1896, puis repris par Freud et ses exégètes qui